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L'Atelier Public de Paysage n°6
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L'Atelier Public de Paysage n°6

le territoire du SCoT Flandre-Dunkerque



La question posée à l'Atelier public émane de l'Agence d'Urbanisme de la région Flandre- Dunkerque. Préparant la révision du Schéma de Cohérence Territoriale, l'AGUR a identifié un axe d'action autour de l'accroissement de l'attractivité paysagère du territoire de Flandre Dunkerque. Comment accroître cette attractivité, à un moment où le littoral tend à se vider de sa population, et où l' « arrière-pays *» enregistre, quoique de façon inégale, une croissance rapide? L'attractivité est ici envisagée à trois niveaux : résidentiel (comment donner envie d'habiter sur ce territoire?), économique (comment donner envie d'investir dans ce territoire?) et touristique (comment favoriser le développement touristique du territoire?). L'hypothèse qui sous-tend le travail des étudiants, c'est que l'amélioration des paysages est un levier d'action possible pour répondre à ce désir d'attractivité. Si les habitants du littoral quittent l'agglomération pour s'installer à la campagne, c'est d'abord, sans doute, parce qu'ils peinent à trouver près de chez eux l'offre de logement qui leur convient. Mais c'est aussi parce que la campagne répond à certaines de leurs attentes, notamment en terme de qualité du cadre de vie quotidien. Ici, la dimension paysagère doit donc être envisagée de trois manières :
 
- comment maintenir les populations urbaines en ville par l'amélioration des espaces publics et du cadre de vie en ville? On verra notamment comment l'avenir des bases de loisir et les grands parcs aménagés à partir des années 1970, comme le Bois des Forts, pourra être interrogé de ce point de vue.
 
- comment faire en sorte que les lotissements et les zones d'activités économiques qui sont construits à la campagne pour répondre au désir de paysage ne se traduisent pas par un affaiblissement d'une qualité paysagère d'ailleurs en général peu identifiée. Les études menées sur le sujet montrent en effet que les dunkerquois, en général, ne considèrent pas la valeur esthétique de leur territoire. Mettre en évidence ce qui fait la qualité des paysages d'ici, de ce point de vue, peut être le premier acte d'une réponse à la problématique de l'urbanisation dans l' « arrière-pays ».
 
- comment tirer parti de la dynamique d'expansion des villages pour installer dans ce territoire un nouveau type de cadre de vie, sans doute bien différent de celui que nous associons généralement au paysage villageois, mais pourtant doté d'un potentiel réel du point de vue des espaces publics qui s'y créent peu à peu ? On verra que cette question a motivé plusieurs projets étudiants.

 
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La question du paysage convoque aussi celle du développement touristique. L'Atelier public a favorisé une approche de ce type de développement qu'on pourrait qualifier d'extensive. Plutôt que de concentrer les actions sur les « valeurs sûres » du paysage (le littoral dunaire, les plages, les monts de Flandres), il s'agirait de valoriser
ce qui, dans l'épaisseur de ce territoire, fait sa singularité : les principaux canaux, l'étendue du polder et sa rencontre avec les derniers glacis des Monts de Flandres, certaines becques au tracé stratégique pour les déplacements doux, etc. On verra que pas une partie de ce territoire ne manque d'un élément de paysage sur la valorisation duquel elle pourrait appuyer son développement touristique, dès lors qu'on considère moins un tourisme de masse qu'un tourisme de proximité, au service de l'espace public et du cadre de vie au quotidien.
 
Que restera-t-il finalement de ces heures passées sur le terrain, de ces entrevues avec des élus, des habitants, des techniciens impliqués dans la vie de ce territoire au jour le jour? Ces projets, ces dessins, ces textes resteront-ils lettre morte? Oui, évidemment, et non, pas du tout. Oui,
évidemment, puisqu'ils s'autorisent, on l'a dit, une forte charge de prospective. Mais non, parce qu'ils auront actualisé les projets que les collectivités portent depuis des décennies, et dont la mise en oeuvre pourra sans doute être poursuivie sur des bases renouvelées, plus lisibles et plus ouvertes aux préoccupations d'aujourd'hui. Dans les années 1970, les premières réflexions paysagères sur le territoire avait mené à la création d'un vaste plan vert réalisé en grande partie sous la forme d'écrans boisés et de ceintures vertes. Dans les années 1990, à la faveur de l'élaboration du Schéma d'Environnement Industriel, le
paysagiste Michel Corajoud avait ouvert de nombreuses pistes de réflexion posant l'activité industrialo-portuaire non plus comme l'ennemi, mais comme le complice des dynamiques paysagères. Le plan vert a été alors progressivement repensé comme un projet d'espace public plus que comme un simple projet d'occultation des industries. La perspective du nouveau SCoT aura quant à elle suscité cet Atelier Public, qui propose une nouvelle actualisation du plan vert, dans le sens d'une gestion plus écologique et plus soucieuse de l'expression du paysage
de Flandre-Dunkerque, plus ouvert aussi aux déplacements de tous les jours et de tous les habitants. La montée des enjeux environnementaux et de la demande de cadre de vie démontrera la valeur de certaines de ces propositions.
 
Denis Delbaere,
enseignant responsable de l'Atelier public
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téléchargez ICI le journal de l'atelier public n°6
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les partenaires de l'atelier public de paysage
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