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Ecole nationale supérieure d'architecture et paysage de Lille
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Séminaire doctoral
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Coordination : Catherine Grout (professeur HdR).
 
Prenant appui sur les différents domaines du laboratoire (conception, territoire, histoire et matérialité), le séminaire doctoral du LACTH offre une plateforme d'échanges et de confrontations des travaux de recherche passés et en cours.
Obligatoire pour les doctorants du LACTH (20h/an), il est ouvert aux étudiants de Master de l'ENSAPL et à tous les partenaires scientifiques du LACTH (enseignants-chercheurs, doctorants).
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Programme du séminaire doctoral 2018-2019

Les séances ont lieu le mercredi, de 14h30 à 17h30 à l'ENSAPL, salle Jean Challet (sauf*)

  1. 21 novembre 2018 (domaine Histoire) : «L'expérimentation des Trente Glorieuses : une histoire contemporaine»
  2. 27 février 2019 (atelier des doctorants) : «Recherche en architecture et en paysage»
  3. 06 mars 2019 (domaine conception) : «Conception, patrimoine et territoire. Le cas du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais»
  4. *27 mars 2019 (domaine Conception, séance conjointe avec le CEAC) : «Spatialité, autour de Alois Riegl, Heinrich Wölfflin et Wilhelm Worringer, et Erwin Straus»
  5. 03 avril 2019 (domaine Territoire) : «Territoire, participation et questions de recherche»
  6. 15 mai 2019 (domaine matérialité)
 
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6e séance. STEREOTOMIES NUMERIQUES : entre tradition et innovation

Mercredi 15 mai (14h30-17h30)

Organisation, conception : Antonella Mastrorilli, Professeure Sciences et Techniques pour l'Architecture - HDR- Responsable du domaine Matérialité - LACTH
 
Chercheur invité : Maurizio Brocato, Professeur Sciences et Techniques pour l'Architecture - HDR - Directeur du Laboratoire Géométrie, Structure, Architecture (GSA) - ENSA Paris Malaquais
 
Autre chercheur : Mohammad Mansouri, Architecte, Maître de conférence associé ENSAP Lille,chercheur au GSA
 
Doctorant LACTH : Emmanuel Breton (LACTH-EDSHS Lille3) Architecte, Maître de conférence associé à l'ENSA de Marseille
 
Discutant : Gilles Maury, Maître de conférence ENSAP Lille, chercheur au LACTH, domaine Histoire

CADRAGE

Apparemment désuète, oubliée, la stéréotomie, n'est plus enseignée dans les écoles d'architecture ni d'ingénieurs, pourtant elle offre des outils et des méthodes intéressants pour la recherche autour de l'architecture contemporaine. Aujourd'hui, des nouvelles déclinaisons morphologiques, rendues possibles par le tournant numérique permettent de revoir le registre d'écriture des matériaux employés. Les interventions proposées dans cette séance visent surtout à développer certains aspects de ces questions en interrogeant l'expérimentation constructive et le prototypage numérique.

Mots clés : Construction, expérimentation constructive, géométrie constructive, modélisation, morphogenèse, morphologie structurale, matériaux, stéréotomie.

ill. Planche de l'ouvrage "Élémens de stéréotomie, à l'usage de l'architecture, pour la coupe des pierres" par Amédée Frézier.
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5e séance. Territoire, participation & questions de recherche

Mercredi 3 avril (14h30-17h30)

Organisation, conception : Catherine Clarisse, architecte enseignante ENSAPM, chercheuse LACTH

Chercheuse invité : Edith Hallauer, docteure en urbanisme, enseignante ENSCI

Discutante : Séverine Bridoux-Michel, architecte enseignante ENSAPL, docteure en architecture, esthétique et sciences des arts, chercheuse au LACTH

Doctorante LACTH : Elisa Baldin, architecte doctorante lab VTP  et LACTH, Faculté d'architecture Université de Liège

Cette séance interrogera une « pratique de recherche », celle d'un laboratoire expérimental autour de la « programmation habitée » (permanence architecturale et chantiers ouverts), composé d'architectes, d'une designer, d'une graphiste et d'une chercheuse. Faisant suite à une thèse sur la « déprise d'œuvre », ces travaux donnent lieu à des formes de recherches collectives et plurielles (éditions, textes, workshop, documents poétiques), articulées à une pratique architecturale et urbanistique singulière. Comment recherche et pratique se nourrissent-elles au travers de l'objet édité ?

Mots clés : participation, permanence, programmation habitée, recherche

télécharger le programme détaillé


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4e séance. Spatialité et mouvement à partir d'Erwin Straus & Spatialité et mémoire

Mercredi 27 mars (15h-18h00)

Conception et organisation : Anne Boissière (philosophe, CEAC, Lille) et Catherine Grout (LACTH, domaine conception)
Discutante : Clotilde Fromentin-Félix (LACTH, domaine matérialité)
Doctorante LACTH : Ekaterina Shamova (LACTH-EDSHS Lille3) 

Lors de cette 10e séance commune au LACTH et au CEAC (Centre d'étude des Arts Contemporains de Lille) portant sur la notion de spatialité dans le champ de l'esthétique, de l'architecture et du paysage, nous continuons d'explorer la pensée d'Erwin Straus (1891-1975) en lien avec ses divers prolongements dans les champs de la pensée du mouvement, de l'espace, de l'architecture et du paysage.

La séance s'organisera autour de la parution de deux ouvrages récents: celui d'Anne Boissière, Le mouvement à l'œuvre, Entre jeu et art (Mimésis, 2018) et de Catherine Grout, Le Sentiment du monde. Expérience et projet de paysage (la Lettre Volée, 2017) que Clotilde Félix-Fromentin présentera avant de soulever quelques questions en vue d'une discussion collective.

Ekaterina Shamova présentera un aspect de sa méthode d'analyse de la spatialité à partir de la mémoire.

Mots clés : spatialité, espace du paysage, sentir, mouvement, mémoire

> télécharger les textes des interventions

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3e séance. Conception, patrimoine et territoire. Le cas bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

Mercredi 6 mars 2019 (14h30-17h30)

 
Organisation : Domaine Conception (Frank Vermandel)
 
Chercheur invité : Philippe Prost, architecte, professeur à l'ENSA Paris Belleville, laboratoire IPRAUS
Chercheure associée au LACTH : Béatrice Mariolle, architecte, docteure en architecture, professeure à l'ENSAPL
Doctorante : Noémie Devaux, architecte (allocataire d'un contrat doctoral du MC)
Discutante : Céline Barrère, sociologue et ethnologue, maître de conférence à l'ENSAPL, chercheuse LACTH, domaine Territoire
 
L'inscription du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 2012 apporte un nouvel éclairage sur un territoire en déclin depuis la fermeture des sites d'exploitation miniers. Cette reconnaissance patrimoniale met en relief la notion de « paysage culturel évolutif vivant » ; elle s'inscrit dans la lignée d'une série d'actions menées par l'Etat et les collectivités territoriales pour redynamiser une région en crise. Cependant, cette nouvelle visibilité, qui s'appuie essentiellement sur le patrimoine et le renouveau culturel, n'est pas sans poser question à un moment où les indicateurs sociaux et économiques restent préoccupants.
Cette séance visera à interroger les effets et les paradoxes qu'engendre la reconnaissance patrimoniale d'un territoire en déprise et à questionner le rôle de l'architecture et l'action de l'architecte dans un tel contexte.
 
Mots-clés : patrimoine, bassin minier, Unesco
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1ere séance. L'expérimentation des Trente Glorieuses : une histoire contemporaine

Mercredi 21 novembre 2018 (14h30-17h30)

(vue d'un chantier en Algérie, nd)
 > télécharger le programme ici
 
Organisation: Domaine Histoire (ir Catherine Blain)
Chercheur invité : Guy Lambert (Ensa Paris-Belleville, IPRAUS/UMR Ausser)
Intervenants : Eric Monin  (pr Ensapl-Lacth, resp. domaine Histoire) et Pierre Lebrun (chercheur Lacth)
Doctorante : Juliette Pernin (EDSHS Lille3)
Discutante : Antonella Mastrorilli (pr Ensapl-Lacth, resp. domaine matérialité)
 
En dehors de la France où elle démarre à la Révolution (1789), la période généralement couverte par l'histoire dite contemporaine va de 1945 à nos jours. La spécificité de cette histoire (que l'on appellera histoire du temps présent en France) est de s'intéresser à des objets ou événement du passé récent qui demandent à être interrogés en convoquant une diversité de sources, de traces et de témoignages. Elle permet aussi, bien souvent, de révéler la concordance des thèmes ou sujets de préoccupation entre hier et maintenant.
En croisant différents registres de réflexion, la séance éclairera certaines questions récurrentes que soulève cette période récente, comme celle de l'innovation, et nourrira sa compréhension globale par l'analyse de veines d'expérimentations spécifiques et de postures théoriques ayant dialogué durant les années 1960-1970.
 
Mots-clés : histoire contemporaine, architecture, théorie, construction, innovation.
 
 
PROGRAMME DETAILLE  :
 
14h30 : Introduction, par Catherine Blain
 
14h45 : Eric Monin, A quoi sert l'histoire de l'architecture aujourd'hui : un point de vue décalé
 
Comme bien d'autres disciplines qui « concourent à l'architecture » - article 6 de l'arrêté du 20 juillet 2005 publié au Journal Officiel le 27 août 2005 - l'histoire enseignée dans les ENSA n'est pas une matière périphérique docilement subordonnée au projet. Bien au contraire, l'histoire pour l'architecte a la vocation d'entraîner les étudiants au cœur de l'édifié, au plus près d'une matérialité dont elle cherche à comprendre la mécanique. L'archéologie du projet fait de l'histoire le moteur d'une pensée en action qui stimule une approche militante, solidement ancrée dans le réel et attentive aux multiples traces qui en dessinent le contour.
 
15h00 : Juliette Pernin, L'échafaudage, la stabilité et l'innovation
 
Les échafaudages existent depuis la préhistoire et leur raison d'être aussi bien que leurs principes constructifs sont restés largement inchangés jusqu'à nos jours. Ils ont cependant connu une innovation spectaculaire quand le matériau qui les compose est passé de bois à métal pendant la première moitié du XXe siècle. Cette évolution a permis d'une part d'enclencher un processus de standardisation et d'autre part de faciliter la construction d'échafaudages de très grande hauteur. En questionnant cette évolution technique à partir de ses représentations, notamment publicitaires, on peut chercher ce qu'elle implique, par exemple quant à la relation entre l'échafaudage et le bâtiment qu'il édifie, et ce qu'elle nous dit d'une rhétorique de l'innovation appliquée à un objet peu sensible aux effets du progrès.
 
15h15 : Echanges
 
15h30 : Guy Lambert, L'industrialisation de la construction au filtre de ses logiques productives (1940-1977)
 
Durant tout le XXe siècle, les arguments ne manquent pas en faveur de l'industrialisation du bâtiment, dont on attend après la Deuxième guerre mondiale qu'elle permette de réduire les coûts et les délais de construction. Si l'économie de main d'œuvre est systématiquement invoquée, la volonté de transférer en usine certaines étapes du chantier témoigne aussi du désir de s'affranchir des aléas climatiques. La place privilégiée qu'occupe la préfabrication dans le discours occulte en vérité la diversité des perfectionnements techniques alors mis au point. De nombreux produits du bâtiment (parpaings, pierres, briques, poutrelles, dalles de plancher) sont adaptés pour réduire les temps de pose. La répartition traditionnelle entre les différents corps d'état est également bouleversée, comme l'illustrent par exemple les grands panneaux intégrant le second œuvre. Mais d'autres logiques productives encouragent également l'amélioration du matériel de chantier (coffrages de grande dimensions, chauffants, tunnel), la recherche de rentabilité passant ici par une industrialisation de l'outillage et non seulement des produits du bâtiment.
 
16h00 : Echanges et pause
 
16h45 : Pierre Lebrun, Peter Collins vs Charles Jencks : L'architecture relève-t-elle de principes universels ou d'un savant bricolage ?
 
Au tout début des années 1970 les architectes Peter Collins et Charles Jencks ont publié chacun un ouvrage portant un regard singulier sur l'architecture moderne. Celui de Collins - Juger l'architecture - dans la continuité de ses deux ouvrages précédents cherche à doter l'architecture d'un socle de principes qui lui permettent de dépasser les querelles stylistiques et historiques tout en se maintenant à la pointe de l'évolution technologique tandis qu'il rejette la posture romantique consistant à imaginer une architecture d'avant-garde, toujours en avance sur son temps. Au même moment Ch. Jencks publie Adhocisme, la pertinence de l'improvisation, ouvrage dans lequel ilréfute également tout idéalisme en architecture mais en affirmant que le concept de « principe » est obsolète. Il estime en effet que la pratique de l'architecture relève désormais d'un savant bricolage. Ces deux postures seront évoquées en cherchant à montrer en quoi elles conservent une actualité.
 
17h15 : Echanges et conclusions
Programmes et compte-rendus des séances passées:
( téléchargeables en pdf )
 
Année 2017-2018
 
Année 2016-2017
3. Présence graphique de la recherche en architecture et en paysage
 
Année 2015-2016
 
Année 2014-2015
6. Présence graphique de la recherche en architecture et en paysage (atelier des doctorants)
 
Année 2013-2014
5. Tracer la recherche en architecture et paysage (atelier des doctorants)
 
Année 2012-2013
 
Année 2011-2012
 
 
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