S7-P72 : DEP

Semestre 7

PAYSAGE Séminaire Recherche

Responsables de semestre : Frank Vermandel Véronique Patteeuw Severine Bridoux Catherine Grout Richard Klein Éric Monin Antonella Mastrorilli Mohammad Mansouri Sabine Ehrmann Denis Delbaere Celine Barrere Guillaume Grunewald

AP721 : ARCHITECTURE CONTEMPORANEITE COMPLEXITÉ

Responsables : Frank VermandelVéronique Patteeuw
Frank Vermandel
Véronique Patteeuw
Contenu
SYNOPSIS

Le séminaire considère le nouveau régime climatique, notion proposée par Bruno Latour, comme point de départ de toute réflexion architecturale. Mais si les crises actuelles poussent les architectes à se recalibrer et les débats suggèrent que, pour faire face à notre monde en mutation, de nouveaux modes de pensée, d’action et de conception sont à inventer, le séminaire de recherche propose de s’appuyer sur ce qui existe.

L’histoire récente de l’architecture offre un certain nombre de théories et de pratiques architecturales qui, une fois revisitées, permettent des perspectives intéressantes.
Le séminaire de recherche s’intéresse à la relecture contemporaine de références architecturales et urbaines. C’est notamment la connaissance théorique d’un corpus de projets historiques qui permet de construire un atlas de positions, d’outils et de méthodes face au nouveau régime climatique. La question du régionalisme critique a été étudié au travers le texte de l'historien anglo-américain Kenneth Frampton. La question de la tectonique au travers les textes de Gottfried Semper. La question de l'économie des moyen au travers le texte de Eric Lapierre.

En 2023-2024 le séminaire de recherche propose de travailler sur la question du low-tech. Croisant les propos de Reyner Banham (1969) et ceux de Bernard Rudovsky (1964), le séminaire posera d'examiner la question de l'impact de l'architecture sur l'environnement et de ses modes de construction. Les recherches élaborées ne seront avant tout proactifs : des anticipations d’une réalité sociétale, servant de base de discussion, au travers la posture de l’architecte, acteur du nouveau régime climatique.



METHODOLOGIE

Ce séminaire propose d'étudier la notion du low-tech en architecture. D’une part en examinant les racines historiques ; d’autre part en projetant son applicabilité jusqu'à notre époque contemporaine. Ces allers-retours entre histoire et actualité permettront aux étudiants de découvrir à la fois des continuités historiques et de nouvelles orientations possibles. La notion sera ancrée dans l’histoire au travers la lecture des textes clés tout en témoignant des contextes politiques et sociaux de l’époque. Les textes seront analysés, situés et surtout débattus avec les étudiants, en relation avec les pratiques architecturales actuelles. Dans leur mémoire, les étudiants examineront des exemples spécifiques de pratiques architecturales. Prenant appui sur une sélection de projets, ils/elles apporteront de nouvelles perspectives et compréhensions de la pratique architecturale à l'ère de l'accélération.

À l'issue de ce séminaire, les étudiants auront acquis :
● des connaissances fondamentales pour construire et mettre en relation une conscience des développements historiques de la thématique architecturale et environnementale postmoderne dans la seconde moitié du XXe siècle, à la fois canonique et alternative ;
● des compétences critiques et analytiques (recherche, présentation, discussion, rédaction) pour explorer et mieux comprendre l'interaction des forces et des contraintes environnementales, des conditions de modernisation et des voix critiques, qui animent l'architecture et la planification aujourd'hui ;
● des méthodes et concepts clés, pour évaluer et répondre de manière précise et subtile à ce qu'a été, est et pourrait être à l'avenir la relation de l'humanité à la planète et les rôles subséquents que l'architecte peut jouer.
Severine Bridoux
Jean-Christophe Gerard
Objectifs
Ce séminaire d’initiation à la recherche vise l’étude du travail de l’architecte, du paysagiste à travers l’analyse de démarches de projet originales ou relativement novatrices. Plutôt que d’adopter uniquement le point de vue de la réception de l’œuvre réalisée ou de la création achevée, on adoptera le point de vue poïétique, ou même celui de l’analyse génétique pour tenter de décrypter la conception et la fabrication du projet : se posera ainsi la question de l’émergence de l’objet architectural, urbain et/ou paysager et de la dimension complexe du travail du/des concepteurs.
À partir de ce point de vue seront développées des problématiques permettant de comprendre les mutations qui se trament dans la société contemporaine, les débats contemporains en termes de transition écologique, non seulement à travers l’étude des aspects techniques de la fabrication d’un projet architectural, urbain ou paysager, ou d’un ensemble de projets, mais aussi à travers l’étude des aspects sociologiques, historiques, économiques, techniques et esthétiques.
Ce séminaire a pour objectif d’apporter aux étudiants des outils méthodologiques permettant la réalisation d’un travail d’initiation à la recherche de niveau Master 2 en lien avec les thématiques de la conception, de l’expérimentation et de la pensée complexe en architecture. Les étudiants seront conduits, au cours du semestre d’Automne, à s’initier à la construction d’objets scientifiques, à définir clairement un sujet d’étude, poser une problématique, définir les hypothèses de la recherche, à effectuer le travail selon une méthode rigoureuse, à produire un corpus bibliographique pertinent. D'autres enseignements suivis ou à suivre (semestre d'automne ou de printemps) peuvent être mis en relation avec le séminaire : un atelier de projet (à discuter avec les enseignants), un séminaire exploratoire, un cours (le cours 'la conception en question' de Séverine Bridoux-Michel est notamment conseillé).
Contenu
Le point de départ du séminaire est que, dans le domaine architectural, la conception sous-tend une démarche complexe. De ce fait, il est important, pour le concepteur, de trouver les moyens d’aborder cette complexité avec une certaine distance, une distance critique. Les contenus du séminaire amènent peu à peu l’étudiant, au cours des deux semestres d’enseignement, à l’apprentissage de l’élaboration d’objets scientifiques. Il s’agit de comprendre qu’il faut avant tout trouver les pistes (intellectuelles), la méthode (critique) pour arriver à « penser par soi-même pour répondre à la complexité des problèmes » (Edgar Morin), à savoir les problèmes que soulève la conception en architecture. La notion d’œuvre ouverte (selon la poétique d’Umberto Eco) nous intéresse particulièrement en ce qu’elle fait apparaître différents niveaux de rencontres avec le travail de l’architecte, rencontres pouvant avoir lieu dans le processus de conception du projet architectural —le projet, « œuvre à faire ».
On s’intéressera notamment aux projets contemporains donnant lieu à des expériences de collaborations et faisant apparaître des démarches originales, expérimentales et particulièrement novatrices, dans les champs de la conception architecturale, de l’expérimentation architecturale, urbaine et paysagère, compte tenu notamment de la question de l’écologie dans l’histoire de l’architecture et de la transition énergétique. La question du primat de la vision chez l’architecte et de la sensibilisation de l’architecte à l’espace sonore constituent des thématiques d’exploration possibles. Des études de cas seront réalisées. Les étudiants seront notamment amenés à réaliser des entretiens et compte-rendu d’entretien et/ou travaux d’enquête, auprès de bibliothèques, centres d’archives et institutions compétentes ou auprès d’associations susceptibles d’apporter des sources justifiant les recherches entreprises, voire même directement auprès d'usagers, d’acteurs ou de professionnels (architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, artistes…).
L’initiation à la recherche enseignée dans le cadre de ce séminaire vise l’apprentissage de la construction d’objets scientifiques. Les thématiques et problématiques abordées s’inscrivent autour des objectifs du LACTH, du CEAC (et notamment le séminaire de laboratoire 'collaborations'), de l’école doctorale SHS de l’Université de Lille.

Le calendrier du séminaire s’organise autour de communications et exposés, d'échanges sous forme de tables ronde, de présentations de l’avancement des travaux et de participations d’intervenants invités —chercheurs universitaires et/ou praticiens. Le calendrier du séminaire s’organise, au semestre d'Automne, autour de 12 séances hebdomadaires de 4 heures —avec communications d'éléments méthodologiques, échanges sous forme de tables rondes, présentations de l’avancement des travaux, participations d’intervenants invités —, et de la « Journée Recherche » commune aux séminaires d’initiation à la recherche. Le programme détaillé des séances est communiqué aux étudiants en début de semestre.
Guillaume Grunewald
Catherine Grout
Ekaterina Shamova
Objectifs
Ce séminaire concerne l’acquisition et la pratique de méthodes pour la recherche ainsi que le développement d’une conduite autonome de votre pensée. Cette dernière accompagne d’une part, votre capacité d’analyse critique concernant vos connaissances acquises ainsi que d’autre part, votre engagement personnel par rapport aux questions actuelles de société liées au paysage, à l'architecture et aux espaces urbains.

AUTRES ENSEIGNEMENTS pouvant être associés, au même semestre ou au semestre suivant, utiles en termes de méthode (outils explorés), de relation au terrain et de contenu théorique (éventuellement en choisissant le même sujet) :
-L'exploratoire de Céline Barrère 'Lieux dits, mémoires urbaines'
-Le cours de Guillaume Grunewald 'méthodologie d'enquêtes urbaines' est recommandé
-Le cours de Catherine Grout 'art, espace public (commande et demande publiques)'
-Un lien avec un atelier de projet peut être développé au semestre d'automne ou de printemps. A discuter avec les encadrant.es respectifs -ves.

En termes de CONNAISSANCES (connaissances, savoirs)
Outre l’étude des textes et la familiarité avec les concepts engagés par la thématique du séminaire (espace public, corporéité, phénoménologie, anthropologie de l’espace), il est attendu de l’étudiant[e] qu’il (elle) établisse un état de l’art concernant son sujet et soit à même d’y situer sa réflexion tant d’un point de vue personnel que disciplinaire.
Au fur et à mesure des séances et des échanges collectifs l'étudiant(e) établira une méthode, des outils et une bibliographie en cohérence avec son sujet, sa problématique et ses hypothèses.
L’évaluation des connaissances se base aussi bien sur la qualité des références associées à la recherche que sur les connaissances que le travail de recherche est amené à produire.

En termes de COMPETENCES (outils, méthodologie, aptitudes et capacités réflexives)
OBJECTIFS :
1. acquisition et pratique de méthodes pour la recherche
2. capacité d’analyse critique (réflexivité) concernant les connaissances acquises et les outils d’architecte et de paysagiste
3. engagement personnel par rapport aux questions actuelles de société liées au paysage, à l’art, aux mutations et aux espaces urbains

Outils privilégiés :
-étude théorique et historique, contextualisation, observation et analyse de terrain, enquêtes et entretiens. La compétence est évaluée sur la cohérence des choix et la capacité à articuler dans une même réflexion des analyses issues de sources diversifiées. L’outil privilégié de la recherche étant l’écrit, la clarté et la précision de l’écriture ainsi que la rigueur de la structure textuelle est particulièrement appréciée.
-recherche fondamentale, analyse comparée, étude de cas. La compétence est évaluée sur la capacité interprétative et critique des concepts engagés par la réflexion et l’expérience, sur la rigueur et l’inventivité dans l’établissement des protocoles d’observation, de relevé et d’enquête de terrain, sur la qualité de l’analyse portée sur le matériel rassemblé.

Compétences évaluées :
1. Capacité à problématiser.
2. rigueur et inventivité dans les protocoles d’observation, de relevé et d’enquête de terrain.
3. capacité à définir un corpus et à l’analyser.
4. capacité à communiquer sa pensée et son analyse

D'autres compétences sont ajoutées au deuxième semestre avec le déploiement de l'apport méthodologique et de l'écriture du mémoire.
Contenu
CONTENU

• Ce séminaire s'intéresse particulièrement aux études urbaines, à l'espace public, à ses différentes définitions conceptuelles, à ses différentes réalités socioculturelles, aux usages et pratiques qui y prennent place, aux manières dont il est conçu, envisagé, traversé, vécu et donc habité. L'approche de l'espace public privilégié ici s'intéresse particulièrement aux domaines du paysage, de l'espace urbain, de l'art contemporain et du milieu hospitalier. Elle convoque en priorité le paysage ainsi que les champs disciplinaires de l'anthropologie de l'espace, des arts (danse, arts plastiques, performance), de la sociologie et des études urbaines.

• Votre travail de recherche articulera la constitution d'un corpus de référence à l'EXPERIENCE CONCRETE d'un terrain d'étude. Vous accorderez dès lors une importance privilégiée aux productions issues d'une présence physique sur le terrain d'étude ainsi qu'aux moyens de représenter ce terrain et de retranscrire cette expérience. Vous veillerez également à constituer autour de ce terrain d'étude une approche qui représente une diversité de perceptions et d'interprétation des acteurs et des personnes impliquées et / ou concernées.

• Votre recherche peut aussi porter sur des textes, des notions ou une théorie, du moment que la problématique abordée puisse être éprouvée. Elle peut concerner des projets urbains, architecturaux et/ou paysagers, des interventions artistiques, des projets et interventions, des sites et situations dont vous ferez (et avez peut-être déjà fait) l’expérience. Il est recommandé de choisir un terrain que vous pourrez FREQUENTER pendant les deux semestres.

-THEMATIQUES particulières proposées
1) interventions artistiques pérennes ou éphémères en milieu hospitalier à partir de leur présence, de leur expérience et du recueil de témoignages, de discours ou mises en récit concernant ces interventions ainsi que leur origine (commande, demande, formulation d'un désir, d’une nécessité ou d’un besoin, difficultés, projet hospitalier).
2) interventions artistiques pérennes ou éphémères dans les espaces publics proches de l'ENSAPL (Villeneuve d'Ascq, Lille et ses environs)
3) écoféminisme à partir de textes de référence et d'entretiens
4) Jardin botanique de Lille (spatialité, usages et pratiques)


METHODE :
• Votre expérience d’un TERRAIN est indispensable tout au long des deux semestres. Vous êtes engagé.es à débuter cette fréquentation dès les premières semaines du semestre d’automne.
• Vous élaborez un protocole méthodologique en accord avec vos enseignantes, en fonction de la singularité de votre terrain, et de la définition de votre problématique et de vos hypothèses.
• Vous construisez votre argumentation dans le cadre d'un dialogue avec des auteur.es issu.es de champs disciplinaires identifiés.
• Vos outils d’architecte ou de paysagiste (relevé, plan, coupe, maquette, analyse territoriale, etc.) sont sollicités et interrogés, non plus dans leur emploi projectuel, mais dans le cadre d'un propos à visée scientifique.

MOTS CLEFS :
Espace(s) public(s), paysage, spatialité, espace vécu, art et intervention artistique en milieu urbain et en milieu de soin, expérience et représentation des lieux, des sites et des paysages, anthropologie de l’espace, écoféminisme, usages et pratiques des espaces publics, 1% artistique, espace sonore, perception, corporéité, co-conception.
Travaux requis
1) début DECEMBRE rendu intermédiaire en 1 exemplaire papier et en pdf comprenant
• Présentation développée du sujet, de la problématique, des hypothèses
• Mots clés
• 3 pages rédigées portant sur l’analyse historique de votre terrain (le cas échéant) et/ou sur des références théoriques ou sur l’analyse de textes faisant partie de la bibliographie et montrant comment vous vous appuyez sur eux pour traiter votre problématique.
• Bibliographie thématisée et commentée


2) début JANVIER : a) rendu de la première partie du mémoire (le mémoire final sera rendu en fin de 2ème semestre voir fiche semestre de printemps) 1 exemplaire papier et envoi par internet du pdf et b) poster scientifique déposé sur le cloud et / ou moodle.

• Le parcours intellectuel personnel.
• Titre (provisoire) du mémoire
• Le sujet développé (entre 1 et 2 pages). Le sujet développé fait apparaître clairement et précisément les objets d’études proposés, les concepts sollicités par la recherche (qui font chacun l’objet d’un travail de définition), le ou les champs disciplinaires dans lesquels s’inscrit la recherche.
• La problématique (1 page minimum). La problématique est l’approche ou la perspective théorique adoptée pour traiter le sujet. La problématique n’est pas une question à laquelle la recherche se propose de répondre mais une interrogation apte à guider la réflexion, à argumenter les orientations bibliographiques et les choix méthodologiques, à situer la recherche par rapport à la littérature savante produite sur le sujet, à définir ses enjeux aussi bien scientifiques et intellectuels que sociaux voire spatiaux. Elle permet de préciser ce qui va être particulièrement interrogé du sujet abordé (de circonscrire le sujet) et formule l’hypothèse de départ que le travail de recherche doit permettre, à son terme, d’évaluer ainsi que les hypothèses secondaires.
• Méthode et plan de travail (1 ou 2 pages). Il s’agit d’indiquer d’abord la nature de la recherche (recherche fondamentale, analyse de cas, monographie, etc.) puis de décrire concrètement et précisément comment vous allez organiser votre temps de travail sur le prochain semestre, dans le but de produire le mémoire. Il s’agit de lister des actions (lire tel ouvrage, mener tel ou tel entretien, mettre au point un protocole d’observation, faire des relevés, rédiger telle partie, analyser telle source, etc.) en leur donnant un ordre, une durée, un calendrier, en les hiérarchisant. Cette partie doit s'appuyer sur la liste des sources ou du matériel avec lesquels vous allez travailler.
• Projet de sommaire (1 page). Le sommaire du futur mémoire comprend titres, intertitres, résumés synthétiques des contenus et articulations des parties.
• Corpus et Bibliographie. La liste des ouvrages ressources, sources documentaires et archives (textuelles et/ou iconographiques) doit être raisonnée. L’ensemble est organisé et regroupé sous 3 ou 4 grandes thématiques. Cela permet d'identifier quels sont les grands thèmes que vous croisez, de vérifier qu'il n'y a pas de déséquilibres entre les parties, etc. A l’intérieur de ces thématiques, les ouvrages sont classés par catégorie (ouvrages, articles, archives, iconographie, etc.) et par ordre alphabétique d'auteur. Le choix des ouvrages ressources (discipline, auteur, contenu) est argumenté par rapport au sujet d’étude et à la problématique de recherche. Des commentaires sont ajoutés pour les ouvrages lus. Pour la rédaction correcte des références, voir les consignes détaillées dans la Charte des écrits.
• Au moins 2 fiches de lectures et leur croisement en relation avec le sujet, la problématique et l’hypothèse.
• Annexes : A ce stade, c'est une partie qui assemble tout ce que vous avez récolté, élaboré et produit pendant le 1er semestre (plans, coupes, schémas, croquis, photos, éléments de cartographies, entretiens, fiches de lectures, etc.). Ces annexes constituent une première approche de votre corpus (les éléments sur lesquels portent votre problématique et qui correspondent à votre terrain ).


• Le poster répond aux exigences d'un poster scientifique.
Il est présenté aux étudiant·es de licence lors de la journée Grand R en février et aide à faire une synthèse.
Voir les consignes qui seront données au plus tard en décembre.
Richard Klein
Contenu
Le séminaire est construit en étroite collaboration avec le domaine de recherche histoire du laboratoire de recherche de l’ENSAPL ainsi qu’avec les séminaires d'histoire de l'architecture de partenaires universitaires. Les notions de nouveau programme et d’innovation qui sont à la base des travaux du séminaire sont articulées au programme scientifique du laboratoire de recherche. Elles pourront être interrogées suivant une direction privilégiée : l’étude d’architectures et de paysages illustrant ces notions au cours de la période allant de 1941 à 1985. Les travaux peuvent prendre d’autres directions qui permettraient de comprendre la portée, le sens et l’évolution de ces notions pour l’histoire, pour les historiens de l’architecture pour les institutions patrimoniales.Depuis plusieurs années le séminaire étudie les immeubles de logement collectifs privés, les 'immeubles de standing'de la métropole lilloise qui constituent la matière du travail collectif du séminaire. Enfin, les sujets traités par les étudiants, s’ils s’inscrivent dans ce cadre théorique, sont des sujets personnels.


Méthodes :
L’étudiant, est amené progressivement à adopter une démarche scientifique afin d’aboutir à l’élaboration de son mémoire. Les méthodes du séminaire reposent sur la complémentarité des connaissances culturelles, matérielles et documentaires des architectures étudiées, l’élargissement du répertoire documentaire à toutes les représentations et tous les instruments susceptibles de révéler des réalités autrement inaccessibles, la prise en compte des architectures dans la durée, dans une chronologie étendue, la prise en compte de la réception des œuvres, la production d’une construction historique qui adopte les formes du récit.
Éric Monin
Contenu
De l’objet au sujet, ce séminaire d’initiation à la recherche en histoire de l’architecture propose d’aborder l’histoire d’une manière très « concrète », en donnant toute sa place au projet d’architecture dans ses dimensions construites et figurées.
Déclinées à l’infini depuis la seconde guerre mondiale, les gammes de produits de l’industrie conçus pour le bâtiment ont profondément transformé la pratique de l’architecture. La banalisation de l’aluminium, le développement des profilés en tôles pliées, les nouveaux produits de l’industrie plâtrière et verrière, l’introduction des plastiques comme le polychlorures de vinyle ou les verres textiles, les matériaux de synthèse comme l’amiante-ciment, l’ardoise artificielle ou le 'glasal' ont permis d’apporter de nouvelles solutions aux problèmes de l’architecture grâce à la mise en place d’une nouvelle culture matérielle. En bouleversant peut-être trop rapidement les repères du grand public, cette révolution constructive a donné naissance à une architecture mal-aimée qui a encore du mal aujourd’hui à faire reconnaître toutes ses qualités.
Le séminaire propose d’interroger ces « produits de la croissance » pour mieux comprendre l’architecture d’après guerre afin de montrer comment en plus des problèmes de construction, les architectes de cette époque ont tenté de maîtriser rationnellement la qualité des environnements construits, quels que soient les programmes considérés. À partir de l’étude d’un produit bien identifié et d’un corpus d’édifices qui l’ont intégré dans leur mise en oeuvre, cette entrée en matière très ciblée permet de redécouvrir un patrimoine méconnu en prenant pleinement conscience des choix assumés par la maîtrise d’œuvre de l’époque. Pour cela, les étudiants feront des recherches en archives, des entretiens avec les acteurs de la construction des Trente Glorieuses, mais aussi des visites et des relevés in situ pour parfaitement comprendre la manière dont les architectes se sont appropriés des produits nouveaux intégrés plus ou moins rationnellement dans la production architecturale de l’époque.
Enfin, apprendre à expertiser la matière des projets d'architecture et de paysage de la seconde moitié du XXe siècle constitue une manière de penser l'avenir de cet héritage d'un point de vue écologique, en intégrant une réflexion sur la portée vertueuse ou calamiteuse de ces éléments. Il s'agit également d'initier une réflexion sur l'intérêt d'un réemploi in situ capable d'exalter les qualités de l'existant sans en organiser une spoliation énergivore.
La session 2023-2024 offrira encore une fois l'occasion de découvrir la richesse des archives de Saint-Gobain à Blois lors d'un voyage d'étude de deux jours organisé courant octobre/novembre 2023.
Antonella Mastrorilli
Mohammad Mansouri
Sabrina Chenafi
Contenu
Présentation :

A l'articulation du champ théorique et des pratiques constructives en architecture comme en paysage, la recherche du domaine Matérialité au laboratoire, intervient à différents niveaux d'échelles, explorant les facteurs liés à l'histoire matérielle et à la composante technique des constructions. Elle est ce qui entretient la réflexion à propos de l'incarnation physique de l'architecture dans son espace-temps, grâce à l'étude phénoménologique et épistémologique de ses modes de fabrications, d'expressions et de représentations. En effet, la matérialité de l'architecture comme composante essentielle de la forme bâtie démontre, grâce à sa nature et les effets de mise en œuvre de matière, l’existence de relations techniques et culturelles (parfois spontanées), en phase avec une époque. D'après Antoine Picon, c'est son interprétation qui nous permet d'envisager « le rapport que nous entretenons avec les phénomènes sensibles (matériaux et objets) » . Elle serait donc ce qui justifie l'architecture (au sens de l'acte de bâtir), en tant que création par et pour l'homme. Souvent associée aux sciences dures et/ou appliquées (Physique, Ingénierie, Chimie...), la recherche en Matérialité désigne aujourd’hui de nouveaux enjeux, liés aux critères du changement de paradigme actuel du métier, plus proche des préoccupations environnementales, économiques et culturelles qu'auparavant. L’apparition des questions de transitions liées au contexte et au développement de la culture numérique, ainsi qu' à l'impact écologique impose désormais de se tourner vers les pratiques constructives et matérielles émergentes, alternatives ou encore innovantes.

L'initiation à la recherche en Matérialité nourrit ainsi l'ambition de se saisir des enjeux théoriques constitutifs des savoirs-faire du métier aujourd'hui et demain, afin de comprendre le sens des transformations / mutations actuelles de la discipline.

Cette année, cet enseignement s'articulera davantage autour des thématiques et sujets de recherche en cours de développement au sein du LACTH, portant sur les questions
1. de la tectonique numérique (approche théorique et expérimentale)
2. de la fabrication numérique robotique et en général des rapports entre architecture et robotique (y compris dans le chantier et dans la restauration)
3. du patrimoine bâti du XXe siècle et de la rénovation énergétique dans l'existant.

Grâce à l'encadrement des membres de son équipe de recherche présente au laboratoire, ce séminaire proposera donc d'alimenter et d'accompagner la réflexion de ces travaux sur l'observation et l'analyse des pratiques constructives de notre époque, en phase avec l'apparition de nouveaux enjeux, liant les dimensions historiques, esthétiques, culturelles et techniques de l'architecture.

Les étudiants seront encouragés à faire des liens, à partir de leur sujet de mémoire, avec l'atelier de projet et les modules exploratoires.

Un liste de possibles sujets sera donné aux étudiants en début de semestre
Sabine Ehrmann
Denis Delbaere
Contenu
Il s'agit d’abord de se choisir un terrain de recherche. Vous commencez la recherche par fréquenter ce lieu singulier assidûment pendant le semestre d’automne et par constituer à son sujet un corpus documentaire le plus riche et divers possible. Ce corpus est constitué aussi bien par des documents collectés que par des documents que vous aurez vous-mêmes produits (coupes, cartes, plans, croquis, reportages photographiques par exemple).

A l’issue du semestre d’automne, l’identité de votre corpus doit vous permettre d’aboutir à formuler votre problématique de recherche et à lui associer une bibliographie cohérente. Vous choisirez à ce moment entre deux orientations possibles pour la poursuite de vos travaux. La première est centrée sur la dimension iconographique du lieu étudié : comment tirer de son classement raisonné des hypothèses de recherche ? Comment construire à votre tour des productions visuelles qui rendent compte des questions posées par le lieu, font émerger les données et les organisent ? La seconde est centrée sur l’analyse critique des lieux au regard des projets qui les ont transformés. Quels écarts observez-vous entre les intentons des concepteurs et les espaces produits ou induits ? Quelles questions soulèvent ces écarts ? Comment les acteurs du projet réagissent-ils au constat de ces écarts ?

Au semestre de printemps, votre corpus est enrichi en fonction de la problématique et de la méthodologie retenues. Au fur et à mesure de vos lectures et de l’avancée de votre réflexion, il est organisé, réduit, et commenté afin de servir d’argument à votre positionnement critique vis-à-vis des projets et/ou des représentations qui constituent votre sujet d’étude.
Celine Barrere
Guillaume Grunewald
Objectifs
Objectifs en termes de connaissances
Le séminaire aborde les territoires urbanisés contemporains, quelle que soit leur densité, pour mieux en comprendre les formes, les dynamiques, les conditions de fabrique et de réception. Face aux enjeux émergents, il propose de croiser les approches architecturales, urbaines et paysagères pour élaborer des outils d’investigation et des méthodes d’analyse pertinentes.
Ce séminaire interdisciplinaire s’attache de manière spécifique à la notion de territoire et à ses conditions de production. Le territoire s’entend ici comme le produit des rapports existentiels et sociaux que les individus en groupe entretiennent avec l’espace qu’ils produisent et reproduisent quotidiennement. Il s’agit de mettre l’accent sur le territoire et ses conditions. C’est pourquoi les objets d’études choisis par les étudiants n’ont pas d’échelle imposée
La problématique générale étant celle de la production des territoires, le séminaire mettra en avant un aspect et une étape spécifique de cette production, à savoir la fabrication des récits, des narrations, des images et des imaginaires que supportent, suscitent et abritent les territoire. En quoi et comment produire et mettre en récit participe de la production urbaine et territoriale ?

Objectifs en termes de compétences (outils, méthodologie) :
- L'étudiant est amené à développer des outils d’analyse des territoires contemporains et de compréhension de leurs modes de production et/ou d’organisation et de gestion.
- L'étudiant est initié aux méthodologies de la recherche, notamment ici en aménagement, urbanisme, sociologie et géographie. Il s'agit de définir un sujet, construire une problématique, établir un état de l’art et une bibliographie, collecter des données et les traiter, choisir et utiliser des outils adaptés à la problématique (consultation de documents d’archives, entretiens, enquêtes et relevés in situ, analyse de textes, de documents réglementaires, de dessins ou de plans…).
Contenu
Territorialités, récits et narrations

Thématique:

Ce séminaire interdisciplinaire s’attache de manière spécifique à la notion de territoire et à ses conditions de production. Le territoire s’entend ici comme le produit des rapports existentiels et sociaux que les individus en groupe entretiennent avec l’espace qu’ils produisent et reproduisent quotidiennement. Il s’agit de mettre l’accent sur le territoire et ses conditions. C’est pourquoi les objets d’études choisis par les étudiants n’ont pas d’échelle imposée
La problématique générale étant celle de la production des territoires, le séminaire mettra en avant un aspect et une étape spécifique de cette production, à savoir la fabrication des récits, des narrations, des images et des imaginaires que supportent, suscitent et abritent les territoires. En quoi et comment produire et mettre en récit participe de la production urbaine et territoriale ?


Entrer par les mises en récits permet d’accéder et de questionner différentes définitions conceptuelles de la notion de territoire, différentes réalités socioculturelles liées aux usages et pratiques qui y prennent place, en passant par les manières dont les territoires sont conçus, envisagés et habités.
Cette orientation donne une place prépondérante aux « acteurs » et à leur intersubjectivité, aux pratiques et aux discours du et sur le territoire qu’ils s’agissent de ceux des urbanistes, des architectes, des paysagistes, des habitants, des usages, des écrivains, des journalistes ou des artistes.
Cela implique de mobiliser des supports divers – récits de projet, « récits d’urbanisme » (B. Secchi), histoires orales, entretiens, fictions (romans, nouvelles), littérature du réel – et de comprendre leur conditions de production, leurs usages, leurs mésusages et leurs effets sur la production des territoires.

Les sujets de mémoires se positionnerons dans un des axes suivants:
- Patrimoine, mémoire et héritage
- L'Hospitalité, de l'hôpital à la ville
- Le récit comme outil de recherche: approches méthodologiques, épistémologiques, par type de corpus de représentation (littérature, récits de vie, presse)
- Genres, écoféminisme et espaces urbains


Caractéristique spécifique du séminaire:
Plaçant au centre des interrogations les notions de territoire et de territorialités, ce séminaire est interdisciplinaire. Cela implique que les étudiants doivent s'acculturer à des notions, outils, démarches d'autres disciplines, notamment à travers les champs privilégiés de la sociologie, de l’anthropologie, de la géographie et des études urbaines. Dans le même temps, les étudiants continueront à mobiliser leurs outils professionnels d'architectes et de paysagistes.


Démarche:
Le choix par l'étudiant d'une problématique et d’une entrée (analyse des formes produites, de leurs conditions de production ou de réception, des jeux d’acteurs, des dynamiques en cours…) se traduira par le choix et la construction de matériaux du corpus approprié qu'il devra constituer (documents graphiques, textes, documents de planification, discours, entretiens…) et la mise en place d’une méthode d’investigation cohérente.
Le choix par l'étudiant d'une problématique et d’une entrée (analyse des formes produites, de leurs conditions de production ou de réception, des jeux d’acteurs, des dynamiques en cours…) se traduira par le choix de matériaux du corpus approprié qu'il devra constituer (documents graphiques, textes, documents de planification, discours, entretiens…) et la mise en place d’une méthode d’investigation cohérente.
Toutefois une particularité de ce séminaire est l’importance qu’il accorde au travail de terrain (c’est-à-dire à la confrontation directe entre sujet élaboré et conditions du réel) et au développement d’une méthode structurée pour produire des données issues de ce terrain, pour les mettre en forme, les représenter et les valoriser. C’est pourquoi nous insisterons sur les définitions et les articulations entre terrain et corpus de recherche.
Ce terrain pourra être immatériel (une théorie, un mode de représentation, etc.) ou bien matériel, c’est-à-dire un site ou une situation, en France et à l’étranger, mais dont la condition même est que l’étudiant(e) puisse en faire l’expérience et s’y confronter régulièrement et aussi souvent que nécessaire dans le temps du séminaire.



Méthode :
• Vous élaborez un protocole méthodologique en accord avec vos enseignantes, en fonction de la singularité de votre terrain, et à mesure de la définition de votre problématique et de vos hypothèses.
• Vous construisez votre argumentation dans le cadre d'un dialogue avec des auteurs issus de champs disciplinaires identifiés.
• Vos outils d’architecte ou de paysagiste (relevé, plan, coupe, maquette, analyse territoriale, etc.) sont sollicités et interrogés, non plus dans leur emploi projectuel, mais comme outils de connaissance et d’analyse.




Modalités d’organisation:
• Séances thématiques, approches théoriques et bibliographiques concernant les thèmes du séminaire.
• Cours et suivi méthodologique : 12h par semestre.
• Présentation de l’avancée de votre recherche et discussions collectives.
• Des indications sont données au fur et à mesure par les responsables du séminaire pour définir et construire la posture du chercheur vis-à-vis du terrain.


Lien avec d'autres enseignements:
- Cours de méthodologie de l'enquête urbaine: l'acquisition des outils et techniques d'enquêtes qualitatives est un facilitateur de la démarche de collecte des matériaux de recherche
- Exploration Autour des mémoires urbaines: cet enseignement permet d'acquérir des connaissances de base sur le notions proches mais différentes de mémoire, de patrimoine, d'héritage
- Exploration Systèmes d'informations géographiques: cet enseignement permet d'acquérir des outils de traitement cartographiques dans le cadre de l'analyse des territoires
- CM sur la Conception de la Transition Ecologique: cet enseignement permet de se positionner par rapports aux enjeux de la crise écologique.
Mode d'évaluation
Le premier semestre vise à définir une question de recherche précise et à construire à partir de cette question une problématique. L'étudiant rend régulièrement compte au groupe de l'avancée de ses travaux lors des séances hebdomadaires, à l'oral et en utilisant les outils de représentations graphiques qui lui seront proposés.
En fin de semestre d’automne, le projet de mémoire doit être clairement défini. Il est présenté dans un document écrit qui reprend les attendus communs à l'ensemble des séminaires recherche : titre, sujet de départ, question développée, problématique, plan de travail, projet de sommaire ; sources documentaires, archives, iconographie ; orientations bibliographiques ; annexes.

Les critères retenus pour l’évaluation du travail au cours des séminaires comme du mémoire et de sa soutenance sont :
• capacité d'analyse
• capacité de synthèse
• positionnement et cohérence
• distance critique
• méthodologie adaptée à la problématique
• capacité prospective et ouverture
• positionnement de la problématique au sein d'un contexte existant de recherche
• mobilisation des références bibliographiques scientifiques
• sélection et présentation des documents
• clarté de l'écriture
• originalité et précision des moyens mis en œuvre, tant visuels que didactiques
• mobilisation des outils disciplinaires de l'architecture et du paysage
• clarté de la présentation orale
• capacité à soutenir son argument, ses hypothèses et, le cas échéant, à valoriser ses résultats
• progression et investissement dans la recherche
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