S9-A91 : 2eme CYCLE MASTER

Semestre 9

ARCHITECTURE PROJETS AUTOMNE

Responsables de semestre : Frank Salama Jean Marc Ibos Gilles Maury Niclas Dünnebacke Heleen Hart Philippe Rizzotti Didier Debarge Frederique Delfanne Amélie Fontaine Jean-Francois Caille Aly Abdelmagid François Lacoste Vincent Ducatez Valérie Helman Antoine Beal Armelle Varcin

A711 : Conception - Atelier Automne JM Ibos / F Salama

Responsables : Frank SalamaJean Marc Ibos
Frank Salama
Jean Marc Ibos
Objectifs
Se poser la question de la conception architecturale sous l’angle des échelles permet d’aborder de manière transversale et globale les questions majeures relatives à la mise au point du projet.
Ceci permet de d’effectuer une recherche opératoire, étayée par les expérimentations liées du projet, qui balayera de manière transversales les thématiques suivantes :
Usages – Mobilités - Matériaux – Savoirs-faire – Programmation – Paysages – Orientations – Climat – Inclusion/Exclusion - Economie …
La sensibilisation simultanée à ces thématiques, à travers la question des échelles, permettra de faire évoluer le projet de manière holistique et concrète en faisant émerger de possibles synergies.

L’échelle est toujours multiple et c’est le jeu de l’harmonisation ou des contrastes entre les différentes échelles qui permet de constituer l’identité du projet.
Les différentes vitesses des transports nous font vivre sur plusieurs échelles à la fois. Il est souvent difficile d’appréhender une ville dans son ensemble d’identifier les sphères privées, publiques, les espaces de transition…

Cette notion d’échelle peut s’exprimer sous différents angles : opposition échelle humaine / échelle monumentale, mise en perspective des échelles domestiques / urbaines / territoriales, penser la relation entre le tout et les parties…
Apparaissent alors différents postulats doctrinaux sur la continuité, l’homogénéité, l’hétérogénéité, la rupture… de ces échelles qui sont autant de champs à questionner et à explorer.

De la notion d’échelle découle celle de la « Mesure ». Elle est inhérente à toute conception et représentation du projet architectural, la précision avec laquelle cette notion sera maîtrisée à différentes échelles sera une manière se rapprocher au plus près de la question des usages, de la mise en œuvre et donc du réel.

La thématique de la « Ville inclusive », qui porte en elle la symbiose entre différentes échelles, pourra être également abordée et cela sous plusieurs angles : ceux de la mixité sociale, de la mixité programmatique, de la gestion des flux … mais aussi de l’inclusion de la notion de nature et de paysage à l’intérieur même du projet. Le projet architectural induisant toujours une transformation du paysage à plusieurs échelles.

Le projet n’est donc pas simplement considéré comme la réponse à un site et à un programme, mais comme une manière de questionner et de transformer le réel, en identifiant des enjeux, et en proposant un projet de société à plusieurs échelles : il possède une dimension prospective. La démarche de projet se construit ainsi, progressivement, en résonance avec le processus de problématisation du contexte d’intervention, considéré comme lieu d’activation des connaissances et de mise en lien des champs disciplinaires convoqués par la situation abordée.
Ceci se fait, pour beaucoup, par une prise de conscience des pratiques mais aussi grâce à l’intelligence et à la pertinence de l’intervention architecturale qui permet de penser la mutation d’un lieu tout en lui donnant un nouveau sens révélant et régénérant les modes de vie et les valeurs d’une société.
Contenu
PROGRAMME – MIXITES / SYNERGIES
Mise au point d’une programmation contemporaine mixte, libre et concertée articulant les thématiques suivantes
1 Logements / Hébergement (logement étudiant/personnes âgées/SDF/migrants…)
2 Activité (équipements culturels ou d’apprentissage/bureaux/co-working …)
3 Production (micro-industrie / ateliers / fablabs / agriculture urbaine…)
Il s’agit de réenchanter ces différents programmes tout en portant les notions de flexibilité de reconversion.
Développement d’un projet s’exprimant à différentes échelles de la grande échelle du territoire (1/1000ème) à celle du détail (1/20ème) d’un extrait significatif du programme en passant par les échelles intermédiaires afin de prendre conscience des enjeux de chacune d’elles. L’enjeu est d’aborder simultanément ces différentes échelles à travers les diverses thématiques abordées, en procédant autant à un zoom qu’à un dé-zoom.
Ceci permet de prendre conscience de la totalité du spectre d’échelles mises en jeu dans l’architecture et les modes de vie et de nourrir par-delà au mieux le projet architectural
Le développement du projet pourra se faire, par exemple, par la conception précise d’une chambre étudiante au 1/20ème, en détaillant chaque matériau mis en œuvre et en aboutissant à une définition la rendant prête à être réalisée. Il sera possible de pousser la conception jusqu’au plan électrique, au choix des luminaires… tout en restant dans les thématiques générales développées.
Ce travail pouvant se faire tout en traitant simultanément les questions de paysage, de flux urbains, d’enjeux socio-culturels…
Il s’agira donc d’inventer à la faveur de ces rapprochements, de nouveaux types de relations entre les programmes d’apprentissage, de travail, de fabrication et d’habitat et de reconsidérer également intrinsèquement ces modèles architecturaux. Mais également d’intégrer voire de confondre ces espaces de vie à celle d’un milieu vivant et paysager ouvert, de trouver les principes constructifs et bioclimatiques vertueux.

SITE
Le site sera localisé en proche banlieue parisienne
Les terrains seront d’échelle réduite afin d’arriver à une définition architecturale des différentes composantes du projet tout en interrogeant l’échelle du territoire.
Gilles Maury
Gilles Maury
Gilles Maury
Gilles Maury
Niclas Dünnebacke
Heleen Hart
Contenu
Ce semestre, 3 sujets seront animés chacun avec un enseignant responsable (PFE, tachez de vous inscrire auprès de l'enseignant responsable du sujet qui vous intéresse…) ; des temps communs entre les trois ateliers assureront la cohésion d'ensemble.
PROGRAMME COMPLET ET DETAILLE DISPONIBLE FIN AOUT en pdf

Sujet 1 : Résidence Desrousseaux / Lille / LMH, ou la barre mince en centre ville. Resp : Heleen Hart.
Cet ensemble de logement des années 60, situé avenue Kennedy à Lille propose une configuration d'ampleur sur une parcelle très étroite et fortement contrainte. Sa rénovation engage une question d'identité architecturale, la modernisation des accès et la remise en question de certains types (les petits logements sur coursives).
Sujet 2 : Givet, un village dans un fort / CC Givet. Resp. N. Dunnebacke. Dans un site spectaculaire à la frontière belge, le fort de Charlemont à Givet est un lieu historique (fort du XVIe-XXe siècle) et touristique majeur. Aujourd'hui déclassé militairement, le fort est devenu un lieu de pratiques sportives et de visites. L'ancien village, dit 'de combat', est une sorte de ruine sur des bases du XVIIe siècle. Il s'agira de s'appuyer sur ces éléments pour proposer un nouveau lieu de vie pour le fort (hébergement, commerce, petit équipement culturel).
Sujet 3 : Eglises vides autour de Bavay / Région et CC pays de Mormal. Resp. Gilles Maury. Entre la frontière et Bavay, de nombreux villages possèdent des églises aujourd'hui vides. La Région souhaite trouver d'autres usages pour ces lieux, correspondant aux nouveaux besoins ruraux et à une répartition de nouveaux programmes sur ces territoires. 2 ou 3 églises seront proposées afin de servir d'étude à des propositions de transformations, d'extensions, de mise en réseau… avec la Communauté de commune du Pays de Mormal comme partenaire.
Philippe Rizzotti
Didier Debarge
Didier Debarge
Didier Debarge
Philippe Rizzotti
Didier Debarge
Objectifs
Titre :
Matérialités de la rénovation urbaine et résidentielle / Contre la table rase / Avec les ressources locales
Approches alternatives et transcalaires pour une ville productive, éducative, récréative et habitée dans le quartier de la Basse Ville de Dunkerque

Enseignants :
Philippe Rizzotti / Didier Debarge (coordinateur du semestre)
François Lacoste / STA avec l’apport de Marc Toutin sur les questions techniques environnementales

Ateliers :
Le semestre propose 2 ateliers de projet groupés, collaboratifs et cohérents dans leurs approches (Debarge et Rizzotti)

6 mots-clefs :
Dunkerque / Problématisation / Transition écologique / Modes opératoires / Ville productive / Habitat / Matérialité

Objectifs pédagogiques et compétences à acquérir :

Les deux ateliers groupés du semestre d'automne Matérialité, culture et pensée constructives sont résolument orientés vers les relations qui se tissent entre conception et réalisation, entre savoir et faire.
En résumé, que ce soit à l'échelle du détail, du bâtiment ou du quartier, pas de QUOI sans COMMENT.
L'objectif principal de cet atelier groupé est donc de faire prendre conscience de la réalité du cadre de production pour diversifier et étoffer substantiellement la boîte à outils conceptuels de l'étudiant.

1. Problématiser : Savoir établir des liens entre des constats, des connaissances, des projets en cours pour les mettre en perspective et en dégager les enjeux.
2. Collaborer : Savoir être et savoir travailler dans un cadre collaboratif avec des pairs.
3. Projeter : Savoir associer une formalisation avec une problématisation et conduire une production architecturale dans un processus dialectique de prospections et de recherche.
Contenu
Présentation / Contenu en lien avec le domaine d’étude :

Les mots « environnement », « énergie », « écologie », « durabilité », « soutenabilité », « responsabilité » immergent notre quotidien. Plutôt que de se satisfaire de solutions ponctuelles vertueuses, nous orientons la question de la transition écologique vers une approche plus globale qui intègre aussi la réalité productive et sociale.
Il s'agit pour les étudiants d'interroger leur projet sous l'angle de leur opérationnalité, au sens de leur vraisemblance tant sociale, politique que programmatique mais aussi technique, économique voire logistique.
La valeur esthétique des projets sera principalement vue ici au travers de l'expression de leur mode de production.
Cette approche de la matérialité par les modes opératoires intéressera les différentes échelles proposées dans l'atelier, du détail au quartier.

Développement :
La pédagogie proposée se diversifiera au sein des deux ateliers. Les questions opérationnelles liées à l’activité de projet se déclineront dans deux thématiques principales, non exclusives l’une de l’autre. Elles seront principalement développées par chacun des trois enseignants mais la mixité au sein des ateliers est plus que souhaitée.

B/ Thématique de l'atelier de Didier Debarge
« Investir les délaissés urbains. Lieux innovants du vivre, apprendre et travailler ensemble »

Le renouvellement de la ville sur elle-même génère tout un ensemble de friches et de parcelles foncières que les programmations classiques et très normées ont du mal à s'accaparer. Bâties totalement, partiellement ou pas du tout elles sont parfois situées près des polarités pressenties par les grands projets urbains. Elles présentent même parfois un intérêt architectural patrimonial dont on ne sait pas toujours que faire.
Le pari, dans cet atelier, est de démontrer que la réussite d'un projet urbain de longue haleine tient en grande partie à sa capacité d'initier d'emblée un investissement social rapide qui réponde aux aspirations des populations en place qui pourront ainsi jouer un rôle dans une démarche participative ultérieure.
Sur un registre de stratégie urbaine, il s'agit de gérer les temporalités d'un projet urbain en passant d'une démarche extensive (projets rapides, temporaires et relativement peu coûteux) à une démarche intensive avec des programmations précises, concertées et susceptibles d'attirer des investissements plus conséquents.
Il s'agira donc tout à la fois ici de repérer des opportunités urbaines et des programmes innovants à même d'initier une dynamique de renouvellement urbain à forte orientation sociale.
L'intérêt porté à l'espace public qui jouxte ces nouveaux lieux sera fondamental dans le sens où l'investissement social de l'espace public est une des conditions d'accueil des programmations futures.
1/ Recherche programmatique
Un ensemble de possibilités programmatiques « non institutionnelles » sera recherché très en amont du semestre (soins aux petits, économie domestique, soutien scolaire, alphabétisation, partage des savoirs, échanges intergénérationnels, jardinage, cuisine, réparation mécanique et électrique, amélioration du logement, cultures alternatives etc.) mais il faudra également s’intéresser à une programmation connexe qui permette que ces formations soient fréquentables et fréquentées. A titre d’exemple, un service de garde d’enfants est sans doute une condition pour que des parents sans emploi puissent se libérer pour suivre ou même assurer une formation.
2/ Mode opératoire :
A partir des choix programmatiques, des feuilles de route seront établies de manière très pragmatique afin de mettre en cohérence une méthode conceptuelle et constructive avec les objectifs opérationnels du projet.
Il sera notamment question de développer le plus précisément possible des registres économiques et techniques qui donneront de la crédibilité aux propositions.
3/ Communication
Un accent particulier sera porté, en fin de semestre, à la communication des projets en travaillant particulièrement leur formulation écrite et graphique. D’abord parce que la communication permet d’améliorer la conception autant qu’elle la valorise. Ensuite parce que nous prévoyons une restitution en fin de semestre avec les acteurs locaux de l’urbanisme et du patrimoine.

C/ Thématique de l'atelier de Philippe Rizzotti
« Méthode(s) de construction collaborative, modulaire et circulaire »

Le projet développé dans le cadre de l'atelier se concentrera sur la conception et la construction de logements. Il complète d'une certaine manière l'atelier de logement collectif du S4 qui aborde principalement les notions d'usages et de typologie, en abordant plus spécifiquement les dimensions constructive et économique, et les enjeux environnementaux et sociétaux liés aux modes opératoires.

Le site d'exploration et de développement du ou des projets est situé à Dunkerque, dans le contexte particulier d'un urbanisme orienté vers l'aménagement des milieux et la valorisation territoriale.
Le projet s'inscrit par ailleurs dans la dynamique d'expérimentation de logement bas-carbone initiée par le Domaine d'Étude Matérialité sur la transformation des maisons 1930, qui a permis à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille de remporter le Solar Décathlon 2019 avec ses partenaires.

À partir d'exemple de méthodes de construction collaborative (Mouvement coopératif des Castors, Méthode Segal) d'études de cas (Model Houses d'Henry Robert, Saishogen Jutaku de Makoto Jutaku) et d'expérimentation en atelier Échelle 1, les projets viseront à développer des unités d'habitation modulaires, combinables en plusieurs configurations, facilement montables et démontables, pour investir un espace privé ou public en devenir, jusqu'à en modifier le paysage.

« Dispositifs et méthodes pour la revalorisation de la diversité résidentielle du quartier »
A partir d'une connaissance d'architectures savantes expérimentées en atelier Echelle 1, les projets viseront à développer des dispositifs reproductibles (modulaires, évolutifs, réversibles mais aussi combinables en plusieurs configurations) pour, le cas échéant, investir la rénovation de l’habitat individuel ou collectif, ancien ou neuf.

D/ Projet collaboratif « Défi »

Un projet collaboratif est prévu pendant le semestre avec les Compagnons du Devoir et HEI.
En relation avec la SPLA La Fabrique des Quartiers, un peu en « extra » de l'atelier et selon les disponibilités (soir et samedi), des compagnons sur le Tour de France, des éléves ingénieurs et architectes relèveront le « défi » de concevoir et de réaliser ensemble des projets prototypes situés dans une maison d’un quartier lillois et à même de s'intégrer dans le programme de massification de la rénovation énergétique.
La progression se fera par étapes, avec des livrables réguliers jusqu'à la réalisation finale à échelle 1.

Déroulé pédagogique (étapes/ articulations/calendrier) :
La progression du semestre est fondée sur une approche d’aller-retour entre savoir et faire
Première étape : Problématisation / Expérimentation
Deuxième étape : Formalisation des hypothèses
Troisième étape : Développement et Construction à échelle 1
Quatrième étape : Communication

3 réunions de synthèse intermédiaires et un jury final en janvier
Travaux requis :
- Travaux de recherches thématiques
- Maquettes et documents graphiques 3D
- Plans de montage
- Documents descriptifs
- Fabrication Echelle 1
Ce projet est ouvert uniquement aux étudiants de Master (hors PFE). Les participants se verront alléger le développement de la dimension urbaine des projets pour le rendu final.
Frederique Delfanne
Amélie Fontaine
Contenu
La piste rurale est un atelier qui se développe au cœur du Parc Naturel Régional de l’Avesnois en partenariat avec les acteurs locaux. Il interroge les méthodes de projet pour l’architecture et le paysage dans les territoires ruraux en s’appuyant sur des problématiques réelles. Cette année, l’atelier se déroule à Landrecies, petite ville traversée par La Sambre avec une histoire industrielle récente et des enjeux urbains importants (logement vacant, qualification des boulevards, mobilité, patrimoine industriel).

L'atelier La piste rurale souhaite interroger les conditions d'une ruralité vivante : comment permettre aux personnes âgées d'y vieillir, aux jeunes actifs de s'y installer et d'y travailler, rendre accessible les services publics, les équipements, les transports en commun ? Comment adapter le patrimoine à nos modes de vie contemporains ? Comment faire de ces territoires cultivés et naturels des lieux de respiration pour les citadins et les résidents ? Comment imaginer des équipements où se rencontrent publics et professionnels ? Quelles architectures proposer pour des structures agricoles, des équipements techniques ? Quelle contribution les architectes peuvent-ils apporter à ce projet de société… ?
Les territoires ruraux offrent de nombreux atouts au regard des conditions de vie, des enjeux de la transition écologique et du patrimoine bâti vacant. Cependant ce constat ne trouve pas écho dans les politiques publiques d'investissement et dans les stratégies de développement du territoire.

Après Gommegnies, Trélon, La Haie d’Avesnes, l'Atelier La piste rurale s'installera cette année dans la commune de Landrecies. Cette petite ville joue le rôle de pôle pour les communes environnantes, elle regroupe des équipements à l’échelle du territoire (Lycée, Collège, Centre Social, Bibliothèque), possède une activité économique (commerces de proximité, supermarchés, négoces de grains, …)
Le cœur urbain est traversé par le canal de La Sambre, axe stratégique dans le déploiement du tourisme fluvial et de la mobilité. L’arrêt de train est menacé depuis plusieurs années (ancienne voie Paris- Bruxelles- Amsterdam).

Trois thématiques au choix seront développées dans la semaine intensive et trouveront échos dans le reste du semestre : le cœur de ville (question du trafic routier, de l’insalubrité, de la vacance des logements), les boulevards (mis en place sur les anciens remparts Vauban, rapport aux équipements) et la Vallée de la Sambre (Patrimoine industriel, activités, écologie, transport)

La majorité de l’atelier se déroulera Hors les murs, à Landrecies, où une salle sera mise à disposition des étudiants. Un hébergement chez l’habitant sera également organisé pour la semaine intensive.
Un voyage d’études aura lieu fin octobre dans les Vosges du Nord.

L’atelier s’appuie sur un travail de terrain régulier et des échanges avec les acteurs locaux (Parc Naturel Régional, Elus, Associations, Agence d’Urbanisme de la Sambre Avesnois, CAUE, Communauté de communes).
Des thématiques de travail sont définis chaque semaine, elles permettent un travail collectif et des débats au sein de l’atelier.
Niclas Dünnebacke
François Lacoste
François Lacoste
Contenu
Cet enseignement passe par plusieurs approches simultanées :
1 - Comprendre sur quoi repose la qualité environnementale des projets, le potentiel des ressources locales et leurs performances techniques.
2 - Apprendre à développer les cohérences des choix structurels des projets et de l’espacement des matières projetées dans le cadre des projets d’atelier.
3 - Comprendre et Utiliser les réglementations en les appréhendant comme des outils plutôt que des contraintes. (PLU, incendie, accessibilité, thermique, acoustique,...)

Cet enseignement est pour partie (dé)localisé sur les sites de production des matières et des matériaux, en visites de chantier, et sur sites des projets. Il permet la compréhension les conditions sociales, économiques et environnementales de production de matériaux, de leurs transformations, de leur assemblage en constructions et de la constitution de nouveaux paysages. (Carrières de pierres, d’argiles, Briqueteries, Forêt, Scieries, Usines d’assemblage...)

A une autre échelle et cette fois en rapport avec les problématiques particulières des projets d’atelier, un travail plus focalisé, concernera le sujet de la maitrise des ambiances. En remobilisant des compétences acquises en licence ou en explorations, il s'attardera sur les principes de gestion de l'hygrométrie, de la température en parallèle avec les notions de confort.

De façon très dynamique, il s'agira d'établir des correspondances entre les intuitions constructives, les intentions architecturales à toutes les échelles du projet, et à tous les niveaux de sa représentation.
Ces correspondances sont établies à partir d’études des dispositions constructives envisagées, des espacements et de répartition de la matière dans leurs projets, et des modes d’organisation des intervenants de l’acte de construire qu’ils sous entendent.
Vincent Ducatez
Contenu
Présentation / Contenu :
La question écologique va bien au-delà des réponses normées. Son enjeu est profondément architectural : expérience « phénoménale » de la matière, expérience tout autant « phénoménale » du confort du corps dans l’espace, dimensions architectoniques de l’épaisseur et tectoniques de la construction, enjeux sociaux et économiques de l’accès au confort, rôle de l’architecte à l’aune de la révolution écologique. Cet enseignement bénéficiera d’un soutien pluridisciplinaire grâce aux partenariats universitaires et techniques du réseau de l’association HABITER2030. Partant du bâti existant, et en lien avec la recherche, le transfert des connaissances avec la construction neuve sera toujours présent.

Développement :

L’architecture, consistera-t-elle en la production croissante de matières ou l'amélioration intelligente et frugale de ce qui existe ?

Le sujet d’études positionne l’architecture au centre de la rénovation écologique, trop marquée de réflexions et productions essentiellement issues d’un environnement technique et scientifique.

Les objets d’études (site et programme) sont sélectionnés annuellement à partir du riche patrimoine régional étudié à l’ENSAPL (Bassin minier, bâti de la révolution industrielle, patrimoine du XXe siècle) et proposé par les adhérents de l’association HABITER2030. Cette année, les deux objets d’études (au choix) sont celui de la Ferme des Vanneaux à Roost Warendin, proposé par la Sauvegarde du Nord avec un programme de tiers-lieux, et le site de la Fosse N°12 à Loos-en-Gohelle, proposé par Maisons & Cités avec une réflexion sur le devenir économique du site et des bâtiments annexes de la Salle des Pendus. Les enjeux sont techniques et économiques (notamment avec l’impératif de massification) mais spatiaux, sociaux et urbains.

Cet enseignement s’appuiera sur les travaux transdisciplinaires estudiantins engagés depuis plusieurs années et le réseau qui les accompagnent : notre projet lauréat au Solar Decathlon Europe 2019, le projet de recherches appliquées Renostandard et les Méta Plateau Projet (MPP) portés par l’association Habiter2030 (https://www.habiter2030.com/). Il s’agit de fonctionner en équipes pluridisciplinaires avec les étudiants de l’INSA Hauts-de-France (stratégie et simulation thermique, test de prototype) et de l’ENSAM (production et consommation électrique, industrialisation) – d’autres partenaires sont en cours de confirmation. A cela s’ajoute la mobilisation du réseau de l’association HABITER2030 et ses moyens pour l’accompagnement pédagogique pluridisciplinaire, pour l’accès aux matériaux et leur mise en œuvre et pour l’apport d’experts de la MOa et d’usagers.

Cet atelier sera en lien avec les exploratoires du DE « Matérialité, pensée et culture constructive ». Les thèmes portés par l’atelier pourront trouver des prolongations dans les différents séminaires d’initiation à la recherche des quatre Domaines d’Etudes. Parmi les questionnements possibles, pointent : origine et évolution typologique (Histoire et Théorie), inscription territoriale et ressources locales (Territoire), jeu des acteurs et processus de conception (Complexité et conception), matérialité, tectonique et morphologie (Matérialité). L’ambition est d’articuler fortement projet et recherche dans un dialogue fécond, et, ouvert à tous, de permettre à ceux qui le souhaitent, de soutenir un PFE mention recherche au S10.
Valérie Helman
Antoine Beal
Antoine Beal
Armelle Varcin
Contenu
A
DOMAINE D'ÉTUDE CONCEPTION ET SOCIÉTÉ

« Il s’agit donc de faire société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre »
Jean Vilar
Le domaine « conception et société » s’inscrit dans une démarche exploratoire en abordant la conception sous le double point de vue d’une pratique opératoire en prise avec des situations réelles et d’une pratique réflexive visant à interroger et provoquer une nouvelle production architecturale et paysagère.
Les travaux d’atelier s’inscrivent dans une situation réelle – spécifique à un lieu et à un milieu – permettant d’activer et de questionner les enjeux contemporains : économiques, techniques, sociaux, culturels, politiques, écologiques.
Cette mise en situation amène l’étudiant à définir et à argumenter une prise de position fondée sur une approche à la fois inductive (lieu) et déductive (champ des possibles).
Le projet n’est pas considéré comme la réponse à un site et à un programme, mais comme une manière de questionner le réel, en identifiant des enjeux, et en proposant un projet de société à petite échelle : il possède une dimension prospective. La démarche de projet se construit ainsi, progressivement, en résonance avec le processus de problématisation du contexte d’intervention, considéré comme lieu d’activation des connaissances et de mise en lien des champs disciplinaires convoqués par la situation abordée.



B
PROBLÉMATIQUE

B1
Contexte

La Cité scientifique de l’université de Lille à Villeneuve d’Ascq, campus composé sur un modèle américain de cité universitaire, origine urbaine de l’utopie des villes nouvelles des années 60 et 70. L’université de Lille se pose la question du devenir de ce territoire à l’heure de la transition écologique.
Dans ce cadre, nous envisageons lors de ce semestre en relation avec l'université, les étudiants et les habitants, un travail prospectif permettant de répondre à cette interrogation tout en l’amplifiant à des considérations sociétales.
Nous postulons d’emblée, par conviction, mais également dans un but pédagogique la mutation de la cité vers une ville mixte, quittant son statut monofonctionnel en associant enseignement, petite production, habitats.
L’association de l’architecture et du paysage sera par ailleurs la pierre et la feuille angulaires de l’enseignement.

B2
Questionnements à transformer en problématique
La ou les problématiques de chacun seront à construire à partir de multiples thématiques qui seront croisées, dont les suivantes

a) Le réenchantement du campus
- Des processus de projet sont pertinents pour réenchanter ce campus, inspirer l’envie d’apprendre, de se reconnecter, pour favoriser le biotique et l’abiotique pour les vivants humains et non humains, et conférer à chacun l’envie d’entreprendre, de partager, de s’engager… de vivre

b) la transition écologique, sociale et paysagère
- La mutation d'un tissu urbain tel que celui de la cité scientifique pensé avant les chocs pétroliers et affrontant les nouveaux enjeux climatiques et de biodiversité.
- Le passage d’une ville universitaire monofonctionnelle à une ville mixte, faisant croiser universitaires et nouveaux habitants, apprentissages théoriques et pratiques, activités intellectuelles et artisanales.
- Associer la densification d’usage et l’idée d’un campus naturalisé faisant place au vivant, dans un cadre à la fois urbain et campagnard
- Penser et construire l’architecture par l’association de réhabilitation d’équipements anciens aux normes thermiques obsolètes et de constructions neuves non carbonées
- Conjuguer des flux mixtes : piétons, cyclistes, automobiles, mobilités passives et actives et apporter confort et repères 
- Penser l’eau à toutes les échelles, depuis les hydrosystèmes inscrits dans le bassin versant du lac du Héron et plus largement de la Marque jusqu’au interactions entre architecture et paysage proche, très proche.

c) Sur les Méthodes
- Penser comme un architecte avec un regard de paysagiste et inversement. Le regard d’architecte et de paysagiste orientent vos hypothèses d’ambiance et de spatialité
Qu’est-ce qui est propice pour étudier dans de bonnes conditions en 2023 ?
Quel(les) langage, échelle d’édifice, structures végétales, ambiance, ouvertures, porosités verticales et horizontales, statut, lien, attention... ?



C
CHAÎNES PROGRAMMATIQUES

Chaque groupe d’étudiant associera une pratique prospective expérimentale permettant de proposer des hypothèses originales non formatées pour la mutation du campus. Pour autant, la calendrier du semestre demandera de circonscrire quelques items représentatifs des thématiques
Stratégie, programmation urbaine et paysagère, ressources locales, acteurs… : la ville de Villeneuve d’Asq souhaite développer son autonomie alimentaire via de l’agriculture urbaine et des circuits courts. Cet enjeu sera à prendre en compte pour tous les groupes, en parallèle des multiples questions génériques et spécifiques au terrain.

Architecture :
En fonction des hypothèses des groupes d’études pour la mutation du campus, seront étudiées précisément des chaînes programmatiques, des équipements et logements reliés entre eux par les usages, la co-habitation des habitants, les entre-aides, les apprentissages communs. Ceci se traduiront par des productions architecturales comportant à minima des ensembles de logements, un ou plusieurs équipements productif et/ou culturel, par la réhabilitation ou transformation de bâtiments existants et des productions neuves.

Paysage :
Le programme consiste à envisager la structuration spatiale des espaces publics à l’échelle du campus et celle d’un sous-quartier à définir en lien avec les chaînes programmatiques, un ou plusieurs programmes architecturaux et des objectifs programmatiques pour les espaces publics spécifiques à définir.
Préfiguration à inscrire dans le temps cyclique et linéaire (saisons, et projection à court, moyen et long terme de l’ensemble du site) par la réflexion sur le vivant, le dessin des sols, de la topographie, la conduite des eaux pluviale, et par le déploiement d’une stratégie végétale qui comprend la définition des écosystèmes, et de leur spatialisation, sans faire l’économie d’une réflexion sur l'artificiel et le naturel. L’ensemble permettra par ailleurs la réduction des îlots de chaleurs, associé à une composition qui organise les flux et la qualité de vie au quotidien dans le campus pour chacun .



D
REFERENCES VS INVENTION
PISTES - HYPOTHÈSES - IDÉAL - ENJEUX DE SOCIETE - INSPIRATION - REFERENCES

La pédagogie du projet architectural et paysager se construit par ses propres protocoles et découvertes (le work in progress), autant qu’il est nourri par tout un champ référentiel auquel il se réfère.
Des enjeux, des idéaux, des approches vertueuses propres à nos modes de vie et notre époque ont déjà été pointés, testés, expérimentés. Il s’agit pour chaque groupe d’étudiants de se nourrir de ce déjà là référentiel, de choisir des thématiques, des enjeux, un idéal comme point de départ, quitte à s’en détacher pour aborder son propre questionnement.

Chaque groupe croisera toute une série de questions communes, il les sous tendra avec un bagage référentiel spécifique. En effet il n’est pas possible de tout traiter au même niveau, il faut donc en matière de corpus et point de départ faire un choix, “dérouler la pelote par un bout”.
Ensuite, l’avancement dans le projet permettra de cerner les problématiques : un projet n’est en effet pas une synthèse, il comporte toujours une série d’invention, d’hypothèses prospectives permettant aussi de générer son propre espace formel, son expression porteuse de sens.

Exemples d’enjeux, idéaux, approches qui nous semblent porteurs et contemporains :

1. NATURE & EAU EN VILLE
(géographie, paysage, urbanité, milieu, vivant,, sauvage, naturalité, écosystème, services écosystémiques, continuité écologique et spatialité, trames vertes bleues, biodiversité, parc agricole, eau, végétal, îlot de chaleur, sol perméable, agriculture urbaine, ville nourricière…) : notre condition d’urbain, les conséquences désormais sensibles du dérèglement climatique et la chute de la biodiversité invitent plus que jamais pour des raisons de survie physique et psychologique à “renaturaliser” des sites trop artificialisés et imperméabilisés et à proposer tout un chapelet d’espaces extérieurs à vivre de la terrasse privative d’un logement à un grand parc métropolitain, à interroger la place des pratiques de nature en ville, dans les terrains de la banalité et de l’exceptionnel.

2. ANIMATION - APPROPRIATION - PARTICIPATION
(acteur, usager, usage, vie, habité, mixité programmatique, chronotopie soit la prise en compte simultanée des dimensions temporelles et spatiales, mutualisation…)
Les modes de production de la ville, de l'habitat, des équipements en échappant aux usagers et aux habitants engendrent des lieux austères, stériles, froids, inanimés, génériques... Redevenir acteur de son cadre de vie, immiscer du profane, de l'humble, du fragile dans des process professionnels automatisés, porter son attention sur la mémoire et le savoir détenus par les habitants d'un territoire... autant de démarches porteuses de générosité, de sens, propices à l'appropriation...

3. CARE
(éthique de la sollicitude, soin, bienveillance, ESS, association, fragilité, jardinier…)
Courant philosophique qui invite à se demander comment prendre soin des plus fragiles, comment prendre en compte notre vulnérabilité et celle de la terre et de tous ces habitants. Cet enjeu rejoint celui de la petite échelle et du faire.

4. FAIRE
(matérialité, ressources locales d’un territoire, qualification, travail manuel, artisanat, matériaux bio - géo sourcés, aménagements vernaculaires, qualité tactile, santé, décoration, valorisation des ouvrages, chantier participatif, empowerment, low tech…)
Après des décennies de construction industrialisée, mécanisée, standardisée, mondialisée en béton, parpaing, métal et verre nous assistons à un retour des matériaux locaux, de l’artisanat, de la question des stimulations tactiles, de la question du bilan carbone, du cycle de vie des matériaux mis en oeuvre qui ne sont pas sans poser de questions en matière de filières, savoir-faire, réglementations, nouvelle écriture…

5. PALIMPSESTE TEMPOREL
(transformation, déjà là, reconversion, réemploi, patrimoine, épaisseur temporelle, histoire, mémoire, détournement…)
La standardisation et la massification de la construction ces dernières décennies ainsi que le souci de rentabilité ont engendré la création d’environnements neufs, lisses et identiques partout sur la planète. Pour des raisons d’ancrage temporel et d’écologie (économie de la matière déjà là) une tendance inverse vise désormais à transformer au maximum le patrimoine existant qu’il soit ordinaire ou extraordinaire. Tout un savoir sur le diagnostic, le relevé est à acquérir.

6. ÉLÉMENTS CLIMATIQUES
(pluie, air, vent, soleil, étoiles, froid, chaud, ventilation, thermique, énergie…)
Comment sensibiliser aux éléments climatiques, à ses variations, à ses bienfaits, comment se reconnecter au cosmos ? En quoi la prise en compte des questions climatiques fait architecture, paysage, espace, ambiance et pas seulement résolution technique ?

7. PETITE ÉCHELLE
(échelle domestique, humaine, microarchitecture, légèreté, urbanisme temporaire, réversibilité…)
Face aux “grands projets inutiles” ne faut-il pas reconsidérer l’échelle des projets, leur maîtrise ? Un petit projet ne peut-il pas avoir un impact très important sur un territoire, une économie, un voisinage ?

8. SILENCE
(calme, retrait, repos)
A opposer au monde du bruit, de la connexion, de l’agitation, des déplacements, du burnout… Quels sont les espaces de repli, de reconnexion au vivant, de silence, d’introspection, de pause, de respiration, les refuges, les arrières, les ailleurs de la ville congestionnée contemporaine ?

9. MOBILITÉS DOUCES - MOBILITÉS ACTIVES - ESPACE PUBLIC
(espaces partagés, vélo, co-voiturage, transport en commun, santé, bruit, dépose-minute, parking-silo?…) :
Après des décennies du tout voiture et du tout asphalte, les communautés humaines qu’elles soient rurales ou urbaines réfléchissent, pour répondre à des questions de pollution, coût de l’énergie, santé, vivre ensemble, cadre de vie…, à développer les circulations douces et les transports en commun.
Comment une architecture fabrique-t-elle de l’espace public ? Quelles sont les conditions de sa vitalité ?
Peut-on imaginer et reconsidérer ces nouveaux flux doux comme armature du projet ?
Mode d'évaluation
A
MODE D'ÉVALUATION

- Participation tout au long du semestre à l'échelle du groupe
- Progression continue du projet, implication dans le sujet d'étude
- Soin des documents réalisés et des modes de communication du projet en général
- Cohérence et inventivité du projet
- Capacité de recherche et de transposition en matériau de projet.

Un évaluation intermédiaire permettra à chacun de se situer
Un entretien intermédiaire individuel pourra avoir lieu pour cerner les qualités ou difficultés rencontrées et mettre en place les moyens d'y remédier


B
MÉTHODES DE TRAVAIL

Les projets sont conçus en équipe de 3 - 2 architectes & 1 paysagiste - avec des parties de projet détaillées individuellement.

Au sein d’une équipe les étudiants s’attachent tout au long du semestre à respecter le sens et le principe de cohérence du projet d’ensemble, ou à le faire évoluer ensemble.
Des séquences thématiques scandent le semestre. Elles permettent d’aborder différentes questions sans les reléguer à la fin dans l’urgence. Il est possible d’aborder une nouvelle séquence même si tout n’a pas été réglé dans la séquence précédente.

Une remise intermédiaire a lieu à la fin de la séquence 3.
Chaque étudiant présente au moins un ouvrage lu au cours du semestre. 3 sessions de présentations de lectures sont proposées.
Les étudiants en PFE rendent au cours du semestre 3 textes intermédiaires avant de remettre leur rapport final.

La journée d’atelier est un lieu de débats, d’échange et de production :

- Elle commence systématiquement par une rapide présentation de tous les projets sous la forme d’un court diaporama afin d’évoquer collectivement tout ce que chaque étape soulève comme questions, références, difficultés, solutions…
- Ensuite les étudiants travaillent et produisent par groupes de projet à leur table. Les enseignants passent les voir pour échanger plus en détail sur l’avancement de leur travail.
- En fin de journée, une synthèse est effectuée par les étudiants et les enseignants.

Un corpus est partagé par tous les étudiants.

L’atelier est un lieu de recherche collective par le projet spatial en lien à une question donnée - le devenir de la cité scientifique à l’heure de la transition écologique. Un temps de bilan et d’assemblage des différentes réponses spatiales produites sera consacré à la fin du semestre pour réaliser une plaquette.
Travaux requis
PLANNING PRÉVISIONNEL DU SEMESTRE


VOYAGE EN ILE DE FRANCE !

L'île de France est un territoire extrêmement riche en propositions architecturales et paysagères et riche aussi d'une actualité de projets aux fortes ambitions environnementales.
Nous alternerons :
- la visite de projets remarquables pour leur qualité de conception et d'exécution
- et de projets contemporains alternatifs, où la question écologique est très présente.

Nous rencontrerons des acteurs des projets, Maître d'ouvrages, Maître d'œuvre, usagers
Nous nous rendrons dans une école d'architecture comme point de chute et rencontres
Nous constituerons un livret de dessins et d'analyses de projets visités pour l'évaluation de la semaine écologie

Exemples de visites envisagées à confirmer selon retour de l'école et des invités :

Jour 1 – Paris 13e, Vitry, Ivry, Rosny / Le Sud-Est et l’Est
- Jardin écologique de l’abbé Pierre, Paris 13e / Ahah paysagistes, Patricia Perrier
- Nouveau campus du bâtiment à Vitry sur Seine de (charpente bois et structure gonflable ETFE) / Marin Trottin Périphériques
- Ecole Boutours 2 Rosny-sous-Bois (paille porteuse) / Ville de Rosny
- Coop Coteau Habitat participatif à Ivry / Atelier 15

Jour 2 / Nanterre / L’Ouest proche
- Groupe scolaire Miriam Makéba à Nanterre (pisé) / TOA
- Parc du chemin de l’ile Nanterre (démonstrateur d’épuration de l’eau de la Seine) / Mutabilis, Ronan Gallais
- La ferme du Bonheur sur le campus de Nanterre (alternative en matière de processus de projet, berger urbain, chantier participatif....) / Roger-des-près

Jour 3 / Paris 19e, Aubervilliers / Le Nord-Est
- Jardin à Aubervilliers (désartificialisation d’un espace ouvert d'une cité HLM) / Wagon Landscaping
- Ferme du Rail Paris 19e (projet de réinsertion et de maraîchage urbain) / Grand Huit
- 104 Centre culturel Paris 19e (forte appropriation habitante du passage intérieur vitré, chauffé) / Atelier Novembre
- Jardins passagers, Paris 19e (sensibilisation au vivant, atelier pédagogique, jardin partagé) / Bruno Garnerone Champ Libre

Jour 4 / Boulogne, Issy, Suresnes, Meulan/ Le Sud-Ouest proche et la Nord-Ouest lointain
- Ecole de la biodiversité à Boulogne / Chartier Dalix
- Ecole Louise Michel à Issy les Moulineaux (paille) / Sonia Cortesse
- Cité jardin de Suresnes
- Centre Gilbert Raby, Meulan sur Yvelines (ossature bois, briques terre crue, isolant biosourcé) / Tolila + Gililand Atelier d'architecture

Jour 5 / Bagneux, Saclay / Le Sud proche et le Sud-Ouest lointain
- R’urban à Bagneux (agriculture urbaine, résilience) / AAA
- Centre de vie, public condenser à Saclay / Studio Muoto
- Agroparistech / Mimram + Ter
Regard critique sur l’urbanisation du plateau agricole (Michel Desvignes mandataire), récit des luttes des associations écologiques


SÉQUENCES PEDAGOGIQUES

SÉQUENCE 1 _ Terrain, lecture de site, stratégie, implantation, recherche
Séance 1 à 4 / Du 25000e au 500e (cartographie, maquette volumétrique, 3D aérienne, schémas, story-board)
Cette première séquence vise à croiser une triple approche :
- porter un regard critique sur le territoire d’étude (descriptif, analytique, interprétatif, sensible et objectif à partir d’arpentage, dessins in situ, entretiens, lectures, recherches, cartographies, vision prospective…)
- interroger les capacités d’un site plus circonscrit (site de projet) à accueillir un programme donné (étude d’implantation des espaces ouverts et des volumétries, articulation architecture et paysage, récit)
- choisir un axe de recherche pour interroger chaque étape de la conception du projet à la lumière de cet enjeu sociétal spécifique (lecture individuelle d’un ouvrage)
- engagement d’un diagnostic prospectif, d’une analyse inventive (Bernard Lassus) qui sera questionnée et prolongée durant chaque séquence.

SÉQUENCE 2 _ Matérialité, structure, thermique, eaux pluviales
Séance 4 à 7 / Du du prototype à l’échelle 1 à la maquette de structure au 1/50
En cohérence avec les ressources du territoire, les orientations, les volumétries, les géométries esquissées précédemment il s’agit de penser la matérialité, le système constructif et les différents métabolismes du projet.
Hypothèse dessinée d’organisation des espaces publics 1/500
Esquisse de la stratégie végétale spatialisée et problématisée
Désimperméabilisation des sols et ses conséquences en termes de topographie, organisation des flux, usages…

SÉQUENCE 3 _ Organisation du programme en plan et coupe, partition spatiale, distribution
Séances 7 à 10 / Schéma, axonométrie, plan et coupe au 1 / 200 et zoom sur un espace clé au 1/50
En lien avec la matérialité et l’ordre de la structure, il s’agit alors d’organiser les relations entre les différents espaces attendus et d’imaginer la façon dont les lieux et les épaisseurs vont accueillir corps et usages.
Plan directeur à l’échelle du campus, Plan guide, dessin des espaces publics 1/200
Développement du travail du sol : plan topographique 1/500, 1/200
Stratégie végétale, précision de l’esquisse
Focus sur la représentation et la présentation du projet.

SÉQUENCE 4 _ Peau, interface, sol, espaces extérieurs de proximité
Séance 10 à 13 / Coupes perspectives et maquettes tranches au 1/50
Continuités/ruptures dedans dehors, accessibilité, contournements, articulation bâti espaces publiques, flux, déplacements…
Stratégie végétale, précisions, développement à l’échelle générale et locale.

SÉQUENCE 5 _ Mise en cohérence, rendu, plaquette et bilan collectif de l’atelier
Séance 13 à 16
Ré interrogation de toutes les échelles, vérification des moyens mis au services des idées premières, réflexivité sur les processus et hypothèses.
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