Image
Ecole nationale supérieure d'architecture et paysage de Lille
Image
Image
Image
Valider
Image
ensapl English
Image
Ecole nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille
Image
Travaux
  l  
Travaux en architecture
  l  
Travaux de master
  l  
MOUSCRON, PFE, LOUIS CAUX
Image
Domaine Territoires en mutation et situations métropolitaines

enseignants François Andrieux, Benédicte Grosjean "des Frontières et du commun" Mouscron (20 km x20 km), en bordure de la métropole agglomérée de Lille, aux prémisses du desserrement urbain en Belgique.

 
« Frontières communes » / Ville Diffuse2
 
Problématique générale
Du simple bornage d'un terrain aux limites plurinationales la frontière est une notion fondamentalement polysémique qui s'exerce à de multiples échelles. Dérivée du substantif « front », elle cache mal son origine conflictuelle que les enjeux des migrations actuelles révèlent chaque jour. A l'échelle urbaine, l'histoire des villes a longtemps fonctionné sur le principe de clôture et d'enceintes sans cesse repoussées jusqu'à s'incarner dans les principes du zoning ou la forme contestable des « gated communities ». Ces lignes de démarcation sont pourtant aussi « des zones d'échange où le différent s'entrelace », des lieux de dynamiques (ETH Studio Basel). Les paysagistes considèrent les lisières comme des écotones où la biodiversité est la plus vive. Et si le bord, la limite n'étaient plus considérée comme une fin mais comme des mitoyennetés, un moteur, dans l'épaisseur de ces limites, là où les interactions se forment, étaient considérées comme que ?

La notion de « Commun » désigne des pratiques  anciennes qui permettaient de gérer ensemble des biens appartenant à tout le monde (pâturages, pêches, etc.). Elle resurgit aujourd'hui parce que le numérique, notamment, bouleverse l'évidence de la propriété : il n'est plus nécessaire de posséder pour utiliser (musiques, voitures, lieux de vacances, etc.). Les économistes analysent actuellement cette notion comme une alternative à la propriété soit privée soit publique, qui permettrait d'autres modes de gestion écologique,
d'autres organisations sociales et politiques. Et si certains « territoires» étaient envisagés comme « bien commun » ? Qu'est-ce que cela impliquerait pour l'urbanisme,
lui aussi à un moment de son histoire où la planification et l'autoritarisme du projet sont mis en cause?
Imaginer les potentiels de « frontières communes » à toutes les échelles du territoire est la question que nous posons à cet atelier d'automne.

Démarche

L'atelier s'appuie sur un principe de réalisme et déploie pour cela les modalités d'un « l'urbanisme descriptif ». Il s'appuie sur quatre types d'action qui interragissent :

- échantillonner un territoire : décrire, arpenter, rencontrer, se documenter, collecter des indices ; cartographier, représenter, comparer. Il s'agit d'identifier un échantillon de travail, porteur d'une problématique.
- problématiser un thème : conceptualiser, développer et spécifier les enjeux, les questions et les problèmes qui émergent de ce territoire. Il s'agit d'identifier ce qui appelle au projet, à l'action, à la transformation, dans l'échantillon.
- formuler un ou des scenarios : «et si ?... «. Il s'agit de «faire un usage rationnel de l'imagination pour proposer des futurs souhaitables» (P. Viganò), des alternatives
possibles, et de les expérimenter au moyen du projet.
- concevoir un/des projets-tests : «... alors». En dessinant les transformations du territoire qu'induisent les scenarios, on teste les hypothèses qu'ils suggèrent, pour être en mesure de les faire évoluer selon les enjeux de la problématique..
Image
Image
Projet de Fin d'études de Louis Caux

A Mouscron, la frontière nationale ne serait qu'un vague souvenir. Pourtant, en tant que transfrontalier français, je reste happé par les cigarettes à bas prix, les chocolats pralinés typiques, les pistes cyclables sécurisées, les sorties dominicales chez les horticulteurs, les commandes à rallonge de petites, moyennes ou grandes frites à partager entre amis à quelques pas de chez moi, de «l'autre coté».
A Mouscron, la frontière nationale ne serait qu'illusoire. Pourtant, en tant que transfrontalier français, j'ai vu se construire un mur sur une limite administrative pour séparer une aire d'accueil des gens du voyage de nos amis belges.
A Mouscron, la frontière nationale serait déchue de sa fonction. Pourtant, en tant que transfrontalier français, j'ai vu des contrôles d'identité se mettre en place le 14 novembre à coté d'un panneau «France».
Support de sujets de société à l'échelle globale, la frontière laisse apparaître localement des espacestemps figés, ni français, ni belges, d'un ordinaire transfrontalier. Ces vides aux géométries complexes deviennent un territoire exploitable et commun par sa situation.
Mais l'exploitation des marges par des mondes est un sujet contemporain. Face à des procédures d'asiles d'une grande lenteur et des lieux de rétention saturés, des formes d'urbanités autonomes
prennent place. Largement critiquées pour leurs conditions de vie, les médias ferment les yeux sur la capacité créative et active de ces allochtones en quête d'avenir(s). Face à cette situation, Mouscron propose d'ouvrir un centre d'accueil. Bien que la volonté d'accueil soit louable, la commune wallonne ne s'engage pas complètement à la réinstallation des réfugiés dans sa commune.
Alors le slogan politique « Mouscron, terre d'accueil » se résume dans les faits à la parcelle du Refuge et peut-être à ces marges vides délaissées. Entre un territoire à fort potentiel inexploité et 600 migrants transis, ne peut-on pas imaginer une nouvelle politique d'accueil des allochtones ?
Dans un échantillon de 2x2km, la ligne de démarcation prend place au fond d'un socle naturel asymétrique et dessine le fond d'une vallée indicielle et symbolique... Et si la frontière confinée devenait une vallée active ?
Image
ENSAPL Ecole nationale supérieure d'harchitecture et de paysage de Lille
Evenement ENSAPL
Image
Image
Image
Image
Image
Image
L'ensapLille est membre de la
Conférence Régionale des Grandes Ecoles
 
L'ensapLille est partenaire
de l'Université de Lille
Image