S8-A83 : 2eme CYCLE MASTER

Semestre 8

ARCHITECTURE EXPLORATION PRINTEMPS

Responsables de semestre : Richard Klein Caroline Bauer Vincent Ducatez Mohammad Mansouri Aly Abdelmagid Bernarth Godbille Gilles Maury Xavier Bucchianeri Valérie Helman Hélène Marcoz Nicolas Canova

A8302 : EXPLORATION UNE PIERRE A L'EDIFICE

Responsables : Richard KleinCaroline Bauer
Richard Klein
Caroline Bauer
Vincent Ducatez
Mohammad Mansouri
Aly Abdelmagid
Contenu
• Contenu, questions abordées
“The harmony of the world is made manifest in Form and Number, and the heart and soul and all the poetry of Natural Philosophy are embodied in the concept of mathematical beauty.”
― D'Arcy Thompson, on growth and Form

Lointain de l'approche « Design » de conception qui crée des formes déterministes et quantitatives, la théorie topologique moderne, largement introduite par Poincaré aborde le concept de la forme comme un événement singulier dans un domaine en pleine évolution des forces ou comme un état du système à laquelle les choses sont momentanément stable. Cette approche topologique rappelle la notion de l'évolution des formes naturelles qui ont inspiré les architectes d'avant-garde comme Gaudi et Frei Otto à explorer les processus de conception dynamiques comme les systèmes funiculaires pour les structures en compression et film de savon pour structures tendues. Leurs méthodes « form-finding » sont basées sur des modèles physiques qui intègrent les forces structurelles, des matériaux et la morphologie pour calculer les solutions optimales pour les grands espaces avec du matériel minimum et un maximum de stabilité.
Aujourd'hui, les outils numériques permettent de simuler les techniques physiques de « form-finding » avec les méthodes de calcul. Des nombres, des équations, des vecteurs et des ensembles représentent le comportement physique des matériaux et le champ de force structurelle pour calculer numériquement et trouver des solutions optimales à la fois sur les niveaux qualitatifs et quantitatifs.

D’un point de vue général, cet exploratoire abordera deux questions principales :

1. La Génération
Théorie : Expliquer de manière simple (sans calcul) les différentes méthodes (mathématiques, physique, géométrique) qui permettent la génération d’une surface complexe.
Passage à l’outil numérique : L’utilisation de logiciels qui permettent aux étudiants de générer et manipuler ces surfaces (Rhinoceros, Grasshopper).

2. La Fabrication
Matériaux : Choisir le matériau approprié.
Discrétisation : (Division de la surface en morceaux). Expliquer aux étudiants les différentes méthodes de division et discrétisation de la surface afin de pouvoir la réaliser à l’échelle 1.
Assemblage : Une fois la surface divisée, il est nécessaire de trouver un système d’assemblage (nœud, connexions…)
Machines : Apprendre à utiliser et à intégrer dans le processus les machines numérique (découpe laser, fraiseuse numérique, Robot, imprimante 3D) pour la fabrication.
Bernarth Godbille
Gilles Maury
Objectifs
En reprenant l’idée régulièrement revisitée de la mise en parallèle de bâtiments anciens et modernes, le cours propose de réactiver l’interrogation de dispositif spatiaux ou techniques actuels en regard d’exemples pris dans l’histoire. Ces « nouveaux parallèles » se veulent un essai d’ancrage de certains aspects contemporains de la pratique du projet dans une continuité historique.
Il s'agit ainsi d'ouvrir l'esprit critique des étudiants à leur contemporanéité et de leur donner des outils de lecture de leur environnement bâti d'une part, et d'aiguiser leur questionnement des enjeux de la conception d'autre part.
Articulant, par des méthodes propres à l’histoire, une série d’édifices exemplaires aux fonctions variées, mais aussi en les interrogeant sur les plans conceptuel et théorique comme technique, ce cours s’adresse aux étudiants des domaines d’études Histoire, Complexité et Matérialité.
Le cours vise à une prise de conscience accrue des enjeux du projet : l’enseignant diffuse/propose un savoir articulé par des exemples précis, en cherchant à mettre en évidence avec les étudiants les liens entre choix de mise en œuvre et concrétisation d’un programme. Soit la relation du détail au tout, du rapport entre choix esthétique, plastique et technique avec la structure et l’articulation du projet.
En couvrant un large spectre de programmes, le cours propose en outre de montrer différents changements et évolutions dans l’appréhension des fonctions d’un édifice.
Contenu
domaines : Histoire (+matérialité / conception)

Mots clefs : comparaisons, théories de l'architecture, détails

Exemples de sujets traités (qui peuvent être modifiés dans l'ordre en fonction des demandes)
En outre, deux fins de séances et une séance complète seront consacrées à des présentations / débats émanant des élèves dans le cadre d'un contrôle continu et de la préparation à l'examen final.
1. Introduction : de Durand à Lucan, architectures comparées et théories. Organisation du cours. La modernité est-elle visible dans le détail : exemples.
2. Le sol et la politique. Deane & Woodward / Miralles-Tagliabue. Musée d’histoire naturelle d’Oxford / Parlement d’Écosse. La terre-mère, le sol et la nature au service de l’ancrage politique du projet ; nature, structure, décor.
3. Rationaliste ou pittoresque ? F. L. Wright / R. Rogers. Johnson Wax company building / Lloyd’s de Londres. L’immeuble de bureau contemporain.
4. Musées et motifs : le contenu et le contenant. Schinkel, Stüler / D. Chipperfield, Sauerbruch & Hutton. Neues Museum, Brandhorst Museum.
5. Belles Caisses. Perret, Wright / UnStudio, Coop Himmelblau. Garages / Mercedes museum et BMW Welt. Voiture et architecture, courbes et carrosseries.
6. Espaces de la musique et couleurs. Semper / Koolhaas. Staatsoper Dresde / Casa da Musica.
7. Ceci tuera cela, ou de l'épigraphie moderne. H. Labrouste / Herzog et de Meuron. Bibliothèque Sainte Geneviève, Bibliothèque nationale Paris / Eberswalde, Cottbus.
8. Cosy Corner, ou de l'intimité. P. Webb, R. N. Shaw / L. Kahn. La pièce, le recoin, la chaleur et la lumière.
9. Du masculin et du féminin en architecture. Semper / Mackintosh / Saana. Bauakademie Berlin / École d’art de Glasgow / École de design de Zollverein. Lieu d’enseignement ; débats sur le caractère.
10. Pouvoir de la presse. La tour de bureaux au 20e siècle : Chicago Tribune vs New-York Times Headquarters (R. Piano)
Optionnels / en préparation :
11. Préfabrication et couleur, une double filiation. Crystal Palace (Paxton et Jones, 1851) vs Centre George Pompidou (Piano et Rogers).
12. Gaudi / Miralles-Tagliabue. Parc Guël / Marché Sainte Catherine. Polychromie naturelle et métaphores organiques, le débat du XIXe siècle et sa résonance actuelle.
Xavier Bucchianeri
Contenu
Domaine d’étude : Sciences et techniques pour l’architecte
Mots clefs : Architecture durable, sociologie, innovation, philosophie de la technique,

Le domaine de la construction est soumis ces dernières années à une injonction à réinventer ses pratiques vers une réduction de l'impact environnemental de la construction. Qu'il soit poussé par des cadres réglementaires performantiels ou une posture critique, le projet architectural se heurte dans la pratique à une ensemble de difficultés structurelles, assurantielles, ou organisationnelles lorsqu'il cherche à mettre en œuvre un procédé non standard. En s'appuyant sur un corpus mêlant architecture durable, sociologie et philosophie de la technique, ce cours propose de penser le rôle de l'architecte et des projets d'architectures au sein des processus d'innovation, depuis l'innovation de rupture à sa traduction réglementaire.

L’architecture est un domaine d’activité où se rencontrent préoccupations esthétiques, sociales et techniques. Les pratiques de constructions sont prises dans une dynamique d'industrialisation depuis l’architecture moderne et il s'y dessinent aujourd'hui des chemins de dépendances : compétitivité économique des procédés, régimes assurantiels, acception culturelle ... La mise en œuvre d’un procédé innovant en architecture appelle à une transformation des habitudes déjà établies à chacune des faces du projet. Pour penser l’acte de construire en dehors des dichotomies développement durable/protection de l’environnement, low-tech/high-tech, ce cours propose de faire un détour par la philosophie de la technique et la sociologie de l’innovation en nous appuyant sur des exemples caractéristiques de transformations en cours (connaissances scientifiques, procédés constructifs, évolutions réglementaires). Les étudiants seront invités à s’interroger, en parallèle du cours, sur un procédé technique innovant de leurs choix et sa mise en œuvre dans un projet architectural : leurs recherches seront le support de discussions collectives qui alimenterons la fabrications de postures critiques argumentées sur la mise en œuvre de procédés techniques au sein du projet architectural.

Déroulé pédagogique :

Le cours prends la forme de 12 séances de 2h, divisées en un temps de cours théorique de 1h20, puis 40 minutes de discussions collectives autours des cas d’études. Chaque élève – ou groupe selon le nombre d’étudiants - sera amené à choisir un cas d’étude à l'issue de la première séance. Les moments de discussions collectives correspondent à 15min de présentation autours d’un cas d’étude par les élèves, puis à une discussion collective autours de la portée de l’innovation et de sa place dans le projet architectural au regard des éléments théoriques vu dans les cours précédents.


Séance 1 : Introduction du cours et des notions
Séance 2 : Appréhender l’innovation
Séance 3 : Mécanismes de diffusion de l’innovation
Séance 4 : Trajectoire d’innovation et traduction des imaginaires
Séance 5 : Dynamiques de la norme en construction
Séance 6 : Innovation et réglementation
Séance 7 : Du modèle scientifique à la norme : Plongé dans le moteur de calcul de la RT2020 ep.1
Séance 8 : Du modèle scientifique à la norme : Plongé dans le moteur de calcul de la RT2020 ep.2
Séance 9 : Du modèle scientifique à la norme : Plongé dans le moteur de calcul de la RT2020 ep.3
Séance 8 : Innovation et économie de la construction
Valérie Helman
Contenu
Domaine d'étude : Conception

Mots clés : perception / expérience spatiale – dimension sensible, symbolique, sémantique, affective, esthétique de l’espace - valeur / éthique - incarnation / traduction - outil de conception

Présentation :
Et si l'un des rôles fondamental du projet architectural et paysager consistait à rendre sensible une valeur éthique ou existentielle. L’avènement d’une telle valeur dans l’esprit serait issue de la rencontre entre un programme (porteur d’idéaux) et un monde d'affects, de sensations physiques et d’associations d’idées résultant de l’expérience spatiale du projet en tant qu’environnement visuel, tactile, sonore… Telle est l’hypothèse proposée au sein de cet optionnel de Master qui va s'attacher à démontrer sa validité et l’illustrer.
L'objectif visé à travers la compréhension du fonctionnement du phénomène physique, psychique, émotionnel et esthétique qu'est l'expérience spatiale, est la mise en avant d'outils pour la conception du projet.
Cinq grandes familles de valeur ressortent de l’analyse d'un corpus de projets références sélectionnés :
- convivialité, festivité, vivant, appropriation, habité, animé, ludique, spectacle, légèreté, insouciance…
- naturalité, sauvage, cosmos, vivant, spontané, foisonnant, rustique, fertilité, Eden, Arcadie…
- soin, bienveillance, care, empathie, accompagnement, sollicitude, douceur, dignité, fragilité, protection, sécurisation, enveloppement, respect…
- calme, pause, bulle, introspection, silence, repos…
- savoir, étude, concentration...

Développement :
S’intéresser à la réalité sensible de la dimension éthique ou existentielle du projet architectural et paysager répond à différents constats :
- Notre époque succède au mouvement moderne et a suffisamment de recul pour en dénoncer sans en faire un procès global, certaines dérives comme l'austérité de certains environnements urbains créés à partir des années 1960 (Kroll L.).
- Les environnements urbains créés après la seconde guerre mondiale sont immenses au regard de ce qui avait été construit jusque-là, souvent créés d’un coup sans stratification historique, faisant la part belle au bitume et au tout automobile et parsemés de constructions sectorisées réalisées avec des matériaux standards, synthétiques et sans lien avec les ressources présentent dans leur territoire d’accueil (D. Mangin, N. Soulier, P. Frey, J. Gehl, A. Magnaghi, A. Chemetoff…).
- Notre époque est également caractérisée par des objectifs quantitatifs et la mise en avant de solutions vertueuses clés en main liés à la lutte contre le dérèglement et le réchauffement climatique, l'épuisement de ressources non renouvelables et la chute de la biodiversité, approches scientifiques, rationnelles, techniques qui ne font pas toujours de place aux approches sensibles. Or ces dernières sont complémentaires et essentielles que ce soit au sein des études en architecture et paysage mais aussi en vue de répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux contemporains (Tassin J.).

De la problématique posée - quels sont les outils permettant de rendre sensible une valeur à travers le projet architectural et paysager - découle différents questionnements qui structurent le cours :
1. Qu’est-ce qu’une valeur ? Pourquoi s’intéresser à l’expression de la dimension morale, éthique, existentielle du projet architectural ou paysager ? Valeur effective versus valeur sensible : parle-t-on de décor, de superflu quand on parle de valeur sensible ?
2. Les conditions d’avènement de la valeur dépendent-elles uniquement du projet architectural ou paysager ? Qu’en est-il de l’impact du commanditaire, le maître d’ouvrage, des futurs gestionnaires et des idéaux contenus dans le programme à l’origine du projet ?
3. Rendre sensible une valeur est-ce un objectif conscient pour les architectes et les paysagistes au moment de concevoir leur projet ? Y a-t-il recoupement entre les valeurs ressenties par des visiteurs professionnels de l'espace et les intentions des concepteurs ? Quels outils ces derniers utilisent-ils pour rendre sensible une valeur (interprétation, traduction du programme, univers visuel ou théorique référentiel, connaissances sur les effets des dispositifs spatiaux c’est-à-dire sur la perception de l’espace…) ?
4. Enfin les usagers sont-ils sensibles à cette dimension symbolique de l'espace ? Les objectifs des concepteurs et les ressentis des usagers profanes se recoupent-ils ?

Déroulé pédagogique prévisionnel (à confirmer avec les étudiants et leur emploi du temps) :
Il est prévu que le cours soit constitué de neuf séances d'apports théoriques dont deux avec un intervenant extérieur et de deux séances de présentation des recherches étudiantes (à mi-chemin et à la fin du semestre).
Le cours sera dispensé en présentiel à l’école le lundi de 18h à 19h40.
La présentation intermédiaire aura lieu le mardi 11 avril de 16h à 19h40 (possibilité d’arriver à 18h en cas de choix du cours de Xavier Bucchianeri).
Un cours de rattrapage aura lieu le mardi 9 mai de 18h à 19h40 (en raison du grand nombre de lundis fériés cette année).
La présentation finale des recherches étudiantes aura lieu le mardi 6 juin à partir de 14h.
Travaux requis
Recherche théorique et pratique (option) autour d’une valeur et de son expression à travers le projet architectural et paysager.
Recherche à mener individuellement ou en groupe selon le nombre d’étudiants inscrits dans le cours, à présenter à l'oral en fin de semestre et à rendre sous la forme d'un fichier .pdf.

Etapes de travail et composition du dossier final (les étapes ne sont pas forcément à suivre de manière linéaire, il peut y avoir des aller-retour entre elles) :
1. Choix d'une valeur qui vous tient à cœur (valeur rencontrée à l’occasion de projets ou de recherches durant vos précédentes années d’étude ; valeur ressentie pendant des visites architecturales, urbaines, paysagères ; valeur qui vous est chère pour des raisons personnelles) / Choix d’une valeur pertinente au regard du projet que vous allez réaliser en parallèle en atelier (option recherche pratique)
2. Approfondissement, déploiement de la signification de la valeur étudiée et analyse de textes références en lien avec cette valeur
3. Analyse de projets ou souvenirs d’expériences spatiales rendant sensibles la valeur étudiée afin de mettre en avant les dispositifs spatiaux, processus de projet, méthodes, outils… opératoires.
4. Bilan critique : apports et limites de la recherche réalisée, des outils convoqués et du cours proposé. Impact du cours sur des perspectives futures en matière de conception du projet architectural et paysager.

Les années précédentes le choix de la valeur était libre : je souhaiterais cette année après discussion avec les étudiants inscrits, proposer que l’ensemble du groupe travaille sur la famille des valeurs liées à la naturalité (en raison des enjeux liés au dérèglement climatique). Cela permettrait d'aborder des notions comme : naturel, artificiel, sauvage, bucolique, Eden, Arcadie, rustique, cosmique, géographique, atmosphérique, vivant, spontané, foisonnant, simplicité, terrestre, légèreté, insouciance, respect, cohabitation, éléments, énergie, ailleurs, calme, apaisement...
Emmanuel Morales
Hélène Marcoz
Nicolas Canova
Contenu
Définition (DATAR) : le diagnostic de territoire constitue un « état des lieux qui recense, sur un territoire déterminé, les problèmes, les forces, les faiblesses, les attentes des personnes, les enjeux économiques, environnementaux, sociaux (…) il fournit des explications sur l'évolution passée et des appréciations sur l'évolution future ».
Il n’existe pas à proprement parler une méthode de diagnostic territorial. Ce dernier n’étant pas une fin en soi, mais une étape dans une démarche, la méthode utilisée doit prendre en compte la diversité des territoires et des acteurs qui le composent. Le diagnostic territorial est avant tout un outil d’aide à la décision. Il se caractérise par le recueil de données quantitatives et objectives, mais aussi de données qualitatives et « sensibles » qui ont pour but de faire apparaître les caractéristiques, les atouts, les faiblesses et les potentialités d’un territoire donné. Le diagnostic territorial est à la fois un outil de légitimation d’une démarche globale de territoire, un outil de connaissance de son fonctionnement et un outil de médiation et de dialogue entre ses divers acteurs.
La plupart des méthodes de diagnostic reposent sur deux piliers : le diagnostic technique et le diagnostic partagé. Le premier, dit « technique », est basé sur un travail de recueil de données objectives et de leurs analyses (statistiques, approches cartographiques…). Il repose sur les principes de la monographie induite par une démarche idiographique. Le second, plus sensible, dit aussi « diagnostic partagé », permet une approche nuancée du territoire. Il suppose la confrontation de visions différentes pour évaluer les enjeux locaux. On mesure l’intérêt de réaliser le diagnostic technique au préalable, car il va en quelque sorte fournir la matière première des échanges entre les acteurs au cours de la seconde phase.
Gilles Maury
Objectifs
Valorisation du patrimoine local

Cette exploration du DE HTP, renouvellement d'un enseignement créé il y a plusieurs années, a pour objectifs principaux de mettre les étudiants dans une posture de production d'outils de valorisation du patrimoine, dans des cadres variés mais toujours concrets. L'Exploration s'effectue donc conjointement avec des partenaires institutionnels, comme la Villa Cavrois, le service culture de la mairei de Lambersart, la Citadelle de Lille, la Médiathèque-archives de Roubaix (mais aussi précédemment Palais des Beaux-Arts de Lille, l'hospice Comtesse, les Compagnons du devoir, etc.).
La notion actuelle de patrimoine, très vaste, se double de conditions de valorisation totalement renouvelées depuis une dizaine d'années avec l'apparition du numérique et du virtuel dans toutes les sphères de la société. L'Exploration travaillera sur des patrimoines singuliers (Intérieurs de la villa Cavrois, patrimoine Art déco de Lambersart, le corpus de documents des archives de Roubaix, et peut-être la Citadelle de Lille) que les étudiants auront tout d'abord à interroger pour eux-mêmes, puis a comprendre les enjeux des demandes et de proposer des réponses pratiques, qui aboutiront le plus souvent à des résultats concrets.
Dans ce sens, les objectifs allient :
- l'approfondissement des capacités à effectuer des recherches documentaires autour de l'architecture ou de l'espace urbain et de leurs représentations,
- l'imagination nécessaire à la synthèse entre désir d'informations et mode de présentation réaliste auprès des publics,
- professionnalisation des modes de rendus et présentation orale devant des partenaires.
Contenu
Objets et sujets

Plusieurs sujets sont proposés : chaque étudiant choisi ce qui l'intéresse le plus. L'idéal touefois est que des petits groupes soient opérationnels (2 à 4, voire plus. Seul le travail avec la médiathèque peut se faire 'seul' s'il n'y a qu'un candidat).

A) Du mobilier pour la villa Cavrois
Le chef-d'œuvre de Robert Mallet-Stevens (1932), ne devrait pas à être présenté ici, même s'il s'avère que des étudiants de L3 ne l'avaient jamais visité… La bibliographie désormais abondante, la facilité d'accès, sont des bases d'une connaissance autant personnelle et sensible que savante que tout étudiant devrait acquérir. Néanmoins, une visite ayant pour objectif de préciser les enjeux sera faite avec Jeanne Martinel (resp. communication). Il s'agira en effet de proposer les plans et documents de réalisation d'un meuble 'tactile' destiné à informer des qualités plastiques des matériaux employés dans la villa, tant à destination des mal-voyants, des enfants, qu'à un public désireux de 'toucher' des matières et objets par ailleurs fragiles.
Dans un autre temps, ou en parallèle, il sera sans doute demandé d'approfondir et de préciser les projets de vitrines temporaires dessinées par les étudiants de L3 de cette année.

B) Promouvoir l'Art déco auprès des habitants à Lambersart
Dans le cadre des célébrations désormais annuelle du 'Printemps de l'Art déco', la ville de Lambersart désire lancer des rencontres avec les habitants pour valoriser cet aspect du patrimoine architectural de la cité. Entre médiation, concertation et valorisation, cette action pourra déboucher sur des solutions ou 'produits' spécifiques : interviews, capsules vidéo, panneaux et photographies dans l'espace urbain… Objectifs plus précis et moyens sont encore en discussions (décembre 2022).

C) Archives en lignes pour Roubaix
La médiathèque-archives de Roubaix conserve un très vaste corpus de cartes postales anciennes, dont une bonne partie est en ligne sur le site de l'établissement, bibliothèque numérique de référence pour le Ministère de la Culture. Chaque carte fait l'objet d'un classement dans plusieurs catégories d'interrogation du moteur de recherche interne, et se double parfois d'une petite notice descriptive, voire d'une notice développée. L'ensemble de ces cartes constitue un patrimoine en soit, portrait fragmenté mais fascinant d'une ville profondément transformée.
L'objectif est de créer ou d'enrichir des notices sur un ensemble de cartes portant sur le patrimoine disparu de la ville. Il s'agira d'écrire une description du lieu ou de l'édifice, de trouver ou de produire des documents complémentaires permettant de comprendre la localisation (cartographie, plans schématiques, reconstitution…). Ces notices seront mise en ligne par l'équipe de la médiathèque et peuvent comporter 2 aspects (une version courte, une fiche développée). Il s'agira également pour les étudiants intéressés de choisir des édifices emblématiques ou qui les intéressent en motivant leur choix, de faire des liens entre les différents documents…
Ex : le premier Vélodrome a été étudié par C. Cazin (voir en ligne).

> une seconde option existe pour travailler sur les anciens permis de construire et des les croiser avec des photographies anciennes, tout en proposant une reconstitution des façades disparues (dessin vectoriel+mises en textures/couleurs/ombrées).

D) Option sur la Citadelle de Lille
Le service de valorisation du patrimoine des Armées nous a contacté pour différents sujets possibles à étudier pour la mise en valeur de la citadelle, notamment pour monter des dossiers de mécénat vers des entreprises privées. Pourrait être étudier dans ce contexte l'idée d'une mise en lumière de la porte d'accès principale, mais aussi la programmation d'un lieu de médiation dans un édifice actuellement en cours de restauration par un chantier-école. (partenariat actuellement à l'étude).
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ENSAPL
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