S10-A105 : 2eme CYCLE MASTER
A810 : Conception - Atelier Printemps M Berteloot V Patteeuw
Responsables : Mathieu BertelootVéronique Patteeuw
Objectifs
5 mots-clefs :
ECOLOGIE – ECONOMIE – TRANSFORMATION – STRUCTURE – AUGUSTE PERRET
Objectifs :
1.Se saisir les théories d’Auguste Perret afin de penser sa pertinence contemporaine
2.Apprendre de l’existant et développer une capacité d’intervention dans une économie de moyens par la matière, la structure …
3.Saisir la question de l’habiter au sens large
ECOLOGIE – ECONOMIE – TRANSFORMATION – STRUCTURE – AUGUSTE PERRET
Objectifs :
1.Se saisir les théories d’Auguste Perret afin de penser sa pertinence contemporaine
2.Apprendre de l’existant et développer une capacité d’intervention dans une économie de moyens par la matière, la structure …
3.Saisir la question de l’habiter au sens large
Contenu
Comment habiter le monde ? Depuis la publication The Limits to Growth (1972) nous savons qu'il existe des limites à la croissance. Quel rôle l'architecture peut-elle jouer à l'ère de l'accélération incessante ? Quelles formes architecturales pour un territoire de plus en plus fragmenté ? Quels programmes citoyens pour une société de plus en plus individualisée ? Comment pouvons-nous utiliser le sol comme ressource pour l'architecture ? Quel est l'impact de la circularité sur l'acte de construire ? Et de quelle manière la permanence de la forme peut-elle s'accommoder de la résilience ? Les débats actuels suggèrent souvent que, pour faire face à notre monde en mutation, nous devons inventer de nouveaux modes de pensée, d'action et de conception. Pourtant, si nous examinons de près l'histoire récente de l'architecture, un certain nombre de théories et de pratiques architecturales peuvent offrir, une fois revisitées, des perspectives intéressantes dans le contexte, du nouveau régime climatique, comme l’a proposé Bruno Latour.
Relire l’œuvre d’Auguste Perret. Studio Spolia part d’une relecture contemporaine de références architecturales. L’échelle de l’architecture, sa matérialité, sa structure, sa typologie et son histoire constituent des éléments clés. Dans le passé, ces éléments ont fait l’objet d’analyses et de projets par une relecture des œuvres de John Hejduk, Gio Ponti, Sigurd Lewerentz ou Roland Simounet.
En 2022-2023, Studio Spolia explore le potentiel de la structure à partir de l’œuvre de Auguste Perret (1874-1954). Le garage de la rue de Ponthieu (détruit), les ateliers Esders (détruit) ou les différentes halles industrielles (Wallut, Marinoni…) témoignent de son attention particulière pour la question de l’ossature au sens « du squelette rythmé, équilibré, symétrique de l’animal ». Ce terme, « exosquelette » qu’il utilise, permet de comprendre la pertinence du travail et la pensée de Perret à l’heure actuelle, soit le croisement entre une « vérité constructive » et la résilience de l’architecture. Aujourd’hui, les enjeux environnementaux nous invitent à repenser nos modes de production contemporaine vis-à-vis de l’existant notamment quand il s’agit de structures poteaux / poutres en béton. Quel l’héritage est à chercher du côté de Hennebique, ou Perret ? De quelle manière la question de la structure permet de penser des projets avec une économie de moyen, avec une conscience quant à leur bilan carbone, ou encore quant à la pénurie des ressources ?
Imaginer la transformation des anciens abattoirs du Havre. Situé boulevard de Graville, à proximité du quartier des Neiges, en bordure du territoire portuaire, les abattoirs détruits durant la seconde guerre mondial seront reconstruits à partir de 1953 par Théo Sardnal (1898-1984), architecte spécialisé dans les équipements industriels et formé par Auguste Perret. Sardnal met en œuvre sur 10 000 m2 de surface, le langage architectural moderne de son professeur : structure poteau-poutre sur une trame de 8 m permettant la standardisation et la préfabrication des éléments, béton armé brut de décoffrage, calepinage soigné des panneaux de remplissage, pavés de verre… La halle monumentale du marché aux bestiaux est surnommée « la cathédrale » pour les immenses piliers qui la soutiennent et les verrières qui l’illuminent. Les ateliers étaient à l’époque mécanisés, des rampes servaient au chargement et au déchargement, la surélévation rendait plus aisés l’entretien et le contrôle des kilomètres de canalisations en sous-sol. Les toits en shed munis de volets permettaient eux l’aération. Les sols dallés et les murs recouverts de grès cérame témoignent encore aujourd’hui du passé industriel de ce site fermé depuis 1987. En parallèle du studio, les étudiants sont encouragés à suivre le séminaire de recherche dans le même domaine.
Relire l’œuvre d’Auguste Perret. Studio Spolia part d’une relecture contemporaine de références architecturales. L’échelle de l’architecture, sa matérialité, sa structure, sa typologie et son histoire constituent des éléments clés. Dans le passé, ces éléments ont fait l’objet d’analyses et de projets par une relecture des œuvres de John Hejduk, Gio Ponti, Sigurd Lewerentz ou Roland Simounet.
En 2022-2023, Studio Spolia explore le potentiel de la structure à partir de l’œuvre de Auguste Perret (1874-1954). Le garage de la rue de Ponthieu (détruit), les ateliers Esders (détruit) ou les différentes halles industrielles (Wallut, Marinoni…) témoignent de son attention particulière pour la question de l’ossature au sens « du squelette rythmé, équilibré, symétrique de l’animal ». Ce terme, « exosquelette » qu’il utilise, permet de comprendre la pertinence du travail et la pensée de Perret à l’heure actuelle, soit le croisement entre une « vérité constructive » et la résilience de l’architecture. Aujourd’hui, les enjeux environnementaux nous invitent à repenser nos modes de production contemporaine vis-à-vis de l’existant notamment quand il s’agit de structures poteaux / poutres en béton. Quel l’héritage est à chercher du côté de Hennebique, ou Perret ? De quelle manière la question de la structure permet de penser des projets avec une économie de moyen, avec une conscience quant à leur bilan carbone, ou encore quant à la pénurie des ressources ?
Imaginer la transformation des anciens abattoirs du Havre. Situé boulevard de Graville, à proximité du quartier des Neiges, en bordure du territoire portuaire, les abattoirs détruits durant la seconde guerre mondial seront reconstruits à partir de 1953 par Théo Sardnal (1898-1984), architecte spécialisé dans les équipements industriels et formé par Auguste Perret. Sardnal met en œuvre sur 10 000 m2 de surface, le langage architectural moderne de son professeur : structure poteau-poutre sur une trame de 8 m permettant la standardisation et la préfabrication des éléments, béton armé brut de décoffrage, calepinage soigné des panneaux de remplissage, pavés de verre… La halle monumentale du marché aux bestiaux est surnommée « la cathédrale » pour les immenses piliers qui la soutiennent et les verrières qui l’illuminent. Les ateliers étaient à l’époque mécanisés, des rampes servaient au chargement et au déchargement, la surélévation rendait plus aisés l’entretien et le contrôle des kilomètres de canalisations en sous-sol. Les toits en shed munis de volets permettaient eux l’aération. Les sols dallés et les murs recouverts de grès cérame témoignent encore aujourd’hui du passé industriel de ce site fermé depuis 1987. En parallèle du studio, les étudiants sont encouragés à suivre le séminaire de recherche dans le même domaine.
Mode d'évaluation
contrôle continu
Travaux requis
- S'approprier les théories de l'architecture et savoir s'en servir pour se positionner et proposer un discours savant sur son projet.
- Maitriser les outils de représentation en deux et trois dimensions (impérativement maquettes et collage).
- Élaborer un projet contemporain engagé par rapport au nouveau régime climatique.
- Maitriser les outils de représentation en deux et trois dimensions (impérativement maquettes et collage).
- Élaborer un projet contemporain engagé par rapport au nouveau régime climatique.
Heures
Cours magistraux : 0.00
Travaux dirigés : 144.00
Crédit ECTS
0.00
Coefficients
70.00
A812 : Histoire - Atelier Printemps B Mariolle
Responsables : Béatrice MariolleBéatrice Mariolle
Objectifs
Acclimater les territoires Post-Miniers : Sains-en-Gohelle, Patrimoine mondial de l’Unesco,
« l’écologie comme une nouvelle lutte des classes » Bruno Latour 2021.
Enseignants : Béatrice Mariolle (architecte),
• Avec Martin Fessard, doctorant au LACTH
• Avec les acteurs du bassin minier : Raphael Alessandri, architecte à la Mission Bassin minier, Colette Dréan Drac Hauts-de-France et les personnalités politiques, services techniques et associations du territoire de Harnes..
PRE-REQUIS
Un intérêt pour les questions patrimoniales
Une appétence aux liens entre théorie et projet
Une envie de s'impliquer dans des démarches participatives.
Un intérêt pour les matériaux bio et géo-sourcés.
Une connaissance des mesures basculantes du réseau ENSAECO.
OBJECTIFS
La chaire partenariale « acclimater les territoires post-miniers » interroge les outils de conception et les modes de faire architectural dans des situations patrimoniales de reconquête et de réparation. La notion d’acclimatation est abordée dans le sens météorologique, mais également social et économique.
Les objectifs de l’atelier peuvent se résumer en 5 points :
• 1_ Mettre en résonance un contexte historique majeur (Le Bassin Minier Patrimoine Mondial de l'Unesco) avec les débats contemporains de transition écologique.
• 2_ Développer un lieu d’innovation et d’expérimentation en termes de lutte contre la précarité énergétique. (Mesures basculantes ENSAECO)
• 3_ Interroger les outils et le rôle du projet architectural et paysager dans une perspective d’économie sociale et solidaire, (travailler avec les ressources locales, humaines, constructives et paysagères, en contact étroit avec les acteurs locaux : praticiens, élus et services de la ville, gestionnaire de la cité, habitants, associations… ).
• 4_ Expérimenter de nouveaux imaginaires architecturaux liés à l’usage des matériaux bio et géo-sourcés: conception et réalisation de prototypes à l'échelle 1, travail de la matière, élaboration de tuto de DIY (cook-books), tests de qualités ornementale des matériaux.
• 5_ Articuler recherche et expérimentation avec l’intervention de doctorants et de chercheurs dans l’atelier.
COMPÉTENCES A ACQUÉRIR
Acquérir un esprit critique en termes d’architecture écologique dans l’existant,
Pratiquer avec créativité des démarches participatives,
Savoir inscrire des matériaux bio et géo-sourcés dans la rénovation des maisons minières,
Développer une démarche architecturale dans un contexte d’économie faible.
« l’écologie comme une nouvelle lutte des classes » Bruno Latour 2021.
Enseignants : Béatrice Mariolle (architecte),
• Avec Martin Fessard, doctorant au LACTH
• Avec les acteurs du bassin minier : Raphael Alessandri, architecte à la Mission Bassin minier, Colette Dréan Drac Hauts-de-France et les personnalités politiques, services techniques et associations du territoire de Harnes..
PRE-REQUIS
Un intérêt pour les questions patrimoniales
Une appétence aux liens entre théorie et projet
Une envie de s'impliquer dans des démarches participatives.
Un intérêt pour les matériaux bio et géo-sourcés.
Une connaissance des mesures basculantes du réseau ENSAECO.
OBJECTIFS
La chaire partenariale « acclimater les territoires post-miniers » interroge les outils de conception et les modes de faire architectural dans des situations patrimoniales de reconquête et de réparation. La notion d’acclimatation est abordée dans le sens météorologique, mais également social et économique.
Les objectifs de l’atelier peuvent se résumer en 5 points :
• 1_ Mettre en résonance un contexte historique majeur (Le Bassin Minier Patrimoine Mondial de l'Unesco) avec les débats contemporains de transition écologique.
• 2_ Développer un lieu d’innovation et d’expérimentation en termes de lutte contre la précarité énergétique. (Mesures basculantes ENSAECO)
• 3_ Interroger les outils et le rôle du projet architectural et paysager dans une perspective d’économie sociale et solidaire, (travailler avec les ressources locales, humaines, constructives et paysagères, en contact étroit avec les acteurs locaux : praticiens, élus et services de la ville, gestionnaire de la cité, habitants, associations… ).
• 4_ Expérimenter de nouveaux imaginaires architecturaux liés à l’usage des matériaux bio et géo-sourcés: conception et réalisation de prototypes à l'échelle 1, travail de la matière, élaboration de tuto de DIY (cook-books), tests de qualités ornementale des matériaux.
• 5_ Articuler recherche et expérimentation avec l’intervention de doctorants et de chercheurs dans l’atelier.
COMPÉTENCES A ACQUÉRIR
Acquérir un esprit critique en termes d’architecture écologique dans l’existant,
Pratiquer avec créativité des démarches participatives,
Savoir inscrire des matériaux bio et géo-sourcés dans la rénovation des maisons minières,
Développer une démarche architecturale dans un contexte d’économie faible.
Contenu
L’atelier s’inscrit dans le Domaine d’études Histoire Théorie et Projet
MOTS CLEFS
Patrimoine architectural et paysage culturel vivant, acclimatation, matériaux biosourcés, échelle 1, économie sociale et solidaire, écologie
PRÉSENTATION
L'atelier s'inscrit dans la démarche 'futur urbain, human-centred cities' promue par le rapport mondial de l’Unesco de 2016 qui rend indissociable le patrimoine (bâti, urbain, paysager) et les histoires humaines et culturelles. Pour ce faire, il met en avant les démarches de terrain, notamment participatives.
Cette année il prend pour terrain les cités minières de Harnes, avec comme point d’appui la maison occupée par Mélusine Pagnier, écrivant une thèse sur les pratiques collaboratives en architecture, et menant une « permanence architecturale » pendant une année.
DÉVELOPPEMENT
CONTEXTE
Resté longtemps agricole, le Bassin minier se transforme au milieu du 18ème siècle avec l'exploitation du charbon. Aujourd’hui, les mines sont fermées laissant un patrimoine architectural et paysager important ainsi qu’un substrat rural toujours présent. Depuis la fermeture des mines en 1990, de nombreux projets ont vu le jour mais les indicateurs sociaux-économiques demeurent très préoccupants. On y trouve une dynamique associative particulièrement forte, issue de l'histoire minière, mais également un grand sentiment de relégation. Le territoire possède un patrimoine architectural et paysager de grande qualité mais peu de moyens pour le rénover en raison d'une attractivité faible. Les habitants souffrent d'une grande précarité énergétique.
C'est donc dans une situation d'économie faible que la transformation environnementale, architecturale et paysagère se pose. Mais n'est-ce pas ce qui attend les architectes de demain : rénover, adapter, transformer avec peu de moyens ?
L'atelier considère que l'architecture peut contribuer, avec ses outils et ses limites, à la transformation sociale, économique et écologique du quartier. La question patrimoniale est ainsi abordée à travers toutes les strates de temps et d’espace.
DÉMARCHE
L’atelier est fondé sur 3 questions :
• Les outils de conception des cités minières, entre histoire et projet (thèse de Noémie Devaux)
• Les pratiques collaboratives en architecture (thèse de Mélusine Pagnier)
• Les matériaux bio et géo-sourcés dans la rénovation des maisons minières (thèse de Martin Fessard)
La démarche repose sur un certain nombre de prises de position :
L’architecte sur le terrain :
Le début du semestre s’organise autour de rencontres avec les acteurs du territoire et à partir d'un travail de terrain important. Cette première semaine permet de faire connaissance avec le site et de saisir quelques questions en jeu. Le travail de terrain gardera pendant tout le semestre une dimension fondamentale. En fin de semestre les propositions sont présentées aux acteurs du territoire, notamment aux élus de la commune.
L’architecture entre recherche et projet :
Les étudiants inscrivent leur travail de conception dans un cadre théorique. Des liens avec le mémoire de recherche sont bienvenus. Tisser des liens entre théorie et conception fait partie de la démarche de projet. Il s’agit de figurer des lignes « actives » qui se nourrissent de multiples références. La démarche proposée se veut à la fois très réaliste car inscrite sur le terrain, et très prospective dans la mesure où le périmètre de projet et le programme sont libres. En effet, le programme et l'échelle du projet font partie de la question pédagogique à laquelle chaque étudiant doit répondre.
Accepter et saisir « ce qui est » :
Travailler dans l’existant, implique d’avoir une connaissance précise de « ce qui est ». Le diagnostic tient donc une place importante tant à l’échelle du territoire que de la maison minière. Il est ancré sur la notion de ressources locales : ressources humaines, ressources pour la construction (recyclage, réemploi, matériaux biosourcés, énergie), ressources paysage et biodiversité
Conception éco-responsable :
Acclimater les cités minières implique l’élaboration de dispositifs qui visent la maison elle-même (isolation thermique, production d’énergie, ventilation, second-œuvre…), les relations entre la maison, le jardin et l’espace public (permaculture, gestion des eaux pluviales, espaces de rencontre …), les liens entre la maison et le grand territoire (filière de matériaux bio et géo-sourcés, reproductibilité des propositions, trames vertes et bleues…). L’ensemble de ces échelles du projet sont donc indissociables et demandent d’élaborer un nouveau récit pour le Bassin minier.
DEROULE PEDAGOGIQUE
Pendant la semaine intensive, un travail collectif de recueil de données est mené. Il sera partagé avec le groupe de paysagistes mené par Yves Hubert. A la fin de la semaine, des questions de projet sont énoncées. Par la suite, les étudiants travaillent en équipes, librement constituées entre Master et PFE de manière à apprendre à construire un propos collectif.
Ce travail de terrain est alimenté de lectures théoriques permettant à chacun d’énoncer des premières prises de positions.
Quelle que soit l'échelle choisie pour développer le projet, les questions techniques et de mise en œuvre sont fondamentales. Le projet se développe à travers de multiples échelles et formes de représentation, du 1/2000° au 1/20°.
Des prototypes de matériaux bio et géo-sourcés conçus spécifiquement pour la rénovation, sont fabriqués. La dimension ornementale de ces matériaux est interrogée.
Tout le long du semestre un travail de terrain important est demandé. Les projets sont présentés aux acteurs du territoire, notamment aux habitants et associations, ce qui implique l’élaboration d’outils de conception partageables.
Des moments de croisement sont prévus avec le groupe de paysagistes mené par Yves Hubert travaillant sur le même site.
Un voyage en Belgique est prévu pour visiter des sites post-miniers dans le Limbourg (sous réserve!).
SAINS-EN-GOHELLE
Sains-en-Gohelle est situé dans le territoire de la CALL (Communauté d’agglomération de Lens Liévin), en limite des terres agricoles enserrée entre des voies de circulation rapide. La cité minière dite du '10 de Béthune' sur laquelle le projet porte, est inscrite dans un programme de rénovation thermique des cités pilote du Bassin minier. La municipalité encourage les démarches citoyennes et s’est montrée tout à fait intéressée par le travail de l’atelier. Des liens étroits seront tissés avec les acteurs locaux.
MOTS CLEFS
Patrimoine architectural et paysage culturel vivant, acclimatation, matériaux biosourcés, échelle 1, économie sociale et solidaire, écologie
PRÉSENTATION
L'atelier s'inscrit dans la démarche 'futur urbain, human-centred cities' promue par le rapport mondial de l’Unesco de 2016 qui rend indissociable le patrimoine (bâti, urbain, paysager) et les histoires humaines et culturelles. Pour ce faire, il met en avant les démarches de terrain, notamment participatives.
Cette année il prend pour terrain les cités minières de Harnes, avec comme point d’appui la maison occupée par Mélusine Pagnier, écrivant une thèse sur les pratiques collaboratives en architecture, et menant une « permanence architecturale » pendant une année.
DÉVELOPPEMENT
CONTEXTE
Resté longtemps agricole, le Bassin minier se transforme au milieu du 18ème siècle avec l'exploitation du charbon. Aujourd’hui, les mines sont fermées laissant un patrimoine architectural et paysager important ainsi qu’un substrat rural toujours présent. Depuis la fermeture des mines en 1990, de nombreux projets ont vu le jour mais les indicateurs sociaux-économiques demeurent très préoccupants. On y trouve une dynamique associative particulièrement forte, issue de l'histoire minière, mais également un grand sentiment de relégation. Le territoire possède un patrimoine architectural et paysager de grande qualité mais peu de moyens pour le rénover en raison d'une attractivité faible. Les habitants souffrent d'une grande précarité énergétique.
C'est donc dans une situation d'économie faible que la transformation environnementale, architecturale et paysagère se pose. Mais n'est-ce pas ce qui attend les architectes de demain : rénover, adapter, transformer avec peu de moyens ?
L'atelier considère que l'architecture peut contribuer, avec ses outils et ses limites, à la transformation sociale, économique et écologique du quartier. La question patrimoniale est ainsi abordée à travers toutes les strates de temps et d’espace.
DÉMARCHE
L’atelier est fondé sur 3 questions :
• Les outils de conception des cités minières, entre histoire et projet (thèse de Noémie Devaux)
• Les pratiques collaboratives en architecture (thèse de Mélusine Pagnier)
• Les matériaux bio et géo-sourcés dans la rénovation des maisons minières (thèse de Martin Fessard)
La démarche repose sur un certain nombre de prises de position :
L’architecte sur le terrain :
Le début du semestre s’organise autour de rencontres avec les acteurs du territoire et à partir d'un travail de terrain important. Cette première semaine permet de faire connaissance avec le site et de saisir quelques questions en jeu. Le travail de terrain gardera pendant tout le semestre une dimension fondamentale. En fin de semestre les propositions sont présentées aux acteurs du territoire, notamment aux élus de la commune.
L’architecture entre recherche et projet :
Les étudiants inscrivent leur travail de conception dans un cadre théorique. Des liens avec le mémoire de recherche sont bienvenus. Tisser des liens entre théorie et conception fait partie de la démarche de projet. Il s’agit de figurer des lignes « actives » qui se nourrissent de multiples références. La démarche proposée se veut à la fois très réaliste car inscrite sur le terrain, et très prospective dans la mesure où le périmètre de projet et le programme sont libres. En effet, le programme et l'échelle du projet font partie de la question pédagogique à laquelle chaque étudiant doit répondre.
Accepter et saisir « ce qui est » :
Travailler dans l’existant, implique d’avoir une connaissance précise de « ce qui est ». Le diagnostic tient donc une place importante tant à l’échelle du territoire que de la maison minière. Il est ancré sur la notion de ressources locales : ressources humaines, ressources pour la construction (recyclage, réemploi, matériaux biosourcés, énergie), ressources paysage et biodiversité
Conception éco-responsable :
Acclimater les cités minières implique l’élaboration de dispositifs qui visent la maison elle-même (isolation thermique, production d’énergie, ventilation, second-œuvre…), les relations entre la maison, le jardin et l’espace public (permaculture, gestion des eaux pluviales, espaces de rencontre …), les liens entre la maison et le grand territoire (filière de matériaux bio et géo-sourcés, reproductibilité des propositions, trames vertes et bleues…). L’ensemble de ces échelles du projet sont donc indissociables et demandent d’élaborer un nouveau récit pour le Bassin minier.
DEROULE PEDAGOGIQUE
Pendant la semaine intensive, un travail collectif de recueil de données est mené. Il sera partagé avec le groupe de paysagistes mené par Yves Hubert. A la fin de la semaine, des questions de projet sont énoncées. Par la suite, les étudiants travaillent en équipes, librement constituées entre Master et PFE de manière à apprendre à construire un propos collectif.
Ce travail de terrain est alimenté de lectures théoriques permettant à chacun d’énoncer des premières prises de positions.
Quelle que soit l'échelle choisie pour développer le projet, les questions techniques et de mise en œuvre sont fondamentales. Le projet se développe à travers de multiples échelles et formes de représentation, du 1/2000° au 1/20°.
Des prototypes de matériaux bio et géo-sourcés conçus spécifiquement pour la rénovation, sont fabriqués. La dimension ornementale de ces matériaux est interrogée.
Tout le long du semestre un travail de terrain important est demandé. Les projets sont présentés aux acteurs du territoire, notamment aux habitants et associations, ce qui implique l’élaboration d’outils de conception partageables.
Des moments de croisement sont prévus avec le groupe de paysagistes mené par Yves Hubert travaillant sur le même site.
Un voyage en Belgique est prévu pour visiter des sites post-miniers dans le Limbourg (sous réserve!).
SAINS-EN-GOHELLE
Sains-en-Gohelle est situé dans le territoire de la CALL (Communauté d’agglomération de Lens Liévin), en limite des terres agricoles enserrée entre des voies de circulation rapide. La cité minière dite du '10 de Béthune' sur laquelle le projet porte, est inscrite dans un programme de rénovation thermique des cités pilote du Bassin minier. La municipalité encourage les démarches citoyennes et s’est montrée tout à fait intéressée par le travail de l’atelier. Des liens étroits seront tissés avec les acteurs locaux.
Mode d'évaluation
une grille de critères d'évaluation est remise en début de semestre. Elle est remplie à chaque jury intermédiaire et remise aux étudiant.e.s.
Elle comporte 5 grandes familles de critères
> Engagement : références théoriques comme point de départ du projet
> Argumentaire, démarche Lien diagnostic (ressources du territoire); clarté et pertinence des prises de position en termes de patrimoine, histoire, mémoire, à l'échelle du bâti et du territoire.
> Propositions de transformation: capacité à organiser l’espace, à définir des détails de mise en oeuvre, à gérer les interfaces avec l’existant, le patrimoine bâti et paysager.
> Représentation graphique: qualité de la charte graphique, lisibilité générale des informations et des propositions , apacité à traduire des ambiances architecturales, paysagères des lieux
> Technique écologique: caractère économique et écologique du projet, propositions techniques en termes de structure et d'adaptation climatique (énergie, eau, matériaux), capacité à développer de nouveaux imaginaires associant propositions techniques et ambiances.
Elle comporte 5 grandes familles de critères
> Engagement : références théoriques comme point de départ du projet
> Argumentaire, démarche Lien diagnostic (ressources du territoire); clarté et pertinence des prises de position en termes de patrimoine, histoire, mémoire, à l'échelle du bâti et du territoire.
> Propositions de transformation: capacité à organiser l’espace, à définir des détails de mise en oeuvre, à gérer les interfaces avec l’existant, le patrimoine bâti et paysager.
> Représentation graphique: qualité de la charte graphique, lisibilité générale des informations et des propositions , apacité à traduire des ambiances architecturales, paysagères des lieux
> Technique écologique: caractère économique et écologique du projet, propositions techniques en termes de structure et d'adaptation climatique (énergie, eau, matériaux), capacité à développer de nouveaux imaginaires associant propositions techniques et ambiances.
Travaux requis
Une présence forte sur le terrain. Une démarche collective de groupe. Le travail personnel est adapté en fonction du niveau de l'étudiant.e, du M1 au PFE.
Heures
Cours magistraux : 0.00
Travaux dirigés : 0.00
Crédit ECTS
0.00
Coefficients
70.00
A8120 : Histoire - Atelier Printemps D Desert
Responsables : Delphine Desert
Objectifs
L’atelier propose de mener une réflexion prospective, par le projet, sur un édifice du XXe siècle délaissé, en friche ou à l’abandon, pour intervenir sur celui-ci de manière cohérente afin d’envisager d’autres possibles par la mutation de ses usages et une réinvention prenant appui sur ses valeurs premières. Dès lors, nous nous intéressons au processus de « fabrique de projet » capable de qualifier à nouveau et d'imaginer les usages sources d'une réappropriation des lieux.
SUJET M1, M2, PFE : Le semestre du printemps 2023 s’intéresse aux immeubles de bureaux édifiés dans les Hauts-de-France lors des trente glorieuses.
Par l’intermédiaire du processus de conception et l’édification des intentions du projet, il s’agit de :
- Se familiariser avec les méthodes d’investigation sur l’existant et se saisir d’outils adaptés d’analyse et de communication
- Approfondir des connaissances sur un thème afin d’enrichir et d’étayer son propos
- Comprendre les enjeux d’une intervention sur l’existant pour soutenir un projet cohérent avec son contexte actuel et futur (historique, culturel, social, politique, esthétique et technique)
SUJET M1, M2, PFE : Le semestre du printemps 2023 s’intéresse aux immeubles de bureaux édifiés dans les Hauts-de-France lors des trente glorieuses.
Par l’intermédiaire du processus de conception et l’édification des intentions du projet, il s’agit de :
- Se familiariser avec les méthodes d’investigation sur l’existant et se saisir d’outils adaptés d’analyse et de communication
- Approfondir des connaissances sur un thème afin d’enrichir et d’étayer son propos
- Comprendre les enjeux d’une intervention sur l’existant pour soutenir un projet cohérent avec son contexte actuel et futur (historique, culturel, social, politique, esthétique et technique)
Contenu
Inscrit dans le domaine d’études « Histoire, théories, projets », cet enseignement interroge l’adéquation du projet sur un bâti existant : de la transmission des formes à la mutation des usages. Il questionne la reconversion sur un registre pluri scalaire, celle de l’histoire et des connaissances dont l’édifice est le recueil, celle de l’architecture et des adaptations de l’édifice, celle du programme et des mutations sociales et urbaines, celle du territoire en résonnance avec un site et un paysage.
POSTULAT: L’architecture comme palimpseste.
En prenant appui sur la poétique de l’œuvre ouverte proposée par Umberto Eco pour qui, l’œuvre littéraire contemporaine ne peut être réduite à une seule interprétation, il s’agit alors d’envisager l’édifice comme un dispositif spatial ouvert à un éventail d’interprétations et d’évolutions possibles selon ses usages.
PROBLEMATIQUES: Comment transmettre un objet architectural ? Comment par la mutation de l’usage, du programme initial ne pas trahir l’expérience du lieu ? Comment maintenir les qualités architecturales d’un édifice par l’intermédiaire de sa transformation ? Comment retrouver l’utile là où l’obsolescence, le délaissement ont pris place ? Comment prendre acte et proposer une architecture contemporaine capable de générer de nouvelles pratiques ?
Telles sont les questions qui sont explorées dans cet enseignement à l’issu duquel l’étudiant doit d’une part, développer une posture raisonnée face à une intervention sur l’existant, d’autre part acquérir une méthode d’inventaire critique adaptée au processus de conception et enfin, maitriser l’interaction entre la compréhension d’un édifice existant, l’énonciation d’un programme adapté et la dialectique induite par son intervention.
DEVELOPPEMENT:
Afin d’articuler l’interaction entre la compréhension d’un édifice existant, l’énonciation d’un programme adapté et la dialectique induite par le projet, le studio propose de mener une posture raisonnée adaptée à l’intervention sur l’existant afin d’acquérir les outils, les concepts et les processus en cohérence avec le cadre bâti investi par l’intermédiaire d’une méthode d’inventaire critique comme support fertile du projet.
Le développement du projet se structure en 3 Temps qui ne sont pas pour autant cloisonnés ou successive :
- « A priori », révéler les couches du palimpseste
A partir de sources documentaires et d’archives il s’agit appréhender l’édifice et son contexte par l’intermédiaire des différentes mutations et transformations qui se sont opérées afin d’en offrir une lecture claire et synthétique. L’étude critique de son histoire, de ses caractéristiques et de son contexte passé et futur sont restituées par thématiques : « Histoire du lieu » (Les protagonistes, les intensions originelles, logiques typologiques et programmatiques,…), « Matérialité du bâti » (logiques constructives, procédés, assemblages…), « Etude critique » (mise en évidence des transformations, des pathologies,…), « Site au passé et au futur » (lecture du contexte et ses mutations, mobilités, densité, paysage, topographie…).
- « Face à face », se confronter avec l’édifice et son contexte actuel
La visite du site et de son contexte permet de comparer la réalité aux données collectées. Dès lors, deux approches vont se confronter, interagir et nourrir le projet. D’une part, l’approche sensible du ressentie des ambiances, de la spatialité et des échelles et de l’autre l’approche scientifique du relevé des ouvrages bâtis et de leur matérialité. Instruments critiques, elles composent un moment clé d’attention à l’archive première : l’édifice. Par l’observation et la retranscription des caractéristiques physiques de l’édifice c’est à la fois l’appréhension et la compréhension du lieu qui sont sollicitées
- « A postériori », proposer une relecture par le projet
Le temps du projet aborde les problématiques propres aux interventions sur l’existant : Conserver ou démolir, restaurer ou transformer, aménager ou construire,... Ainsi, le travail de conception s’opère à partir des enjeux énoncés aux temps précédents, sur une connaissance approfondie de l’édifice et de son contexte. Dès lors, l’évaluation des potentialités du site se traduit dans l’édification d’un programme et de scénarii permettant d’imaginer de nouveaux usages adaptés en termes de capacité au lieu et de besoins des habitants et futurs utilisateurs. La compréhension et l’attention à l’édifice sont soulignées par un positionnement raisonné d’appréciations appuyées sur un système de valeurs justifiant des attitudes et support des interventions projetées. L’intégration du projet dans l’existant est soutenue et argumentée par des intentions qui mettent en place un dialogue, une dialectique et définissent une écriture architecturale.
POSTULAT: L’architecture comme palimpseste.
En prenant appui sur la poétique de l’œuvre ouverte proposée par Umberto Eco pour qui, l’œuvre littéraire contemporaine ne peut être réduite à une seule interprétation, il s’agit alors d’envisager l’édifice comme un dispositif spatial ouvert à un éventail d’interprétations et d’évolutions possibles selon ses usages.
PROBLEMATIQUES: Comment transmettre un objet architectural ? Comment par la mutation de l’usage, du programme initial ne pas trahir l’expérience du lieu ? Comment maintenir les qualités architecturales d’un édifice par l’intermédiaire de sa transformation ? Comment retrouver l’utile là où l’obsolescence, le délaissement ont pris place ? Comment prendre acte et proposer une architecture contemporaine capable de générer de nouvelles pratiques ?
Telles sont les questions qui sont explorées dans cet enseignement à l’issu duquel l’étudiant doit d’une part, développer une posture raisonnée face à une intervention sur l’existant, d’autre part acquérir une méthode d’inventaire critique adaptée au processus de conception et enfin, maitriser l’interaction entre la compréhension d’un édifice existant, l’énonciation d’un programme adapté et la dialectique induite par son intervention.
DEVELOPPEMENT:
Afin d’articuler l’interaction entre la compréhension d’un édifice existant, l’énonciation d’un programme adapté et la dialectique induite par le projet, le studio propose de mener une posture raisonnée adaptée à l’intervention sur l’existant afin d’acquérir les outils, les concepts et les processus en cohérence avec le cadre bâti investi par l’intermédiaire d’une méthode d’inventaire critique comme support fertile du projet.
Le développement du projet se structure en 3 Temps qui ne sont pas pour autant cloisonnés ou successive :
- « A priori », révéler les couches du palimpseste
A partir de sources documentaires et d’archives il s’agit appréhender l’édifice et son contexte par l’intermédiaire des différentes mutations et transformations qui se sont opérées afin d’en offrir une lecture claire et synthétique. L’étude critique de son histoire, de ses caractéristiques et de son contexte passé et futur sont restituées par thématiques : « Histoire du lieu » (Les protagonistes, les intensions originelles, logiques typologiques et programmatiques,…), « Matérialité du bâti » (logiques constructives, procédés, assemblages…), « Etude critique » (mise en évidence des transformations, des pathologies,…), « Site au passé et au futur » (lecture du contexte et ses mutations, mobilités, densité, paysage, topographie…).
- « Face à face », se confronter avec l’édifice et son contexte actuel
La visite du site et de son contexte permet de comparer la réalité aux données collectées. Dès lors, deux approches vont se confronter, interagir et nourrir le projet. D’une part, l’approche sensible du ressentie des ambiances, de la spatialité et des échelles et de l’autre l’approche scientifique du relevé des ouvrages bâtis et de leur matérialité. Instruments critiques, elles composent un moment clé d’attention à l’archive première : l’édifice. Par l’observation et la retranscription des caractéristiques physiques de l’édifice c’est à la fois l’appréhension et la compréhension du lieu qui sont sollicitées
- « A postériori », proposer une relecture par le projet
Le temps du projet aborde les problématiques propres aux interventions sur l’existant : Conserver ou démolir, restaurer ou transformer, aménager ou construire,... Ainsi, le travail de conception s’opère à partir des enjeux énoncés aux temps précédents, sur une connaissance approfondie de l’édifice et de son contexte. Dès lors, l’évaluation des potentialités du site se traduit dans l’édification d’un programme et de scénarii permettant d’imaginer de nouveaux usages adaptés en termes de capacité au lieu et de besoins des habitants et futurs utilisateurs. La compréhension et l’attention à l’édifice sont soulignées par un positionnement raisonné d’appréciations appuyées sur un système de valeurs justifiant des attitudes et support des interventions projetées. L’intégration du projet dans l’existant est soutenue et argumentée par des intentions qui mettent en place un dialogue, une dialectique et définissent une écriture architecturale.
Mode d'évaluation
Evaluation continue : Chaque « Temps » fera l’objet d’une restitution valorisée au titre du contrôle continu.
Evaluation en fin de semestre : Le jury final ouvert aux personnalités extérieures et aux enseignants de l’école, évaluera l’engagement, la pertinence de la proposition, la cohérence de l’intégration et l’adéquation des modes de représentations aux intentions.
Evaluation (M1-M2, hors PFE) : Control continu sur le semestre : 30% et note du Jury : 70%
Evaluation en fin de semestre : Le jury final ouvert aux personnalités extérieures et aux enseignants de l’école, évaluera l’engagement, la pertinence de la proposition, la cohérence de l’intégration et l’adéquation des modes de représentations aux intentions.
Evaluation (M1-M2, hors PFE) : Control continu sur le semestre : 30% et note du Jury : 70%
Travaux requis
Un travail collectif à l'atelier sera mené sur le thème du semestre.
Restitué sous la forme d'une notice commune le thème sera développé sur ses aspects historiques, typologiques, législatifs, économiques et sociaux
Ce travail sera complété par des études de cas associées à un voyage d'études à Londres en avril (participation financière de l'école non assurée)
La réflexion sur l'édifice par le projet sera menée en binôme. Les présentations permettront de rendre compte du processus d’élaboration du projet.
- Chaque séance hebdomadaire fait l’objet d’une présentation relative à un aspect du développement du projet préalablement défini en début de semestre. Chaque temporalité (voir plus haut) convoque des représentations spécifiques en cohérence avec le processus, la démarche, les intentions, allant de l’échelle du 1/2 000e au 1/20e mais aussi des études de références pour nourrir le propos. Les présentations collectives et/ou individuelles se font sous forme d’affichage ou de projection.
- La restitution finale fera l’objet d’une présentation orale, de panneaux et de maquettes ainsi que d’un livret de présentation et de synthèse du travail collectif et individuel, réalisé à chaque temporalité du processus de conception.
Restitué sous la forme d'une notice commune le thème sera développé sur ses aspects historiques, typologiques, législatifs, économiques et sociaux
Ce travail sera complété par des études de cas associées à un voyage d'études à Londres en avril (participation financière de l'école non assurée)
La réflexion sur l'édifice par le projet sera menée en binôme. Les présentations permettront de rendre compte du processus d’élaboration du projet.
- Chaque séance hebdomadaire fait l’objet d’une présentation relative à un aspect du développement du projet préalablement défini en début de semestre. Chaque temporalité (voir plus haut) convoque des représentations spécifiques en cohérence avec le processus, la démarche, les intentions, allant de l’échelle du 1/2 000e au 1/20e mais aussi des études de références pour nourrir le propos. Les présentations collectives et/ou individuelles se font sous forme d’affichage ou de projection.
- La restitution finale fera l’objet d’une présentation orale, de panneaux et de maquettes ainsi que d’un livret de présentation et de synthèse du travail collectif et individuel, réalisé à chaque temporalité du processus de conception.
Heures
Cours magistraux : 0.00
Travaux dirigés : 144.00
Crédit ECTS
0.00
Coefficients
70.00
A813 : Matérialité - Atelier Printemps G His C Michel
Responsables : Ghislain HisGhislain HisCédric Michel
Objectifs
Learning from…
Domaine d’études Matérialité
Ghislain His
Cédric Michel
Printemps 2022
Learning from Saint-Louis, Sénégal
Préambule
Cet atelier de projet s’inscrit sans retenue dans la réalité du changement climatique. Il a pour ambition la production d’un projet architectural bas-carbone.
L’assise culturelle, conceptuelle et méthodologique de cet atelier est constituée par le domaine d’étude Matérialités, pensée et culture constructives.
Le triptyque matière / matériau / matérialité constitue l’entrée méthodologique de cet atelier.
Learning from… met la matérialité à l’origine de la conception architecturale.
Que cette matérialité soit visible (forme construite) ou invisible (qualités de l’air), l’enjeu consiste à mesurer combien ces questions intemporelles et contemporaines agissent directement ou indirectement sur la formalisation et la transformation de nos environnements actuels. L’architecture est ici envisagée comme partie intégrante d’un territoire, participe à son développement durable en s’attachant notamment à ses ressources et savoirs faires.
La confrontation à la matière, sa manipulation, l’expérience, constituent une partie essentielle de cette acculturation.
ATTENTION !
Cet atelier ne pourra accueillir que 15 étudiants. Il comporte un voyage au Sénégal. Le choix des étudiants sera bien sûr liés à vos motivations mais également à des pré-requis :
- avoir un passeport valide jusqu’à octobre 2022
- être à jour de ses vaccins habituels : Diphtérie, Poliomyélite, Tétanos (DTP), la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
- s’engager à se faire vacciner contre la fièvre jaune
- avoir un pass sanitaire COVID à jour
- s’engager à s’enregistrer sur Ariane, le site de France diplomatie : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/public/login.html
- accepter de prendre l'avion
Pour information :
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/senegal
https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/preparer-son-voyage/senegal
Learning from…
La préservation de la planète passe par une nouvelle attention au vivant, sa biodiversité, son habitat.
Depuis le début du 21ème siècle, le déclin généralisé de la biodiversité est confirmé. En 2009, le concept de limites planétaires est posé. Un nouveau vocabulaire montre le niveau des préoccupations et des problèmes à résoudre : gaz à effet de serre, réchauffement climatique de la biosphère, trou de la couche d’ozone, épuisement des ressources naturelles et des énergies fossiles, entropie, pollution, etc., que l’on essaye de résoudre en mesurant des bilans carbone, en conceptualisant la transition énergétique et le développement durable, en mettant au point des analyses du cycle de vie.
Nous questionnerons ce qui semble aujourd’hui constituer des réponses possibles à cette situation contemporaine pour l’approfondir, en mesurer les limites et la mettre en critique :
- La production responsable : éco-efficience des procédés, éco-conception, recyclage, valorisation des produits, etc.
- Les modèles de développement territorialisé qui y sont associés : cycles courts, écosystèmes territorialisés, économie de la fonctionnalité, économie circulaire locale, valeur territoriale, etc.
- Les modes de consommation et de services durables : consommation responsable, consommation collaborative, co-design, co-création, etc.
La ressource, le territoire et le temps
Cet atelier s’engage pour un usage réfléchi et conscient des ressources.
Il s’agit ici de confronter la construction à ses enjeux techniques (cycle de vie, réemploi, recyclage), économiques (production, extraction, transformation, distribution), territoriaux (transport, infrastructure, paysage), énergétiques, sociétaux et sociaux (emploi, savoir-faire, développement des filières).
Pour ce faire, l’accent sera mis sur :
-Accessibilité de la ressource : la connaissance du territoire, de ses ressources tant humaines (savoir-faire locaux, techniques, modes opératoires, économie) que matérielles.
-Cycle de vie : la connaissance des matières et matériaux, de leur condition de production, de transformation, de distribution, de mise en oeuvre, de recyclage, réemploi ou auto-dégradation et leur bilan carbone, l’adéquation ou la pertinence avec un climat.
Une posture éthique et esthétique détermine une doctrine du projet dans cet atelier : l’attention aux choses qui pré existent et leur altérité.
L’action humaine de production étant indissociable de celle de l’entretien pour maintenir la construction (occuper un lieu), une attention particulière sera portée au maintien de son devenir (s’occuper du lieu).
Pour qu’un monde soit durable alors que naturellement il s’use, il est nécessaire de l’entretenir comme on entretient un feu ou une conversation pour les faire durer.
Avant, le ménagement : le diagnostic, lire, comprendre, apprendre, rencontrer, écouter, partager
Pendant, l’aménagement : le chantier, arranger, détailler, préciser, ouvrir, espacer (faire place, remettre en place : quelles conditions pour que quelque chose puisse avoir lieu ?)
Après, le ménage : conserver, entretenir, réparer, réemployer, renouveler, désencombrer, cultiver, conserver, nettoyer, ranger, laver.
L’atelier s’inscrira chaque année dans un territoire spécifique, qui pourra indifféremment être urbain ou rural, situé en France ou à l’étranger.
Il travaillera toujours à partir de la compréhension et de l’appropriation de ce territoire.
!!!!!!! - DOSSIER AVEC PHOTOS DISPONIBLE SUR LE CLOUD EN SUIVANT CE LIEN :
https://cloud.lille.archi.fr/index.php/s/KNwMmLZhtssU4hC
Domaine d’études Matérialité
Ghislain His
Cédric Michel
Printemps 2022
Learning from Saint-Louis, Sénégal
Préambule
Cet atelier de projet s’inscrit sans retenue dans la réalité du changement climatique. Il a pour ambition la production d’un projet architectural bas-carbone.
L’assise culturelle, conceptuelle et méthodologique de cet atelier est constituée par le domaine d’étude Matérialités, pensée et culture constructives.
Le triptyque matière / matériau / matérialité constitue l’entrée méthodologique de cet atelier.
Learning from… met la matérialité à l’origine de la conception architecturale.
Que cette matérialité soit visible (forme construite) ou invisible (qualités de l’air), l’enjeu consiste à mesurer combien ces questions intemporelles et contemporaines agissent directement ou indirectement sur la formalisation et la transformation de nos environnements actuels. L’architecture est ici envisagée comme partie intégrante d’un territoire, participe à son développement durable en s’attachant notamment à ses ressources et savoirs faires.
La confrontation à la matière, sa manipulation, l’expérience, constituent une partie essentielle de cette acculturation.
ATTENTION !
Cet atelier ne pourra accueillir que 15 étudiants. Il comporte un voyage au Sénégal. Le choix des étudiants sera bien sûr liés à vos motivations mais également à des pré-requis :
- avoir un passeport valide jusqu’à octobre 2022
- être à jour de ses vaccins habituels : Diphtérie, Poliomyélite, Tétanos (DTP), la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
- s’engager à se faire vacciner contre la fièvre jaune
- avoir un pass sanitaire COVID à jour
- s’engager à s’enregistrer sur Ariane, le site de France diplomatie : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/public/login.html
- accepter de prendre l'avion
Pour information :
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/senegal
https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/preparer-son-voyage/senegal
Learning from…
La préservation de la planète passe par une nouvelle attention au vivant, sa biodiversité, son habitat.
Depuis le début du 21ème siècle, le déclin généralisé de la biodiversité est confirmé. En 2009, le concept de limites planétaires est posé. Un nouveau vocabulaire montre le niveau des préoccupations et des problèmes à résoudre : gaz à effet de serre, réchauffement climatique de la biosphère, trou de la couche d’ozone, épuisement des ressources naturelles et des énergies fossiles, entropie, pollution, etc., que l’on essaye de résoudre en mesurant des bilans carbone, en conceptualisant la transition énergétique et le développement durable, en mettant au point des analyses du cycle de vie.
Nous questionnerons ce qui semble aujourd’hui constituer des réponses possibles à cette situation contemporaine pour l’approfondir, en mesurer les limites et la mettre en critique :
- La production responsable : éco-efficience des procédés, éco-conception, recyclage, valorisation des produits, etc.
- Les modèles de développement territorialisé qui y sont associés : cycles courts, écosystèmes territorialisés, économie de la fonctionnalité, économie circulaire locale, valeur territoriale, etc.
- Les modes de consommation et de services durables : consommation responsable, consommation collaborative, co-design, co-création, etc.
La ressource, le territoire et le temps
Cet atelier s’engage pour un usage réfléchi et conscient des ressources.
Il s’agit ici de confronter la construction à ses enjeux techniques (cycle de vie, réemploi, recyclage), économiques (production, extraction, transformation, distribution), territoriaux (transport, infrastructure, paysage), énergétiques, sociétaux et sociaux (emploi, savoir-faire, développement des filières).
Pour ce faire, l’accent sera mis sur :
-Accessibilité de la ressource : la connaissance du territoire, de ses ressources tant humaines (savoir-faire locaux, techniques, modes opératoires, économie) que matérielles.
-Cycle de vie : la connaissance des matières et matériaux, de leur condition de production, de transformation, de distribution, de mise en oeuvre, de recyclage, réemploi ou auto-dégradation et leur bilan carbone, l’adéquation ou la pertinence avec un climat.
Une posture éthique et esthétique détermine une doctrine du projet dans cet atelier : l’attention aux choses qui pré existent et leur altérité.
L’action humaine de production étant indissociable de celle de l’entretien pour maintenir la construction (occuper un lieu), une attention particulière sera portée au maintien de son devenir (s’occuper du lieu).
Pour qu’un monde soit durable alors que naturellement il s’use, il est nécessaire de l’entretenir comme on entretient un feu ou une conversation pour les faire durer.
Avant, le ménagement : le diagnostic, lire, comprendre, apprendre, rencontrer, écouter, partager
Pendant, l’aménagement : le chantier, arranger, détailler, préciser, ouvrir, espacer (faire place, remettre en place : quelles conditions pour que quelque chose puisse avoir lieu ?)
Après, le ménage : conserver, entretenir, réparer, réemployer, renouveler, désencombrer, cultiver, conserver, nettoyer, ranger, laver.
L’atelier s’inscrira chaque année dans un territoire spécifique, qui pourra indifféremment être urbain ou rural, situé en France ou à l’étranger.
Il travaillera toujours à partir de la compréhension et de l’appropriation de ce territoire.
!!!!!!! - DOSSIER AVEC PHOTOS DISPONIBLE SUR LE CLOUD EN SUIVANT CE LIEN :
https://cloud.lille.archi.fr/index.php/s/KNwMmLZhtssU4hC
Contenu
Learning from Saint-Louis du Sénégal
Dans le cadre d’un partenariat avec la Mairie de Lille, ville jumelée avec Saint-Louis du Sénégal depuis
1978, il s’agit de partir d’une situation climatique et architecturale spécifique pour en connaître
l’intelligence (ressources, savoir-faire, économie, etc.) et mesurer la pertinence des actions possibles.
Situation : Saint-Louis du Sénégal
Cadre : Appel à projet
« Actions Communes et Concertées pour l’Efficacité Energétique à Saint-Louis » (ACCEES)
Cet appel à projet a pour ambition de proposer un diagnostic des écoles existantes, de faire un état des
lieux des techniques constructives traditionnelles et ressources locales, et enfin d’élaborer un cahier
de préconisation. Il s’agit de proposer des techniques simples, peu coûteuses, en matériaux locaux et
biosourcés permettant des économies d’énergies et un meilleur confort pour les usagers.
L’objectif est également de valoriser ces techniques traditionnelles à Lille et à Saint-Louis auprès des
acteurs du secteur.
Le projet développé dans le cadre de cet atelier servira de base pour établir ce cahier de préconisations.
Le travail mené fera l’objet d’une exposition à Saint-Louis du Sénégal.
Objet d’étude : Ecole GOXU MBACC 1
Il pourra s’agir indifféremment de sa réhabilitation/extension, ou de sa reconstruction.
L’école GOXU MBACC 1 est située sur la langue de Barbarie.
Elle est la plus grande, avec 670 élèves pour 13 classes (moyenne de 54 enfants par classe).
Les bâtiments sont disposés autour d’une très grande cour dépourvue de végétation.
L’élévation du niveau de la mer la soumet a de régulières inondations, avec pour conséquence de fortes
dégradations du bâti. Les murs sont notamment rongés par le sel, et les aciers sont extrêmement
corrodés.
Méthode
Trois Phases rythment le projet.
Phase 01 : Identité
Les objectifs :
S’acculturer à une autre culture, faire connaissance, faire l’inventaire des ressources, les évaluer ou valoriser (leur donner une valeur) et les qualifier, connaître la situation et chercher des références (ce qui est fait, comment c’est fait, pourquoi c’est fait comme ça ?).
Les moyens :
-Rencontre avec des acteurs de la production du cadre bâti (institutionnels, opérationnels, académiques, etc.).
-Identification des ressources locales et des filières, des savoirs faire, les acteurs, compréhension du climat…
-Analyse fonctionnelle de l’école existante, rencontre avec les acteurs pédagogiques locaux
-Diagnostic technique de l’école existante (attachement local vis-à-vis du bâtiment, pathologies, matériaux, orientation, ombre, maintenance, etc.). ce diagnostic devra permettre se statuer sur la conservation de l’école existante (réhabilitation et extension), ou une reconstruction à neuf.
-Analyse de références architecturales en lien avec le sujet (programme, matérialité)
-Visites de lieux de production, de transformation ou de distribution de la matière et des matériaux, visites de chantier
Phase 02 : Altérité
Les objectifs :
Manipuler, se confronter à la matière et aux process, proposer des stratégies architecturales permettant d’envisager des améliorations
Il s’agira également d’interroger l’acceptabilité culturelle et économique des solutions expérimentées.
Cette phase se structure exclusivement autour de la matière et des matériaux, selon deux approches méthodologiques :
1/ Que peut-on attendre a priori de la matière ?
Expérimentation : manipuler pour connaitre, observer les résultats, vérifier les hypothèses.
2/ Que comprend-on de la matière ?
Exploration : manipuler pour découvrir
Les moyens :
-Manipulation échelle 1
-Travail en collaboration avec les acteurs locaux.
Ces deux premières phases sont concomitantes, et pour partie immersives.
Elles sont menées in situ, pour une durée minimum d’une semaine.
L’atelier se déplace à Saint-Louis, tant pour cette analyse appropriation du territoire, que pour les manipulations avec le concours d’acteurs locaux.
Phase 03 : Responsabilité
Les objectifs :
Le projet est abordé comme le développement et la vérification d’une hypothèse.
Il s’agira donc de:
-Formaliser matériellement le projet en mobilisant les connaissances acquises par l’analyse, les expérimentations et explorations.
-Produire une architecture nourrie des imaginaires locaux, articulant les dimensions spatiales, constructives, symboliques, culturelles et politiques.
-Déployer un dispositif architectural faisant se rencontrer le programme, le confort, le contrôle du climat la structure, la matière, l’économie.
-Envisager l’avenir du projet, son altération, son adaptation.
Les moyens :
-Mobiliser et poursuivre les expérimentations et explorations de la phase précédente.
-Développer le projet avec les outils de l’architecte (croquis, plans coupes, maquettes à différentes échelles.
L’interdisciplinarité comme moyen:
Ces trois phases engageront un travail interdisciplinaire et l’expérimentation de méthodes hybrides.
Ce projet sera mené en co-conception avec des acteurs de la construction (architectes, BET, entreprise et artisans, etc.) et les usagers (entretien, pédagogie).
En France :
-ONG Le partenariat, Directeur Nicolas Dupuy
-Violaine Mussault, paysagiste
-CD2E
-Suzanne Hirshi
-Armelle Varcin
Au Sénégal :
-Association TypHAS
-Equipe du projet TyCCAO
-Lucie Coquisart, chargée de coopération Saint-Louis du Sénégal / MEL / Ville de Lille
-Architectes locaux
-Artisans locaux
-Représentant enseignants sénégalais
-Université Gaston Bergé, Saint-Louis du Sénégal
Et après ?
-La production du semestre fera l’objet d’une exposition in situ. Elle intègrera le travail de diagnostic, les manipulations échelle 1, le projet architectural formalisé, et le cahier de prescriptions.
-Le travail mené dans le cadre de l’atelier pourra être poursuivi dans le cadre d’un stage durant l’été 2022.
Objectifs
1.Articuler recherche réflexive et projet architectural matérialisé
2.Explorer et expérimenter les conditions de la production contemporaine
3.Transformer les questions constructives et énergétiques en engagements politique, sociétal, économique et poétique.
4.Proposer des solutions spécifiques plutôt que génériques
5.Développer le projet en intégrant l’altérité
Compétences
1.Développer une méthode de conception et de production
2.Savoir travailler en collectif et mobiliser les disciplines nécessaires à la méthode et au projet
3.Communiquer de manière précise et efficace les enjeux du projet
Dans le cadre d’un partenariat avec la Mairie de Lille, ville jumelée avec Saint-Louis du Sénégal depuis
1978, il s’agit de partir d’une situation climatique et architecturale spécifique pour en connaître
l’intelligence (ressources, savoir-faire, économie, etc.) et mesurer la pertinence des actions possibles.
Situation : Saint-Louis du Sénégal
Cadre : Appel à projet
« Actions Communes et Concertées pour l’Efficacité Energétique à Saint-Louis » (ACCEES)
Cet appel à projet a pour ambition de proposer un diagnostic des écoles existantes, de faire un état des
lieux des techniques constructives traditionnelles et ressources locales, et enfin d’élaborer un cahier
de préconisation. Il s’agit de proposer des techniques simples, peu coûteuses, en matériaux locaux et
biosourcés permettant des économies d’énergies et un meilleur confort pour les usagers.
L’objectif est également de valoriser ces techniques traditionnelles à Lille et à Saint-Louis auprès des
acteurs du secteur.
Le projet développé dans le cadre de cet atelier servira de base pour établir ce cahier de préconisations.
Le travail mené fera l’objet d’une exposition à Saint-Louis du Sénégal.
Objet d’étude : Ecole GOXU MBACC 1
Il pourra s’agir indifféremment de sa réhabilitation/extension, ou de sa reconstruction.
L’école GOXU MBACC 1 est située sur la langue de Barbarie.
Elle est la plus grande, avec 670 élèves pour 13 classes (moyenne de 54 enfants par classe).
Les bâtiments sont disposés autour d’une très grande cour dépourvue de végétation.
L’élévation du niveau de la mer la soumet a de régulières inondations, avec pour conséquence de fortes
dégradations du bâti. Les murs sont notamment rongés par le sel, et les aciers sont extrêmement
corrodés.
Méthode
Trois Phases rythment le projet.
Phase 01 : Identité
Les objectifs :
S’acculturer à une autre culture, faire connaissance, faire l’inventaire des ressources, les évaluer ou valoriser (leur donner une valeur) et les qualifier, connaître la situation et chercher des références (ce qui est fait, comment c’est fait, pourquoi c’est fait comme ça ?).
Les moyens :
-Rencontre avec des acteurs de la production du cadre bâti (institutionnels, opérationnels, académiques, etc.).
-Identification des ressources locales et des filières, des savoirs faire, les acteurs, compréhension du climat…
-Analyse fonctionnelle de l’école existante, rencontre avec les acteurs pédagogiques locaux
-Diagnostic technique de l’école existante (attachement local vis-à-vis du bâtiment, pathologies, matériaux, orientation, ombre, maintenance, etc.). ce diagnostic devra permettre se statuer sur la conservation de l’école existante (réhabilitation et extension), ou une reconstruction à neuf.
-Analyse de références architecturales en lien avec le sujet (programme, matérialité)
-Visites de lieux de production, de transformation ou de distribution de la matière et des matériaux, visites de chantier
Phase 02 : Altérité
Les objectifs :
Manipuler, se confronter à la matière et aux process, proposer des stratégies architecturales permettant d’envisager des améliorations
Il s’agira également d’interroger l’acceptabilité culturelle et économique des solutions expérimentées.
Cette phase se structure exclusivement autour de la matière et des matériaux, selon deux approches méthodologiques :
1/ Que peut-on attendre a priori de la matière ?
Expérimentation : manipuler pour connaitre, observer les résultats, vérifier les hypothèses.
2/ Que comprend-on de la matière ?
Exploration : manipuler pour découvrir
Les moyens :
-Manipulation échelle 1
-Travail en collaboration avec les acteurs locaux.
Ces deux premières phases sont concomitantes, et pour partie immersives.
Elles sont menées in situ, pour une durée minimum d’une semaine.
L’atelier se déplace à Saint-Louis, tant pour cette analyse appropriation du territoire, que pour les manipulations avec le concours d’acteurs locaux.
Phase 03 : Responsabilité
Les objectifs :
Le projet est abordé comme le développement et la vérification d’une hypothèse.
Il s’agira donc de:
-Formaliser matériellement le projet en mobilisant les connaissances acquises par l’analyse, les expérimentations et explorations.
-Produire une architecture nourrie des imaginaires locaux, articulant les dimensions spatiales, constructives, symboliques, culturelles et politiques.
-Déployer un dispositif architectural faisant se rencontrer le programme, le confort, le contrôle du climat la structure, la matière, l’économie.
-Envisager l’avenir du projet, son altération, son adaptation.
Les moyens :
-Mobiliser et poursuivre les expérimentations et explorations de la phase précédente.
-Développer le projet avec les outils de l’architecte (croquis, plans coupes, maquettes à différentes échelles.
L’interdisciplinarité comme moyen:
Ces trois phases engageront un travail interdisciplinaire et l’expérimentation de méthodes hybrides.
Ce projet sera mené en co-conception avec des acteurs de la construction (architectes, BET, entreprise et artisans, etc.) et les usagers (entretien, pédagogie).
En France :
-ONG Le partenariat, Directeur Nicolas Dupuy
-Violaine Mussault, paysagiste
-CD2E
-Suzanne Hirshi
-Armelle Varcin
Au Sénégal :
-Association TypHAS
-Equipe du projet TyCCAO
-Lucie Coquisart, chargée de coopération Saint-Louis du Sénégal / MEL / Ville de Lille
-Architectes locaux
-Artisans locaux
-Représentant enseignants sénégalais
-Université Gaston Bergé, Saint-Louis du Sénégal
Et après ?
-La production du semestre fera l’objet d’une exposition in situ. Elle intègrera le travail de diagnostic, les manipulations échelle 1, le projet architectural formalisé, et le cahier de prescriptions.
-Le travail mené dans le cadre de l’atelier pourra être poursuivi dans le cadre d’un stage durant l’été 2022.
Objectifs
1.Articuler recherche réflexive et projet architectural matérialisé
2.Explorer et expérimenter les conditions de la production contemporaine
3.Transformer les questions constructives et énergétiques en engagements politique, sociétal, économique et poétique.
4.Proposer des solutions spécifiques plutôt que génériques
5.Développer le projet en intégrant l’altérité
Compétences
1.Développer une méthode de conception et de production
2.Savoir travailler en collectif et mobiliser les disciplines nécessaires à la méthode et au projet
3.Communiquer de manière précise et efficace les enjeux du projet
Mode d'évaluation
-Contrôle continu (évaluation formative) et jury final (évaluation certificative)
-Evaluation certificative : validé avec mention / validé / non validé + commentaires justificatifs
-Evaluation certificative : validé avec mention / validé / non validé + commentaires justificatifs
Travaux requis
-Une synthèse sur les techniques traditionnelles de construction : architecture adaptée, orientation des bâtiments, avant-toit, systèmes de ventilation, matériaux utilisés, végétalisation des abords…
-Des recommandations opérationnelles pour une rénovation/construction durable de l’école (techniques, matériaux, procédés, ventilations, végétalisation…)
-Des explorations et manipulations qui utilisent la caractéristique de la matière à l’échelle 1 (une matérialité non simulée).
-Un projet matérialisé, représenté avec les moyens les plus efficaces en lien avec la méthode développée.
-Des recommandations opérationnelles pour une rénovation/construction durable de l’école (techniques, matériaux, procédés, ventilations, végétalisation…)
-Des explorations et manipulations qui utilisent la caractéristique de la matière à l’échelle 1 (une matérialité non simulée).
-Un projet matérialisé, représenté avec les moyens les plus efficaces en lien avec la méthode développée.
Heures
Cours magistraux : 0.00
Travaux dirigés : 144.00
Crédit ECTS
0.00
Coefficients
70.00
AP819 : Territoire - Projet Printemps B Grojean A Venacque
Responsables : Axel VenacqueBénédicte GrosjeanAxel VenacqueBénédicte GrosjeanBénédicte Grosjean
Objectifs
Ville ou campagne ? Agir sur et avec « l’entre-deux »
Atelier conjoint Archi/paysage – Domaine Territoire
Bénédicte Grosjean, Axel Venacque
Semestre de printemps 2022-23
-----------------------------------
Les attendus pédagogiques :
1 - Élaborer un « projet-visée » pour le territoire d’étude : Quelle valeurs ? quels horizons ? Quels caps peuvent être visés et pourquoi ? Pour répondre à quelle problématique ?
2 – Penser le « projet-processus » : comment agir de manière juste sur ce territoire précis ? Avec qui ? Quels moyens et quels leviers actionner ? Dans quelles temporalités ?
3 – Construire un « projet-spatial » sur un échantillon du territoire étudié : quelles transformations spatiales possibles ? Le projet développé sera-t-il reproductible ou transposable et si oui, à quelles conditions ?
Les compétences - L’enseignement proposé forme l’étudiant à :
1 – Comprendre et s’engager face à une situation ; en révéler la complexité pour la rendre opérationnelle en s’appuyant sur une réflexivité éthique et culturelle.
2 – Situer son action : expérimenter et évaluer les possibilités de transformation d’un contexte au sens large (socio-économique, culturel et politique autant que physique).
3 – Concevoir et représenter une proposition spatiale à une échelle territoriale : articuler selon une définition maîtrisée, les configurations des milieux naturels et artificiels à différentes échelles.
Atelier conjoint Archi/paysage – Domaine Territoire
Bénédicte Grosjean, Axel Venacque
Semestre de printemps 2022-23
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Les attendus pédagogiques :
1 - Élaborer un « projet-visée » pour le territoire d’étude : Quelle valeurs ? quels horizons ? Quels caps peuvent être visés et pourquoi ? Pour répondre à quelle problématique ?
2 – Penser le « projet-processus » : comment agir de manière juste sur ce territoire précis ? Avec qui ? Quels moyens et quels leviers actionner ? Dans quelles temporalités ?
3 – Construire un « projet-spatial » sur un échantillon du territoire étudié : quelles transformations spatiales possibles ? Le projet développé sera-t-il reproductible ou transposable et si oui, à quelles conditions ?
Les compétences - L’enseignement proposé forme l’étudiant à :
1 – Comprendre et s’engager face à une situation ; en révéler la complexité pour la rendre opérationnelle en s’appuyant sur une réflexivité éthique et culturelle.
2 – Situer son action : expérimenter et évaluer les possibilités de transformation d’un contexte au sens large (socio-économique, culturel et politique autant que physique).
3 – Concevoir et représenter une proposition spatiale à une échelle territoriale : articuler selon une définition maîtrisée, les configurations des milieux naturels et artificiels à différentes échelles.
Contenu
Présentation synthétique
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FR - Cet atelier du domaine Territoire rassemble des étudiants paysagistes et architectes autour des questions que posent les territoires 'd'entre deux'. Ni vraiment urbains, ni tout à fait ruraux, ils appellent à un triple projet : quelles formes spatiales proposer, pour répondre à quels enjeux, en utilisant quels processus de transformation ? Cette année, nous interrogerons les modes de vies possibles et souhaitables dans la vallée du Aa, entre monts des Flandres et marais de St Omer.
GB - This studio – in the Territory field - brings together landscape and architecture students around the questions raised by the 'in-between' territories. Neither really urban nor completely rural, they call for a triple project: what spatial forms should be proposed, to respond to which issues, using which transformation processes? This year, we will question the possible and desirable ways of living in the Aa valley, between the 'Flanders mounts' and the wetlands of St Omer.
Mots-clés : sols – agro-écologie - infrastructures – habitats – espace public
Développement
------------------
Problématique générale : les territoires d'entre-deux
L’atelier explore les territoires qui posent question, ceux qui ne rentrent pas dans les modèles de la ville historique, de la croissance en anneaux, de la métropolisation. Il s'intéresse en particulier à ceux, de plus en plus répandus, qu'on ne peut qualifier ni d'urbain ni de rural : attractifs pour une grande part de la population mais critiqués par les experts, délaissés par les professionnels et déconcertant les instances publiques.
Pourtant, des questions sociétales majeures s'y jouent avec acuité : enjeux environnementaux (gestion de l’eau, pollutions, artificialisation, secteur agro-alimentaire), économiques (mode de production, modes de transports, mono-activité), sociales ou politiques (entre-soi, chômage, citoyenneté, gouvernance, etc.).
Les questions récurrentes de l'atelier
- projet politique : quelle société voulons-nous ?
Et quelles sont les formes spatiales de cette société ? Quels groupements, quelles mobilités, quelles activités ? A quelles échelles ? Avec quelles mixités spatiales, interactions fonctionnelles ?
- processus de transformation : comment agir avec éthique ?
Quels sont les lieux de mutabilité, les dynamiques en cours, les leviers économiques, les acteurs mobilisables ? Que faut-il inciter, réglementer, coordonner ? Où investir en priorité les fonds publics ?
- projet spatial : quels modes de vie avec des ressources finies ?
Penser le projet de territoire en termes de ressources, c'est penser en termes de flux (extraction / production / répartition / rejets), donc de frugalité et de circularité, mais aussi de spécificités locales.
Le terrain 2023 : Watten - aux marches de l’Audomarois et des Monts de Flandre
Le cadre de projet de l’atelier est situé entre les monts de Flandre et les marais de St Omer, entre les contreforts des collines et la plaine maritime du delta de l’Aa, entre les départements du Nord et du Pas-de-Calais, aux confins du 'Parc Naturel Régional des caps et marais d’Opale', à cheval sur des entités administratives dont les orientations spécifiques peuvent être germes de friction et appeler à faire projet commun. Ce territoire, où l’ambiance de la campagne domine encore, où les pressions de l’agglomération dunkerquoise se font sentir, et où la MEL vient négocier ses ressources en eau, se confronte à tous les enjeux de « l’après-pétrole », aux défis énergétiques contemporains et aux effets du changement climatique.
Il permet en particulier de réfléchir de façon prospective aux questions de maîtrise de l’urbanisation et de politique foncière, mais aussi de morphologies baties et de production de logements, dans un contexte où les risques d’inondation sont majeurs ; et plus largement, de réseaux de mobilité, d’activités économiques, industrielles, artisanales ou agricoles, de dés-imperméabilisation des sols (loi ZAN), gestion des eaux de surface, préservation ou restauration des fonctionnalités écologiques en faveur de la biodiversité, etc.
En allant à nouveau à la rencontre de la réalité du terrain et de ses acteurs, habitants, techniciens, élus, les étudiants architectes et paysagistes de l'atelier pourront mobiliser leur culture commune et leurs connaissances spécifiques pour définir des orientations et préciser des projets dans leur domaine respectif, en s’interrogeant sur les modes de vie, actuels et possibles, à imaginer sur ce territoire (lisibilité du paysage, accessibilités des services, sociabilités, ressources alimentaires, éducation, accueil et soin, loisirs, mémoire…).
!!! Plus d'infos dans le document pdf en annexe.
Déroulé pédagogique (calendrier complet dans le document pdf).
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Phase 1 - tout l'atelier
Construction collaborative d'un 'atlas' collectif du territoire, à partir d'un travail d'enquête de terrain : arpentage et collecte d'échantillons, d'observations, d'entretiens.
Phase 2 – par groupes
Identification de problématiques communes, dans les tensions de 'l'atlas' (comparaisons, superpositions), élaboration des situations qui appellent à faire projet.
Phase 3 – individuellement
Chaque étudiant propose une hypothèse pertinente (et si?) pour cette situation du projet, et la teste à travers un scenario de transformation du territoire et la mise en forme d'une proposition spatiale locale.
A NOTER !! 1e SEMAINE INTENSIVE : travail en immersion
semaine 2 - Du mardi 14 fev au jeudi 16/02/23 : prévoir que vous serez sur le terrain
- 2 nuits en GITES (literie fournie, prévoir éventuellement sac de couchage )
- Déplacements principalement à vélo (réservés sur place)
A NOTER !! VOYAGE de l'atelier : visite de références
semaine 8 – du mercredi 5 avril au samedi 8 avril 2023 (en camionnettes)
Voyage dans la plaine maritime de Flandres (B) : Ostende, Brugge...
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FR - Cet atelier du domaine Territoire rassemble des étudiants paysagistes et architectes autour des questions que posent les territoires 'd'entre deux'. Ni vraiment urbains, ni tout à fait ruraux, ils appellent à un triple projet : quelles formes spatiales proposer, pour répondre à quels enjeux, en utilisant quels processus de transformation ? Cette année, nous interrogerons les modes de vies possibles et souhaitables dans la vallée du Aa, entre monts des Flandres et marais de St Omer.
GB - This studio – in the Territory field - brings together landscape and architecture students around the questions raised by the 'in-between' territories. Neither really urban nor completely rural, they call for a triple project: what spatial forms should be proposed, to respond to which issues, using which transformation processes? This year, we will question the possible and desirable ways of living in the Aa valley, between the 'Flanders mounts' and the wetlands of St Omer.
Mots-clés : sols – agro-écologie - infrastructures – habitats – espace public
Développement
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Problématique générale : les territoires d'entre-deux
L’atelier explore les territoires qui posent question, ceux qui ne rentrent pas dans les modèles de la ville historique, de la croissance en anneaux, de la métropolisation. Il s'intéresse en particulier à ceux, de plus en plus répandus, qu'on ne peut qualifier ni d'urbain ni de rural : attractifs pour une grande part de la population mais critiqués par les experts, délaissés par les professionnels et déconcertant les instances publiques.
Pourtant, des questions sociétales majeures s'y jouent avec acuité : enjeux environnementaux (gestion de l’eau, pollutions, artificialisation, secteur agro-alimentaire), économiques (mode de production, modes de transports, mono-activité), sociales ou politiques (entre-soi, chômage, citoyenneté, gouvernance, etc.).
Les questions récurrentes de l'atelier
- projet politique : quelle société voulons-nous ?
Et quelles sont les formes spatiales de cette société ? Quels groupements, quelles mobilités, quelles activités ? A quelles échelles ? Avec quelles mixités spatiales, interactions fonctionnelles ?
- processus de transformation : comment agir avec éthique ?
Quels sont les lieux de mutabilité, les dynamiques en cours, les leviers économiques, les acteurs mobilisables ? Que faut-il inciter, réglementer, coordonner ? Où investir en priorité les fonds publics ?
- projet spatial : quels modes de vie avec des ressources finies ?
Penser le projet de territoire en termes de ressources, c'est penser en termes de flux (extraction / production / répartition / rejets), donc de frugalité et de circularité, mais aussi de spécificités locales.
Le terrain 2023 : Watten - aux marches de l’Audomarois et des Monts de Flandre
Le cadre de projet de l’atelier est situé entre les monts de Flandre et les marais de St Omer, entre les contreforts des collines et la plaine maritime du delta de l’Aa, entre les départements du Nord et du Pas-de-Calais, aux confins du 'Parc Naturel Régional des caps et marais d’Opale', à cheval sur des entités administratives dont les orientations spécifiques peuvent être germes de friction et appeler à faire projet commun. Ce territoire, où l’ambiance de la campagne domine encore, où les pressions de l’agglomération dunkerquoise se font sentir, et où la MEL vient négocier ses ressources en eau, se confronte à tous les enjeux de « l’après-pétrole », aux défis énergétiques contemporains et aux effets du changement climatique.
Il permet en particulier de réfléchir de façon prospective aux questions de maîtrise de l’urbanisation et de politique foncière, mais aussi de morphologies baties et de production de logements, dans un contexte où les risques d’inondation sont majeurs ; et plus largement, de réseaux de mobilité, d’activités économiques, industrielles, artisanales ou agricoles, de dés-imperméabilisation des sols (loi ZAN), gestion des eaux de surface, préservation ou restauration des fonctionnalités écologiques en faveur de la biodiversité, etc.
En allant à nouveau à la rencontre de la réalité du terrain et de ses acteurs, habitants, techniciens, élus, les étudiants architectes et paysagistes de l'atelier pourront mobiliser leur culture commune et leurs connaissances spécifiques pour définir des orientations et préciser des projets dans leur domaine respectif, en s’interrogeant sur les modes de vie, actuels et possibles, à imaginer sur ce territoire (lisibilité du paysage, accessibilités des services, sociabilités, ressources alimentaires, éducation, accueil et soin, loisirs, mémoire…).
!!! Plus d'infos dans le document pdf en annexe.
Déroulé pédagogique (calendrier complet dans le document pdf).
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Phase 1 - tout l'atelier
Construction collaborative d'un 'atlas' collectif du territoire, à partir d'un travail d'enquête de terrain : arpentage et collecte d'échantillons, d'observations, d'entretiens.
Phase 2 – par groupes
Identification de problématiques communes, dans les tensions de 'l'atlas' (comparaisons, superpositions), élaboration des situations qui appellent à faire projet.
Phase 3 – individuellement
Chaque étudiant propose une hypothèse pertinente (et si?) pour cette situation du projet, et la teste à travers un scenario de transformation du territoire et la mise en forme d'une proposition spatiale locale.
A NOTER !! 1e SEMAINE INTENSIVE : travail en immersion
semaine 2 - Du mardi 14 fev au jeudi 16/02/23 : prévoir que vous serez sur le terrain
- 2 nuits en GITES (literie fournie, prévoir éventuellement sac de couchage )
- Déplacements principalement à vélo (réservés sur place)
A NOTER !! VOYAGE de l'atelier : visite de références
semaine 8 – du mercredi 5 avril au samedi 8 avril 2023 (en camionnettes)
Voyage dans la plaine maritime de Flandres (B) : Ostende, Brugge...
Mode d'évaluation
Suivi hebdomadaire et contrôle continu.
2 jurys intermédiaires et jury final Master.
Soutenance des PFE (cf. modalités règlement des études)
2 jurys intermédiaires et jury final Master.
Soutenance des PFE (cf. modalités règlement des études)
Travaux requis
L’atelier est organisé sur une journée et demi, du jeudi matin au vendredi midi
Le vendredi matin l’atelier est associé à deux séries de TDs :
• ATR – Art et Technique de Représentation (pour les paysagistes)
• ST(U)P – Sciences et Techniques pour l’urbanisme et le paysage (pour les architectes et paysagistes)
Temps de travail personnel étudiant : une heure encadrée implique une heure de travail personnel.
Le vendredi matin l’atelier est associé à deux séries de TDs :
• ATR – Art et Technique de Représentation (pour les paysagistes)
• ST(U)P – Sciences et Techniques pour l’urbanisme et le paysage (pour les architectes et paysagistes)
Temps de travail personnel étudiant : une heure encadrée implique une heure de travail personnel.
Heures
Cours magistraux : 0.00
Travaux dirigés : 0.00
Crédit ECTS
0.00
Coefficients
70.00

