S0-UE SESSIONS : HMONP

ARCHITECTURE UE SESSIONS

Responsables de semestre : Jean-Philip Lebecq Thierry Grislain Jean-Christophe Laurent Didier Debarge Cédric Michel Antoine Beal

HMO1 : Session 1 : Acteurs et processus

Responsables : Jean-Philip Lebecq
Jean-Philip Lebecq
Contenu
Accueil des ADE :
Présentation générale de la session n°1


1er JOUR

Situations de commande et positionnements des architectes
Intervenante : Véronique Biau (Architecte-Urbaniste en chef de l’État, docteur en sociologie, chercheur)
Cet exposé vise à donner aux ADE une vision globale de l’évolution de la profession d’architecte du point de vue de la commande et des acteurs du projet. Il se décompose en trois parties distinctes :
1 / Les architectes et la grande commande publique
2 / Les contrats globaux
3 / Les architectes et les projets participatifs

1 / Les architectes et la grande commande publique
Cette partie identifie des moments de l’histoire comme autant de jalons qui ont marqué l’évolution de la commande publique en France et le statut des architectes. La période observée est comprise entre 1671 (création de l’Académie d’architecture) et la période actuelle.
La loi MOP (12 juillet 1985) et son décret d’application (1993) sont présentés comme le cadre qui structure la commande publique.
2 / Les contrats globaux
L’évolution récente des formes de contrats qui se présentent au maître d’œuvre modifie son statut et son rôle vis-à-vis du maître d’ouvrage et de l’entreprise. Ainsi, comment l’architecte doit-il se positionner face à la généralisation des contrats en conception-réalisation ou aux partenariats public-privé ? Comment placer l’intérêt commun et la qualité globale du bâti au centre lorsque la financiarisation du projet par l’acteur privé prédomine ?

3 / Les architectes et les projets participatifs
Cette troisième partie met en perspective des façons d’exercer le métier de maître d’œuvre encore peu répandues en France, plus largement éprouvées dans certains pays voisins. À titre d’exemple, le rôle du maître d’œuvre dans des projets d’habitats participatifs ou collaboratifs est présenté comme un engagement et une voie possible.


Phases et acteurs de l’acte de construire. De l’idée native du projet au choix du concepteur
Intervenant : Olivier Le Loet (Architecte DPLG-Programmiste)
Cette intervention a pour objet de présenter aux ADE le déroulement complet d’un projet, depuis sa genèse jusqu’à l’exploitation du bâti par les usagers. Les rôles de chaque acteur sont ainsi mis en relation avec la progression des études. Il s’agit d’éveiller l’ADE sur le temps long d’un projet qui débute bien avant la phase concours où l’architecte intervient. Les questions pour qui et pour quoi construit-on apparaissent comme autant de questions fondamentales que le maître d’œuvre doit activer avec les acteurs du projet.


2ème JOUR

Les phases du projet : déroulement, enjeux, méthodes
Cette présentation se concentre sur les phases que conduit le maître d’œuvre, de l’esquisse à la direction des travaux. Dans un premier temps, la loi MOP est présentée comme le cadre normatif qui garantit l’évolution linéaire du projet, du général au particulier. Au regard de cette approche déductive, il s’agit d’évoquer les enjeux de chaque phase et de suggérer une méthode dans laquelle les échelles se croisent au profit d’une méthode dynamique qui construit ses propres outils.


Processus de projet urbain en milieu dense : phases et acteurs
Intervenante : Eva Samuel (Architecte-urbaniste, Architecte conseil de l’État)
À partir de deux cas concrets, cette intervention présente des modes de fabrication d’un projet urbain à l’échelle de l’îlot. À l’inverse du principe de ZAC, la méthode présentée revendique une implication des acteurs et une révélation des qualités existantes du site au profit d’un projet global.


3ème JOUR

Des terrains et des commandes à investir par les « jeunes » architectes
Au regard des deux jours précédents, cette présentation pose la question des modes d’accès à la commande publique pour un jeune maître d’œuvre qui a peu d’expérience. Partant du principe que l’accès aux concours ou aux contrats globaux concernent une minorité de jeunes architectes, il s’agit de suggérer des types de marchés ou des terrains ouverts aux maîtres d’œuvre inexpérimentés. À travers des cas concrets qui montrent l’accès à la commande publique de jeunes équipes, les marchés en procédure adaptée et le domaine de la réhabilitation sont présentés comme autant de pistes pour se frayer un chemin dans le monde professionnel.



Intervenants exterieurs :

Véronique Biau (Architecte-Urbaniste en chef de l’État, docteur en sociologie, chercheur)
Olivier Le Loet (Architecte DPLG-Programmiste)
Eva Samuel (Architecte-urbaniste, Architecte conseil de l’État)
Jean-Christophe Laurent
Contenu
INTRODUCTION DU PROPOS
Émergence de la notion de dessein architectural. Ab esse ad posse valet, a posse ad esse non valet consequentia
La maîtrise de l’espace
La maîtrise de la matière
Le sens de la forme

De l’oeuvre à l’ouvrage. Felix qui potuit rerum cognoscere causas
La dualité forme/matière
Du précepte au geste
La force symbolique des nombres

La production industrielle. L’architecture, c'est ce qui fait les belles ruines. 
La matière « raisonnée »
La mutation des formes
Les mutations du langage technique et architectural.



CHAPITRAGE

La réglementation.
1. Les coutumes de l’ancien régime.
2. Les spécificités françaises au XXème siècle.
3. Un contexte relatif - Comparaison raisonnée avec la réglementation nord américaine.
4. Réglementation et lobbying.
5. Valeur de l’expertise scientifique : le recours à la l’expérimentation.
6. Domaine d’application : cas particulier du bâti ancien.
7. La responsabilité de l’architecte dans l’élaboration des pièces du projet.



La description de l’architecture et de ses éléments constitutifs. Dualité technique/esthétique.

1. les matériaux naturels et industriels ; normalisation
2. connaissance théorique des ouvrages
3. anticipation et articulation des mises en oeuvre
4. « culture constructive de l’architecture »
5. « culture constructive des entreprises »

Le cas particulier de la réhabilitation.
1. Connaissance du contexte technique et culturel initial de conception
2. l’importance du relevé
3. le rôle du diagnostic et son impacte sur le processus de projet

Les prix.
1. Le coût des travaux.
2. Les coûts d’équipement.
3. Les coûts différés.

Intervenants extérieurs :
Conférence d’un Architecte expert de la compagnie des experts judiciaires, sur le thème de la responsabilité et du partage d’expérience.
Conférence d’un Architecte sur les questions propres au passage du projet au chantier, basée sur l’analyse de cas.
Didier Debarge
Contenu
Accueil des ADE :
Présentation de la session n°4 ; Retour sur l’évaluation intermédiaire ; présentation des chantiers suivis par les ADE

Phase 1 : intervention extérieure
A partir de l’intervention d’un ingénieur méthode & études de prix d’un major du bâtiment :
• Réception d’un DCE en entreprise : retours critiques sur conception
o Force de proposition
o L’adaptation conjointe des modes de production et des dispositifs de projet
• Statique appliquée
o A partir d’un exemple concret qui fera l’objet d’une visite de chantier
o Dimensionnement et prise en compte des contraintes opératoires
o Ferraillage et réservations
o Interface infrastructure et superstructure : le plancher haut R-1

Phase 2 : visite de chantier
• Visite d’un chantier de gros œuvre dans la métropole
• Rencontre et échanger avec les conducteurs de travaux et chefs d’équipe

Phase 3 : l’organisation du travail et de la production sur chantier
A partir de la lecture commentée du texte : Le chantier, Pierre Bernard in Critiquat n°4
• Organisation du travail et mode de production
• Déqualification / Mutation des compétences productives
• Mise en perspective des documents de projet et des documents de chantier : où s’arrête la conception ?
Plans de synthèse et plans d’exécution au regard du CCTP ; comptes-rendus architecte / comptes-rendus OPC ; consignes écrites / consignes orales
Modes opératoires ; place de l’architecte dans une équipe ; degrés de responsabilité ; l’autorité et l’autorisation

Phase 4 : imprescriptible / indescriptible / imprévisible
Sous forme d’intervention magistrale et d’échanges avec l’expérience des ADE : relever tout ce qui ne se dessine ou ne se décrit pas et qui a pourtant des conséquences directes sur la réalité de l’architecture produite. Liste suivante non exhaustive.
Préalables
• Bâtir : un acte essentiellement humain / un fait social total
• Le chantier comme mort et renaissance d’un projet
• Le chantier invente sa norme dans une expérience unique
Installations de chantier : les conditions d’une micro-société au travail ; la sécurité / ses normes / ses limites ; La grue comme régulation et fédération de la production ; Les aires de stockage et de préfabrication in situ ; requalification des sols ; récupération de matériaux découvertes et surprises ; réseaux
• Penser l’innervation / Degré de visibilité et d’accessibilité des réseaux
• Les documents de synthèse
• Concessionnaires / Limites de prestation
• Hors œuvre / Sous œuvre
• Courbures et pentes / Réseaux et plantations futures

Coffrages / Appareillages / Calepinages
• Outils coffrants / Raccords, rehausse, sous-hausses
• Fuites / ségrégation
• Matériaux modulaires

Réhabilitation
• Hors d’équerre / Hors de niveau / Hors d’aplomb
• Coexistences géométriques

Joints
• Le joint comme espace de la tolérance
• Joints de dilatation, de tassement, d’étanchéité / calepinages

Trouver un langage commun avec les constructeurs
• Cotation : en épaisseur, axiale…
• L’environnement du détail d’exécution
• Echantillons et références / Ouvrages témoins / prototypes / maquettes
Cédric Michel
Antoine Beal
Contenu
La présentation d’une étude de cas n’est pas de reconstruire une histoire idéale du projet mais bien de décrire de façon objective et circonstanciée l’histoire et les processus ayant abouti à l’état de conception et de réalisation de « l’ouvre » et d’interroger sa « maîtrise » de façon critique.
Le paradoxe est un excellent stimulant de la réflexion : Devant la complexité du réel, l’architecte est soumis en permanence à des sollicitations contradictoires auxquelles il va devoir répondre, donner des solutions ou en recevoir. L’idée est de déjouer dans cette session l’opinion commune et ressassée par les ADE pensant « défendre » leur projet contre les autres plutôt que le transformer, l’enrichir, lui faire prendre du sens dans le réel sans lequel il n’y a pas d’architecture.
Le responsable de session est ici à la fois l’enseignant, l’homme de métier et le professionnel. Il n’y a pas une vie avant le diplôme et une après, déconnectées. On ne professe pas un métier, on l’apprend, et nous sommes étudiants toute notre vie.
Au-delà de cette étude de cas, cette session abordera la question du statut de l’architecte, de ses mutations contemporaines, et d’un retour critique sur l’hmonp.
Les thèmes de la formation seront abordées de façon croisées à travers la présentation de DETAILS du projet.
Plus qu’une forme d’aboutissement, le détail est une synthèse de la conception, un condensé poétique du travail de la forme.
On évoquera le détail comme moment de la compréhension d’un projet qui renvoie au tout, et pas seulement à la forme, mais au processus, au mécanisme de la conception, à la relation aux autres, à la stratégie, à la réglementation, aux assurances, à la responsabilité, à l’esthétique, au mode de production, au gestes.
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ENSAPL
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