La base d’un travail pour des années
Le 9 janvier dernier avait lieu dans la commune d’Agenvilliers la présentation publique de l’atelier de projet de Master paysage (DEP 2 et 3) de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille, en partenariat avec le Parc naturel régional Baie de Somme Picardie maritime.
Durant le semestre, les 16 étudiant.e.s paysagistes de l’atelier de Dominique Henry ont développé un projet de paysage à l’échelle du bassin versant de la Maye, fleuve côtier de 30kms linéaires se jetant dans la baie de Somme.
Un tracé de liaison douce à l’étude en est le point de départ.
Le travail s’est attaché à considérer cette liaison douce non pas uniquement comme un axe de déplacement, mais comme un levier de projet afin de valoriser et de relier les paysages de la vallée de la Maye, du plateau du Ponthieu et de la forêt domaniale de Crécy. Il s’agissait de dépasser la seule question de l’itinéraire pour penser un projet de paysage global, intégrant les usages du quotidien, les enjeux agro-écologiques, patrimoniaux, d’espaces publics, et les dynamiques d’évolution villageoises.
37 panneaux A0, désormais confiés au PNR, développent des projets transversaux: il y est question d’aménager ou de baliser des parcours attractifs complémentaires à l’offre de mobilité douce, de développer les lisières et des continuités écologiques à travers des projets agroécologiques, de gérer les milieux écologiques fragiles de prairies humides, de ménager des points de vue et des accès ponctuels au fleuve, ou encore de favoriser un urbanisme villageois de qualité. Le tout est fondé sur de nombreux retours au terrain, des ateliers de partage cartographiques, des parcours commentés pour calibrer les projets au plus juste des possibilités d’agir de ces communes, des acteurs et citoyen.ne.s engagé.e.s.
Lire l’article du Courrier Picard du 24 janvier 2026