Le séminaire doctoral
Prenant appui sur les différents domaines du laboratoire (conception, territoire, histoire et matérialité), le séminaire doctoral du LACTH offre une plateforme d'échanges et de confrontations des travaux de recherche passés et en cours.
Obligatoire pour les doctorants du LACTH (20h/an), il est ouvert aux étudiants de Master de l'ENSAPL et à tous les partenaires scientifiques du LACTH (enseignants-chercheurs, doctorants).

Séminaire doctoral - atelier des doctorant.e.s - 15/12/2021

La recherche face Ă  la crise. Que reste-t-il ?

Organisation, conception :

  • Anne GĂ©rard architecte D.E. H.M.O.N.P., doctorante au LACTH
  • Roxane Wormser Paysagiste, doctorante au LACTH

Plus d’un an aprĂšs le premier confinement, des rapports d’analyse et tĂ©moignages Ă  propos de l’impact de la crise sanitaire sur les recherches Ă©mergent. Un constat est unanime : la crise sanitaire a manifestement changĂ© certains modes de faire, notamment en ce qui concerne l’accĂšs au numĂ©rique et l’enseignement Ă  distance. Les dispositifs se sont multipliĂ©s pour garantir la continuitĂ© des recherches. La crise a Ă©galement eu un impact sur la pratique du paysagiste et de l’architecte en tant que praticien.nes. Aujourd’hui, que nous reste-il de la crise sanitaire et des confinements successifs dans nos pratiques, nos recherches et nos enseignements ?

A propos de la pratique de projet, de l’enseignement, de l’enquĂȘte de terrain ou de la rĂ©daction, explorons ensemble les traces que nous a laissĂ©es la pandĂ©mie Ă  ce jour.

Mots clĂ©s : crise sanitaire, confinement, distanciation sociale, enquĂȘte, Ă©criture, Ă©changes, mĂ©thodes, outils, numĂ©rique, pĂ©dagogie, temporalitĂ©s, lieux.

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Programme du séminaire doctoral 2021-2022

Les séances ont lieu le mercredi, de 14h30 à 17h30 à l'ENSAPL, salle Jean Challet - ENSAPL
  • 24 novembre 2021 : accueil des doctorants
  • 15 dĂ©cembre 2021 : la recherche face Ă  la crise. Que reste-t-il ?
  • 26 janvier 2022
  • 16 fĂ©vrier 2022
  • 23 fĂ©vrier 2022
  • 16 mars 2022
  • 23 mars 2022
  • 4 mai 2022
  • 11 mai 2022

Modernité-ruralité - 27 novembre 2019

> Domaine histoire, séance organisée par Gilles Maury (architecte, MC, ENSAPL) Chercheur invité : Gaël Huitorel, (architecte, MC, ENSA de Rennes)

Intervenant Lacth : Xavier Dousson (architecte, MC, ENSA de Paris-Val-de-Seine) Doctorant : Baptiste Bridelance (architecte)

Discutante Lacth : Amélie Fontaine (architecte, MC, ENSAPL, doctorante LACTH)

>Présentation : Avec deux termes semblant a priori opposables, l'axe Histoire du LACTH entend proposer une mise au point autour d'un thÚme dont l'actualité est redevenue cruciale. Au delà des questions écologiques et environnementales contemporaines, il s'agira d'interroger des architectures qui ont accompagné, depuis 150 ans, les transformations des espaces ruraux et les constantes mutations des procédés de cultures ou d'élevages. Cette séance se veut un prolongement des recherches lancées par l'INHA en 2010 (« L'art de bùtir aux champs. Modernité du patrimoine rural et théorie des constructions agricoles »), mais cherchera, en outre, à aborder la question plus large de la confrontation entre des pratiques architecturales traditionnelles et contemporaines et de leurs points de convergences.

>Mots-clefs : ruralité, modernité, architecture agricole.

Image, vision et espace - 11 décembre 2019

Séance commune avec le CEAC

>Domaine Conception et sĂ©ance conjointe avec le CEAC, organisĂ©e par Anne BoissiĂšre (philosophe, professeure Ă  l’universitĂ© de Lille, chercheure au CEAC) et Catherine Grout (professeure d’esthĂ©tique, HDR, chercheure au LACTH).

Chercheur invitĂ© : dr Vlad Ionescu (professeur dans le domaine de la thĂ©orie de l’art et de l’architecture Ă  PXL MAD collĂšge of Arts / facultĂ© d’architecture, UniversitĂ© de Hasselt)

Doctorante : Carla Mariana Da Costa (CEAC, ED SHS Lille)

Discutant.e Lacth : Céline BarrÚre (MC, ENSAPL, LACTH)

>PrĂ©sentation : Les interventions concerneront l’expĂ©rience et la conception de l’image comme modulation de l’espace dans l’Ɠuvre des historiens d’art Alois Riegl (1858-1905), Heinrich Wölfflin (1864-1945), Wilhelm Worringer (1881-1965), ainsi que la vision comme fonction d’apprĂ©hension haptique chez le philosophe Maurice Merleau-Ponty associant l’optique et le tactile.

>Mots-clés : Espace, image, vision.

Processus et méthode de conception - 4 mars 2020

>Domaine Conception, séance organisée par Frank Vermandel (MC, HDR, ENSAPL)

Chercheur InvitĂ© : Mathias Rollot, (architecte, docteur en architecture, maĂźtre de confĂ©rences TPCAU Ă  l’ENSA de Nancy et chercheur au LHAC)

Doctorante : Anne Gérard (architecte)

Chercheure LACTH: Juliette Pommier (architecte, docteure en architecture, maĂźtre de confĂ©rence TPCAU Ă  L’ENSAP Lille)

Discutant LACTH : Ă  confirmer

>PrĂ©sentation : En examinant, Ă  partir d’études de cas, la maniĂšre dont la recherche architecturale s’empare de la question de la conception du projet, nous placerons l’angle de rĂ©flexion de cette sĂ©ance sous un double aspect : celui de la conception architecturale – autour de quelques termes clĂ©s : temporalitĂ©s, mĂ©thodes, doctrines –, et celui du processus de fabrication de la recherche elle-mĂȘme. Pourquoi et comment dĂ©velopper une recherche sur la conception architecturale ? Comment un chercheur, jeune ou confirmĂ©, constitue-t-il, sur ce terrain spĂ©cifique, son objet d’étude et sa stratĂ©gie de recherche?

>Mots clés : conception, temporalités, processus, méthodes, théories, doctrines.

Productions graphiques dans la recherche en architecture et en paysage - 25 novembre 2020

Organisation, conception :

  • Ekaterina Shamova - Historienne de l’art contemporain, Doctorante au LACTH
  • NoĂ©mie Devaux - Architecte, Doctorante au LACTH

Chercheurs invités :

  • Oscar Barnay, Architecte, Doctorant ENSASE/UJM
  • CĂ©cile Mattoug, Architecte, Doctorante en gĂ©ographie, laboratoire GĂ©ographie-citĂ©s, Université Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne & ADEME

Discutant : Frank Vermandel - Architecte, MC Hdr, responsable du domaine conception du LACTH

Présentation :

Cette sĂ©ance de l’atelier sera axĂ©e autour des productions graphiques (dessins, photographies, cartes, schĂ©mas, etc.) des doctorant.e.s, qui servent ou accompagnent leur recherche. Servant d’outils de mĂ©thode ou d’outils d’analyse, les productions graphiques sont intrinsĂšquement liĂ©es aux conditions de production de ces mĂȘmes Ă©lĂ©ments. En quoi ces productions graphiques permettent de tester les hypothĂšses, ou les faire Ă©voluer ?

Les deux recherches s’attellent aux reprĂ©sentations de l’espace et questionnent leur rĂŽle dans la dĂ©finition d’approches sensibles. Quelles pratiques de la transformation de l’espace permettent-elles de mettre en lumiĂšre ? Quels sont les enjeux que soulĂšve l’emploi de productions graphiques dans les pratiques architecturales, urbaines & paysagĂšres ?

Quels rĂŽles endossent ces reprĂ©sentations visuelles dans l’apprĂ©hension de ces pratiques ? Comment fabrique-t-on ces images, comment fonctionnent-elles ? Telles sont les questions sur lesquels se pencheront les intervenant.e.s de cette sĂ©ance.

Mots clés : méthode, outil, représentation, pratiques, recherches, production graphique.

Visio conférence via Zoom >

  • Identifiant : 922 2265 2403
  • Mdp: hYjvD3

 

« Du mode d’existence de l’image photographique en architecture. »

Oscar Barnay, architecte, Doctorant ENSASE / UJM , ThÚse mention « Architecture / image/ forme » (2018), Sous la direction de DaniÚle Méaux & Manuel Bello-Marcano.

Cette intervention se proposera d’interroger les relations qui unissent la photographie et l’architecture et, plus particuliĂšrement, la façon dont l’image -notamment photographique -participe de la pensĂ©e architecturale.

Elle se penchera en premier lieu sur les diffĂ©rents modes d’existence des images photographiques en architecture, afin de mettre en lumiĂšre les enjeux et les valeurs que soustendent ces pratiques. Elle visera ensuite Ă  questionner de façon plus large les liens profonds qui existent entre la pensĂ©e par l’image, la recherche et la crĂ©ation architecturale & paysagĂšre.

 

« Penser et représenter la production de la ville par les écritures du vécu à partir des friches urbaines. »

Cécile Mattoug, architecte, doctorante en géographie (2017), Laboratoire Géographie-cités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne & ADEME, Sous la direction de Jean-Marc Besse et de Sandra Parvu.

Cette thĂšse propose une exploration et une analyse des friches urbaines dans la banlieue nord de Paris. Espaces vides de bĂąti en milieu urbain et ne bĂ©nĂ©ficiant pas de statut stable, les friches urbaines sont des espaces-temps aux multiples ressources. Le parti-pris de cette recherche est de considĂ©rer les rapports de force sociaux et politiques qui se dĂ©clarent entre les acteurs de leur appropriation et de leur amĂ©nagement comme des Ă©critures du vĂ©cu. Ces espaces d’expĂ©riences et ces horizons d’attentes hĂ©tĂ©rogĂšnes et divergents sont autant d’usages et de reprĂ©sentations qui sont saisis pour donner Ă  voir les subjectivitĂ©s de ce terrain à la fois fragile, multiple, et mouvant.

Cette intervention prĂ©sentera l’approche ethno-gĂ©ographique et les outils de reprĂ©sentation dĂ©veloppĂ©s dans la thĂšse. Partant des matĂ©rialitĂ©s de ces espaces pour saisir la production mĂ©tropolitaine en cours dans la banlieue nord de Paris, la recherche s’attache Ă©galement à dĂ©finir des dispositifs graphiques et narratifs pour restituer les expĂ©riences et les rapports de force qu’offrent les ressources et des friches urbaines.

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Quels outils pour quels récits ? Traduire les pratiques et les recherches en architecture et en paysage - 17 février 2021

Quels outils pour quels récits ?  Traduire les pratiques et les recherches en architecture et en paysage

Séminaire exclusivement à distance en raison de la crise sanitaire

Organisation, conception :

  • Benjamin Delaunay Architecte D.E., Doctorant au LACTH
  • Anne GĂ©rard Architecte D.E. H.M.O.N.P., Doctorante au LACTH
  • Rosane Lebreton Architecte D.E., Doctorante au LACTH et LGL, LiĂšge
  • Intervenant·e·s invité·e·s :
  • CĂ©line BarrĂšre Docteure en urbanisme, MC, Co-Directrice du LACTH, Chercheure associĂ©e au CRH-LAVUE UMR CNRS 7218
  • Didier Debaise Docteur en philosophie, Chercheur au FNRS, Enseignant Ă  l'UniversitĂ© Libre de Bruxelles.
  • Axelle GrĂ©goire Architecte D.E. H.M.O.N.P., Enseignante Ă  l'ESAD-Valenciennes, Doctorante au CESCO (Ă©q. TEEN) Museum National d'Histoire Naturelle
  • Sophie Jacquin Architecte D.E., DPEA Recherches, CAP EbĂ©niste, H.M.O.N.P. en cours
  • AnaĂ«lle MahĂ©o Architecte D.E., Doctorante au CRH, UniversitĂ© de Paris Nanterre + ENSAPVS
  • Aure-Élise Mahieu, Architecte D.E. H.M.O.N.P.
  • Ekaterina Shamova, Historienne de l'art contemporain, Doctorante au LACTH

Discutante :

Catherine Grout 

Professeure en esthétique, Chercheure au LACTH, Présidente de la commission recherche, Référante formation doctorale

Mots clés : récit, méthode, outil, pratiques, recherches, lieu, temporalité.

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Evénements - 19 mai 2021

Atelier des doctorant·e·s : Evénement

Organisation, conception, interventions :

  • Ekaterina Shamova - Historienne de l’art contemporain, Doctorante au LACTH
  •  Catherine Giuli - Architecte, Doctorante au LACTH
  •  Juliette Pernin - Architecte, Doctorante au LACTH
  •  Yassine Kebir - Architecte, Doctorant au LACTH

La nouvelle Ă©dition de l’Atelier des Doctorants  rĂ©unira des travaux de recherche autour de la notion de l’EvĂ©nement. Le sociologue Louis QuĂ©rĂ© suggĂšre que « [l]’évĂ©nement a la capacitĂ© de crĂ©er et de nouer les situations[1] ». Plusieurs rĂ©flexions s’articuleront ; entre  une pratique rĂ©volutionnaire qui questionne le fait historique et sa consĂ©quence sur le fondement scientifique de l’« Explosion en architecture », les enjeux de l’espace public s’exerçant comme corrĂ©latif du mouvement et d’une chorĂ©graphie individuelle et collective, l’ordinaire et le banal qui oscillent entre  perception de l’objet et Ă©merveillement de la technique, ou encore ces lieux d’exposition et d’interaction oĂč se fabriquent  les concepts et se propulse l’art de bĂątir.

Dans le cadre de leurs travaux respectifs les doctorants s’interrogeront sur la temporalitĂ© stricto sensu de l’expĂ©rience sensorielle et relationnelle, de la pĂ©rennitĂ© de la forme, de la pertinence sociale de la dĂ©monstration technique et de la valeur intrinsĂšque de l’évĂšnement, de l’architecture.  

[1] QuĂ©rĂ©, L., «Entre fait et sens. La dualitĂ© de l’évĂ©nement », Lavoisier | « RĂ©seaux », 2006/5 no 139, p.187

 

 

« La traversĂ©e qui interroge – quel statut pour le passant ? »

 Ekaterina Shamova, historienne de l’art contemporain, doctorante au LACTH, domaine « Conception », sous la direction de Catherine Grout

Cette intervention interrogera certaines relations qui peuvent Ă©merger dans l’espace public, Ă  travers un corpus de projets de marches collectives qui intĂšgrent un protocole chorĂ©graphique et une certaine vision de prĂ©sence individuelle et collective dans l’espace, en mouvement. Notamment, elle s’attachera Ă  Ă©tablir la nature de rapports qui se produisent sur la durĂ©e du projet entre le groupe marchant et ceux et celles dont il est susceptible de solliciter l’attention. Cette rĂ©flexion s’appuiera en premier lieu sur les composantes corporelle, sensorielle et relationnelle qui font Ă  la fois partie du protocole de ces projets et qui Ă©mergent d’une certaine façon dans l’expĂ©rience de ses participants. Celles-ci forment Ă©galement des soubassements des dynamiques entre le groupe et ceux ou celles qui le voient.

Ainsi, la notion d’évĂ©nement sera ici Ă  Ă©tayer du point de vue d’une situation particuliĂšre et d‘une temporalitĂ© spĂ©cifique qui permettent de questionner la relation avec cet autrui qui incarne des statuts hĂ©tĂ©rogĂšnes : celui d’un passant, d’un spectateur potentiel, d’un membre du public, voire d’un participant. De surcroĂźt, l’inscription d’un projet chorĂ©graphique de marche collective dans l’espace traversĂ© permettra de faire Ă©merger les maniĂšres dont l’espace public peut ĂȘtre partagĂ© et des processus qui le sous-tendent, tout en rĂ©vĂ©lant les potentialitĂ©s de cet espace du point de vue relationnel, sensible et politique.

 

Mots clés : attention, spectateur, espace public, événement chorégraphique, situation, relation

« Les Ă©coles d’art de La Havane. Fondements scientifiques de “l’explosion” en architecture .»

Catherine Giuli, architecte, doctorante au LACTH, domaine « Histoire », sous la direction d’Eric Monin

En 1961, peu aprĂšs la RĂ©volution cubaine, Fidel Castro et le Che se retrouvent pour une partie de golf au Country club de La Havane abandonnĂ© aprĂšs la rĂ©volution. C’est lĂ  que germent dans leur esprit l’idĂ©e d’y construire cinq Ă©coles d’art afin de fonder une communautĂ© artistique. Pour entreprendre un tel projet, trois jeunes architectes sont convoquĂ©s, Ricardo Porro de nationalitĂ© cubaine coordonne le projet et prend sous sa responsabilitĂ© les Ă©coles d’arts plastiques et de danse moderne. Il fait appel Ă  deux jeunes architectes italiens Roberto Gottardi et Vittorio Garatti chargĂ©s de la conception des Ă©coles de danse classique, de musique et des arts de la scĂšne.

Il s’agit de montrer lors de cette communication d’une part comment ces Ă©difices sont l’instrument de l'Ă©vĂ©nement historique et comment l’architecture est entendue dans ce cas comme pratique rĂ©volutionnaire en rĂ©pertoriant les fondements scientifiques de  l'« explosion » en architecture — expression qu’emploie Ricardo Canella (architecte, fils de Guido Canella et enseignant Ă  la facultĂ© d’architecture de Milan lors d’une confĂ©rence Ă  l’occasion du festival d’Architecture de Parme en 2007 intitulĂ© “Paysage public” au sujet mĂȘme de ces Ă©coles)

D’autre part, il s’agit Ă©galement de montrer comment ces Ă©difices fondent un Ă©vĂ©nement dans la vie des formes. Davide Guido lors de sa thĂšse dirigĂ©e par Guido Canella en 2006 dont l’introduction traite des « Continents formels dans l’Ɠuvre de R Porro » esquisse l’importance de l’univers formel des Ă©coles d’art ainsi que de leurs rĂ©fĂ©rences architecturales, artistiques et littĂ©raires convoquĂ©es au fondement des projets, fondement issu de la rencontre de la culture europĂ©enne avec celle du continent latino-amĂ©ricain.

Enfin, les Ă©coles d’art seront vues comme un instrument de l’évĂ©nement culturel continu puisqu’elles participent toujours Ă  la vie culturelle de la capitale havanaise et continuent de former les plus grands artistes cubains qu’ils soient artistes plasticiens, musiciens, comĂ©diens, danseurs classiques et contemporains.

 

Mots clés : explosion, événement, instrument, formes, rencontre, Europe, Amérique Latine

« Il se passe quelque chose dans la rue. L’échafaudage, entre prouesse technique et dĂ©sordre urbain. »

Juliette Pernin, architecte, doctorante au LACTH, domaine « Histoire », sous la direction d’Eric Monin

 

En dĂ©cembre 1905, une Ă©trange construction se dĂ©ploie en l’espace de quelques jours devant la façade de l'Ă©glise de la TrinitĂ© dans le 9Ăšme arrondissement de Paris. Cet Ă©chafaudage d’un genre nouveau, montĂ© avec des Ă©chelles, Ă©tonne les passants et attire rapidement l’attention de la presse de l’époque qui s’en fera largement l’écho. Son aspect aĂ©rien, son montage rapide et sa grande hauteur suscitent des commentaires qui oscillent entre Ă©merveillement et ironie ; certains admirant la prouesse technique et la dentelle de bois, d’autres s’agaçant du coĂ»t certain d’une telle construction pour le contribuable et de sa laideur qui masque l’église.

L’analyse des diffĂ©rents aspects de cette situation urbaine inĂ©dite permettra de questionner la notion d’évĂ©nement et d’ordinaire dans l’espace urbain en s’appuyant sur un corpus mĂȘlant diverses utilisations et reprĂ©sentations d’échafaudages.

Mots clés : échafaudage, événement urbain, cartes postales, technique, espace public.

 

 

« Le bĂ©ton translucide : construction d’une rĂ©alitĂ© fantasmĂ©e autour d'Ă©vĂ©nements marquants de l’architecture. » 

Yassine KEBIR, architecte, doctorante au LACTH, domaine « Histoire », sous la direction d’Eric Monin

 

Les Ă©vĂ©nements marquants de l’architecture sont ceux oĂč se rĂ©unissent les bĂątisseurs, les crĂ©ateurs et les concepteurs du bĂątiment, souvent autour d’un objet, d’un procĂ©dĂ© ou d’une innovation technique. Le bĂ©ton translucide s’inscrit intĂ©gralement dans ce processus qui a amenĂ© les poseurs de verre et les maĂźtres d’Ɠuvres Ă  se poser des questions essentielles sur la forme, le modĂšle, le style et les nuances Ă  apporter Ă  ce produit ; cet alliage de verre et de ciment armĂ©, formant un matĂ©riau novateur et plastique qui se courbe au grĂ© des intentions et des incrustations, n’a eu de cesse de repousser ses limites.

Les glaceries anciennes, les maĂźtres verriers et les industriels ont investi les foires, expositions et salons oĂč se mĂȘlent dĂ©sormais les intentions artistiques aux rigueurs techniques. Parfois avant-gardistes, les stands sont souvent des moments oĂč se rĂ©vĂšlent les possibilitĂ©s audacieuses des matĂ©riaux verriers.

Cette amorphie constante dans la recherche plastique va caractĂ©riser la pĂ©riode de l’entre-deux-guerres et de la reconstruction qui aura pour rĂ©manence l'expressionnisme architectural allemand. VĂ©ritable figure de proue de la tension dynamique du verre, le Pavillon de verre de Bruno TAUT impressionne par son esthĂ©tique et son “ Architecture de LumiĂšre”. De son cĂŽtĂ©, Saint-Gobain Ă©rige ses modĂšles de pavillons dans l’esprit de l’architecture alpine.

 

Mots clĂ©s : Pavillon de verre, tour Signal, BĂ©ton translucide, verre, expressionnisme, Architecture alpine, Saint-Gobain, Bruno TAUT, Erich Mendelsohn, Tour Einstein, Salon des Arts DĂ©coratifs, Foire de Paris, Exposition de l’Habitation, Salon des Arts MĂ©nagers, Exposition d’Arts DĂ©coratifs Ă  Milan, Exposition International de 1937

La notion d'état de l'art en question - 23 juin 2021

La notion d'état de l'art en question

Séminaire exclusivement à distance en raison de la crise sanitaire

Organisation, conception :

Organisation, conception, interventions :

  • TĂ©va Colonneau  Architecte, Doctorant au LACTH
  • Camille Delie Architecte, Doctorante au LACTH
  • MĂ©lusine Pagnier Architecte HMONP, Doctorante au LACTH

Intervenant.e.s, invité·e·s :

  • Benjamin Delaunay Architecte, Doctorant au LACTH
  • Clara Leverd Architecte HMONP, Atelier SMAGGE
  • MĂ©lusine Pagnier Architecte HMONP, Doctorante au LACTH
  • Roxane Wormser Paysagiste, Doctorante au LACTH

Discutants :

  • Etudiants masters (invitĂ©s) et doctorants
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La constitution d’un Ă©tat de l’art s’apparente souvent Ă  une Ă©tape prĂ©liminaire importante, intrinsĂšque au dĂ©marrage de l’écriture de la thĂšse, qui se destine Ă  dĂ©montrer la fiabilitĂ© et l’originalitĂ© d’une question donnĂ©e. C’est aussi un travail de restitution qui permet d’exprimer le positionnement d’une recherche, d’apporter des connaissances prĂ©cises, tout en montrant que son dĂ©veloppement se distingue des approches prĂ©cĂ©dentes. Si du point de vue mĂ©thodologique l’état de l’art est souvent formulĂ© au travers du dĂ©veloppement de la partie thĂ©orique du travail de recherche, du point de vue sĂ©mantique, il peut ĂȘtre dĂ©fini comme Ă©tant un Ă©tat de connaissance fait dans un domaine particulier, Ă  un moment donnĂ©. Pourtant, en architecture, considĂ©rĂ©e Ă©galement comme point d’ancrage et d’articulation du raisonnement scientifique de la thĂšse, on observe que la notion d’état de l’art mĂ©lange Ă  la fois des pratiques de recherche formelles, informelles ou intentionnelles qui contribuent Ă  faire Ă©voluer la collecte d’ informations, la mise en lien des connaissances et des idĂ©es au fur Ă  mesure du travail d’écriture. Du fait de la diversitĂ© des approches et des Ă©chelles d’intervention de la recherche en architecture, comment faut-il donc caractĂ©riser la notion d’état de l’art dans cette derniĂšre ? Quels sont ses aspects mĂ©thodologiques ? sĂ©mantiques ? Dans quelles mesures peut-on alimenter et interprĂ©ter un Ă©tat de connaissance en architecture Ă  partir de sources peu communes ? 

En convoquant des exemples de travaux achevĂ©s ou en cours liĂ©s au sujet de l’état de l’art, cet atelier propose d’approfondir la connaissance et les compĂ©tences mĂ©thodologiques des doctorants inscrits au LACTH ainsi que celles des Ă©tudiants de Master inscrits en sĂ©minaire de recherche Ă  l’ENSAPL.

Mots clĂ©s : Ă©tat de l’art, restitution, approche, mĂ©thodologie, diversitĂ©, sources 

Programme :

  • 14:00 Accueil 
  • 14:15 
  1. Introduction : Notions d’état de l’art : concepts et gĂ©nĂ©ralitĂ©s - TĂ©va Colonneau 
  2. SESSION 1: L’ÉTAT DE L’ART DANS LA RECHERCHE EN ARCHITECTURE : UNE DIALECTIQUE ENTRE APPROCHE THÉORIQUE ET APPROCHE SENSIBLE ? 
  • 14:30 

Etat de l’art sur les pratiques collaboratives en architecture : de la ressource thĂ©orique Ă  l’expĂ©rimentation pratique MĂ©lusine Pagnier 

  • 14:55-15:10 

Discussion 

  • 15:10 

Etat de l’art et pluralitĂ© des langages - Roxane Worsmer 

  • 15:35-15:50 

Discussion 

  • 15:50-16:05 Pause café 

SESSION 2: L’ÉTAT DE L’ART ET SES ÉTATS DANS LA RECHERCHE EN ARCHITECTURE : MANIFESTATIONS DIVERSES ET APPROCHES CROISÉES 

  • 16:05 

Etat(s) de l’art : manifestation et approche croisĂ©e - Clara Leverd 

  • 16:30-16:45 

Discussion 

  • 16:45 

Approche de l’état de l’art par la publicitĂ© : dĂ©pouillement de revues datant de 1945 Ă  1975 pour identifier des composants plastiques de couverture - Benjamin Delaunay 

  • 17:10-17:25 

Discussion 

  • 17:30 

Fin du séminaire 

« Etat de l’art sur les pratiques collaboratives en architecture : de la ressource thĂ©orique Ă  l’expĂ©rimentation pratique » 

Mélusine Pagnier, architecte HMONP, doctorante au LACTH, domaine « Conception », sous la direction de Frank Vermandel et co-encadrement de Béatrice Mariolle 

Cette intervention propose de faire Ă©tat de la construction d’une mĂ©thode de recherche-action, Ă  partir d’un Ă©tat de l’art thĂ©orique sur les pratiques collaboratives en architecture. La recherche prĂ©sentĂ©e interroge les possibilitĂ©s d’action qu’offrent ce type de dĂ©marches pour lutter contre la prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique du logement. Prenant appui sur l’histoire du logement social d’aprĂšs-guerre (1914-1918) oĂč le mouvement des Castors a contribuĂ© de façon significative Ă  l’urgence de la reconstruction du logement en France, nous faisons l’hypothĂšse que les pratiques collaboratives pourraient une nouvelle fois, permettre de rĂ©pondre Ă  l’une des urgences de notre siĂšcle : la rĂ©novation du bĂąti existant. Cette recherche s’attache d’une part, Ă  exposer les enjeux de transformation du rĂŽle, du statut et des pratiques de l’architecte ; et d’autre part, Ă  dĂ©velopper des systĂšmes de co-production avec les habitants, dans les citĂ©s miniĂšres du Bassin Minier, en vue de leur rĂ©novation. 

Nous prĂ©senterons un Ă©tat de l’art majoritairement constituĂ© d’articles universitaires pluridisciplinaires ayant permis de retracer l’évolution des pratiques collaborative Ă  travers l’histoire, interrogeant Ă  la fois les diffĂ©rents outils qui permettent d’analyser et de catĂ©goriser ce type de dĂ©marche, ainsi que le dĂ©placement des postures de l’expert et de l’habitant qui en dĂ©coule. A partir de ces constats, nous exposerons les conditions nĂ©cessaires au basculement de la thĂ©orie Ă  la pratique, pour comprendre comment une expĂ©rimentation concrĂšte pourrait nourrir la dĂ©marche de cette recherche. 

L’application de la recherche au territoire du Bassin Minier du Nord et du Pas-de-Calais permet en effet d’étayer un certain nombre de questionnements. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012, les citĂ©s miniĂšres classĂ©es du Bassin Minier constituent un terrain d’étude et d’expĂ©rimentation propice, avec une forte prĂ©caritĂ© Ă©conomique et Ă©nergĂ©tique, et un important rĂ©seau de solidaritĂ©. La relation privilĂ©giĂ©e avec le bailleur social Maisons et CitĂ©s a notamment permis de projeter une permanence architecturale dans une citĂ© miniĂšre des environs de Lens, en partenariat avec la CommunautĂ© d’AgglomĂ©ration de Lens LiĂ©vin. Cette expĂ©rience d’immersion, d’observation, mais aussi d’expĂ©rimentation alimentera ainsi un ensemble des questions soulevĂ©es dans l’état de l’art. 

Mots clés : recherche-action, pratiques collaboratives, co-production, rénovation, cités miniÚres, patrimoine classé 

« Etat de l’art et pluralitĂ© des langages » 

Roxane Worsmer, paysagiste, doctorante au LACTH, domaine « Conception », sous la direction de Catherine Grout et co-encadrement de Dominique Henry 

« Nous dirions qu’elle [la recherche en situation d’expĂ©rimentation] fait avant tout advenir un chercheur Ă  l’imaginaire hĂ©terolingue, Ă  savoir un chercheur bien sĂ»r expĂ©rimentĂ© dans la pratique de son idiome spĂ©cialisĂ© (le langage d’une science sociale) mais aussi, pareillement habile pour composer avec d’autres langages. » 

Pascal Nicolas-Le Strat, Quand la sociologie entre dans l’action, p22 

L’état de l’art induit implicitement une restitution de l’ordre du langage Ă©crit. Il relate et analyse un Ă©tat de connaissance, puis il Ă©tablit un premier dialogue entre chacune des notions et chacun des auteurs. Dans le cadre de mes recherches, je travaille sur des temps de concertations qui rassemblent des professionnels de l’amĂ©nagement paysager, des citoyens et des enfants autour d’une mĂȘme table afin d’établir un dialogue. Est proposĂ© aujourd’hui comme prĂ©requis Ă  ce dialogue, une mise Ă  niveau de chacun des acteurs de la concertation pour en Ă©quilibrer les Ă©changes et le dĂ©veloppement d’arguments. Qu’en est-il alors pour un Ă©tat de l’art qui rassemble des sources de tout ordre et parfois peu communes ? Comment Ă©tablir une dialectique pertinente entre des Ă©crits et des Ă©vĂšnements ? 

Je cite Pascal Nicolas-Le Strat pour introduire cette pluralitĂ© de langages auxquels je me confronte actuellement en tant que primo-doctorante. Face Ă  cette pluralitĂ© initialement perçue comme une difficultĂ© dans mes travaux depuis le sĂ©minaire d’initiation Ă  la recherche, je me demande aujourd’hui de quel ordre peut ĂȘtre mon habiletĂ© Ă  faire dialoguer ces nombreuses sources. 

Par un retour d’expĂ©rience sur la mise en place de mon sujet de thĂšse et l’état actuel de mes recherches, je souhaite interroger les diffĂ©rents outils de retranscription que je compte mobiliser au fils de mon travail. En ce sens, dans quelles mesures les rendre exploitables au regard des supports conventionnels ? 

Cette question entre en résonnance avec un questionnement critique que je porte au regard des travaux de Pierre- Yves Guihéneuf sur la concertation1

1 Pierre-Yves GuihĂ©neuf, Garantir la concertation, Ed. Charles LĂ©opold Mayer, 2017 . Pour rendre une ressource lĂ©gitime, est-il nĂ©cessaire de la « garantir » et donc de l’objectiver ? Alors que je travail sur des Ă©vĂšnements subjectifs, je m’interroge sur la pertinence d’en changer le statut pour les mettre en dialogue avec des sources thĂ©oriques. 

Mots clés : langage écrit, concertations, dialogue, paysage, acteurs, résonance subjectif/théorique 

« Etat(s) de l’art : manifestation et approche croisĂ©e »

Clara Leverd, architecte HMONP, Atelier SMAGGHE

Comment l’objet de collection(s) peut-il ĂȘtre considĂ©rĂ© comme Ă©lĂ©ment de conception ? Conception d’un rĂ©cit, d’une oeuvre, d’un discours, voire support d’une revendication ? Quelles sont les conditions pour instituer un Ă©tat de l’art par rapport Ă  un sujet dĂ©fini ? Permet-il de dĂ©finir le plus justement possible le sujet d’un travail de recherche ? Dans quelle mesure, par le biais de quels procĂ©dĂ©s, est-il possible de l’atteindre ? Quelle place est laissĂ©e Ă  l’incertitude, au doute, dans la recherche ? A travers le travail de Madelon Vriesendorp, peintre hollandaise connue notamment pour la couverture de l’ouvrage Delirious New York de Rem Koolhaas, il sera ici question de voir comment les collections, les archives et leur Ă©volution ont permis et permettent d’extraire des problĂ©matiques actuelles liĂ©es Ă  la pratique artistique et architecturales. 

Temps et achĂšvement : l’état de l’art remis en question dans le processus de recherche : L’état de l’art amĂšne de maniĂšre inhĂ©rente la question du temps et de l’achĂšvement. Il propose en effet de figer, Ă  un moment dĂ©fini et Ă  partir d’une quantitĂ© d’élĂ©ments – matĂ©riels (objets, revues, articles, peintures) et immatĂ©riels (hypothĂšses, suggestions, Ă©tat de rĂ©flexion, pensĂ©es) – une question prĂ©cise visant Ă  une restitution rĂ©digĂ©e, organisĂ©e et datĂ©e. Dans le cadre d’une recherche liĂ©e au travail d’un artiste ou architecte (encore vivant) comment prendre en compte les Ă©volutions/projets futurs ? Comment un chercheur peut-il considĂ©rer dĂšs le dĂ©part de sa recherche les substances – matiĂšres, textes, objets Ă  venir dans le cadre d’un travail de recherche ? A travers quels processus ? 

InterprĂ©tations : La question du statut hypothĂ©tique des rĂ©flexions du chercheur est omniprĂ©sente. Par une approche interprĂ©tative des sources existantes (dans ce cas, les peintures de l’artiste Madelon Vriesendorp) et par le biais d’un travail de recherche menĂ©e en master qui a menĂ© Ă  la rĂ©daction de deux articles avec VĂ©ronique Patteeuw (De Witte Raaf et Log.), il sera ici question de voir comment l’absence d’interviews, d’échanges avec Madelon Vriesendorp n’a pas Ă©tĂ© un frein. Au contraire, c’est une libertĂ© interprĂ©tative, ou le principe de « misinterpretation » (mauvaise interprĂ©tation) qui a permis de requestionner son travail de maniĂšre originale. 

Mots clés : collection, accumulation, archiver, processus, liberté interprétative 

«Approche de l’état de l’art par la publicitĂ© : dĂ©pouillement de revues datant de 1945 Ă  1975 pour identifier des composants plastiques de couverture.»

Benjamin Delaunay, architecte, doctorant au LACTH, domaine « Histoire », sous la direction de Eric Monin et co-encadrement avec Catherine Blain

L’intervention propose de questionner une approche spĂ©cifique et peu commune de la constitution de l’état de l’art, tout en prĂ©sentant les aspects mĂ©thodologiques qui y sont liĂ©s : le dĂ©pouillement de revues et le recensement de publicitĂ©s. 

En effet, le point de dĂ©part de la recherche est basĂ© sur l’étude et la mise en relation de produits du second oeuvre en matiĂšres plastiques datant des Trente Glorieuses, qui ont participĂ© Ă  l’évolution de l’art de bĂątir. Plus prĂ©cisĂ©ment, nous nous intĂ©ressons ici aux composants de couverture, liant Ă  la fois les notions de plastique, technique, lumiĂšre et architecture. Ainsi, l’approche choisie par la publicitĂ© permet de cerner la crĂ©ation, l’essor, le dĂ©veloppement et l’arrĂȘt de production de certains produits, mais aussi, dans le mĂȘme temps, de rĂ©vĂ©ler l’importance de l’industrie plasturgique d’aprĂšs-guerre. Il est alors possible d’identifier et de relier la production, les entreprises, les normes et la construction. 

La publicitĂ© est un document clĂ© dans ce travail puisqu’elle est un vecteur de communication et de valorisation d’époque, fournissant ainsi au lecteur diffĂ©rents types d’élĂ©ments : des noms (de marque, de produits, etc.), des slogans, des localisations, des rĂ©fĂ©rences, des numĂ©ros (de brevet ou du CSTB) ou encore l’éditeur ou l’illustrateur, pour ne citer que ceux-la. De plus, l’étude des publicitĂ©s rend « rapidement » possible l’analyse par comparaison, car les qualitĂ©s, les caractĂ©ristiques, sont mises en avant afin d’orienter l’architecte, l’entreprise, etc., pour l’inciter Ă  choisir le produit reprĂ©sentĂ©. Cela permet Ă©galement de comparer Ă  la fois des produits similaires, ou des produits concurrents comme les composants verriers par exemple. 

C’est donc au travers d’exemples de publicitĂ©s et de la prĂ©sentation de la mĂ©thodologie de recensement, d’analyse et de synthĂšse, que cette approche de l’état de l’art sera exposĂ©e, tout en montrant comment l’usage d’une source peu commune peut permettre l’émergence et le dĂ©veloppement d’une problĂ©matiques, et d’hypothĂšse de travail, dans le cadre d’une thĂšse de doctorat. 

Mots clés : publicités, plastique, matériau de construction, Trente Glorieuses, recensement

La recherche face à la crise. Que reste-t-il ? - 15 décembre 2021

La recherche face Ă  la crise. Que reste-t-il ?

Organisation, conception :

  • Anne GĂ©rard architecte D.E. H.M.O.N.P., doctorante au LACTH
  • Roxane Wormser Paysagiste, doctorante au LACTH

Plus d’un an aprĂšs le premier confinement, des rapports d’analyse et tĂ©moignages Ă  propos de l’impact de la crise sanitaire sur les recherches Ă©mergent. Un constat est unanime : la crise sanitaire a manifestement changĂ© certains modes de faire, notamment en ce qui concerne l’accĂšs au numĂ©rique et l’enseignement Ă  distance. Les dispositifs se sont multipliĂ©s pour garantir la continuitĂ© des recherches. La crise a Ă©galement eu un impact sur la pratique du paysagiste et de l’architecte en tant que praticien.nes. Aujourd’hui, que nous reste-il de la crise sanitaire et des confinements successifs dans nos pratiques, nos recherches et nos enseignements ?

A propos de la pratique de projet, de l’enseignement, de l’enquĂȘte de terrain ou de la rĂ©daction, explorons ensemble les traces que nous a laissĂ©es la pandĂ©mie Ă  ce jour.

Mots clĂ©s : crise sanitaire, confinement, distanciation sociale, enquĂȘte, Ă©criture, Ă©changes, mĂ©thodes, outils, numĂ©rique, pĂ©dagogie, temporalitĂ©s, lieux.

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Catherine GROUT

Catherine GROUT

Professeure et coordinatrice du séminaire doctoral

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