S7-P71 : DEP

Semestre 7

PAYSAGE Atelier de projet

Responsables de semestre : Armelle Varcin Valérie Helman Antoine Beal Clémentine Henriot Dominique Henry Jean-Michel Merchez Frédéric Delesalle Lilika Troha Sabine Ehrmann Pierre Semal Caroline Bigot

AP711 : Conception - Atelier Automne A Beal/V. Helman/A. Varcin

Responsables : Armelle VarcinValérie HelmanAntoine BealAntoine Beal
Armelle Varcin
Valérie Helman
Antoine Beal
Antoine Beal
Contenu
A
DOMAINE D'ÉTUDE CONCEPTION ET SOCIÉTÉ

« Il s’agit donc de faire société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre »
Jean Vilar
Le domaine « conception et société » s’inscrit dans une démarche exploratoire en abordant la conception sous le double point de vue d’une pratique opératoire en prise avec des situations réelles et d’une pratique réflexive visant à interroger et provoquer une nouvelle production architecturale et paysagère.
Les travaux d’atelier s’inscrivent dans une situation réelle – spécifique à un lieu et à un milieu – permettant d’activer et de questionner les enjeux contemporains : économiques, techniques, sociaux, culturels, politiques, écologiques.
Cette mise en situation amène l’étudiant à définir et à argumenter une prise de position fondée sur une approche à la fois inductive (lieu) et déductive (champ des possibles).
Le projet n’est pas considéré comme la réponse à un site et à un programme, mais comme une manière de questionner le réel, en identifiant des enjeux, et en proposant un projet de société à petite échelle : il possède une dimension prospective. La démarche de projet se construit ainsi, progressivement, en résonance avec le processus de problématisation du contexte d’intervention, considéré comme lieu d’activation des connaissances et de mise en lien des champs disciplinaires convoqués par la situation abordée.



B
PROBLÉMATIQUE

B1
Contexte

La Cité scientifique de l’université de Lille à Villeneuve d’Ascq, campus composé sur un modèle américain de cité universitaire, origine urbaine de l’utopie des villes nouvelles des années 60 et 70. L’université de Lille se pose la question du devenir de ce territoire à l’heure de la transition écologique.
Dans ce cadre, nous envisageons lors de ce semestre en relation avec l'université, les étudiants et les habitants, un travail prospectif permettant de répondre à cette interrogation tout en l’amplifiant à des considérations sociétales.
Nous postulons d’emblée, par conviction, mais également dans un but pédagogique la mutation de la cité vers une ville mixte, quittant son statut monofonctionnel en associant enseignement, petite production, habitats.
L’association de l’architecture et du paysage sera par ailleurs la pierre et la feuille angulaires de l’enseignement.

B2
Questionnements à transformer en problématique
La ou les problématiques de chacun seront à construire à partir de multiples thématiques qui seront croisées, dont les suivantes

a) Le réenchantement du campus
- Des processus de projet sont pertinents pour réenchanter ce campus, inspirer l’envie d’apprendre, de se reconnecter, pour favoriser le biotique et l’abiotique pour les vivants humains et non humains, et conférer à chacun l’envie d’entreprendre, de partager, de s’engager… de vivre

b) la transition écologique, sociale et paysagère
- La mutation d'un tissu urbain tel que celui de la cité scientifique pensé avant les chocs pétroliers et affrontant les nouveaux enjeux climatiques et de biodiversité.
- Le passage d’une ville universitaire monofonctionnelle à une ville mixte, faisant croiser universitaires et nouveaux habitants, apprentissages théoriques et pratiques, activités intellectuelles et artisanales.
- Associer la densification d’usage et l’idée d’un campus naturalisé faisant place au vivant, dans un cadre à la fois urbain et campagnard
- Penser et construire l’architecture par l’association de réhabilitation d’équipements anciens aux normes thermiques obsolètes et de constructions neuves non carbonées
- Conjuguer des flux mixtes : piétons, cyclistes, automobiles, mobilités passives et actives et apporter confort et repères 
- Penser l’eau à toutes les échelles, depuis les hydrosystèmes inscrits dans le bassin versant du lac du Héron et plus largement de la Marque jusqu’au interactions entre architecture et paysage proche, très proche.

c) Sur les Méthodes
- Penser comme un architecte avec un regard de paysagiste et inversement. Le regard d’architecte et de paysagiste orientent vos hypothèses d’ambiance et de spatialité
Qu’est-ce qui est propice pour étudier dans de bonnes conditions en 2023 ?
Quel(les) langage, échelle d’édifice, structures végétales, ambiance, ouvertures, porosités verticales et horizontales, statut, lien, attention... ?



C
CHAÎNES PROGRAMMATIQUES

Chaque groupe d’étudiant associera une pratique prospective expérimentale permettant de proposer des hypothèses originales non formatées pour la mutation du campus. Pour autant, la calendrier du semestre demandera de circonscrire quelques items représentatifs des thématiques
Stratégie, programmation urbaine et paysagère, ressources locales, acteurs… : la ville de Villeneuve d’Asq souhaite développer son autonomie alimentaire via de l’agriculture urbaine et des circuits courts. Cet enjeu sera à prendre en compte pour tous les groupes, en parallèle des multiples questions génériques et spécifiques au terrain.

Architecture :
En fonction des hypothèses des groupes d’études pour la mutation du campus, seront étudiées précisément des chaînes programmatiques, des équipements et logements reliés entre eux par les usages, la co-habitation des habitants, les entre-aides, les apprentissages communs. Ceci se traduiront par des productions architecturales comportant à minima des ensembles de logements, un ou plusieurs équipements productif et/ou culturel, par la réhabilitation ou transformation de bâtiments existants et des productions neuves.

Paysage :
Le programme consiste à envisager la structuration spatiale des espaces publics à l’échelle du campus et celle d’un sous-quartier à définir en lien avec les chaînes programmatiques, un ou plusieurs programmes architecturaux et des objectifs programmatiques pour les espaces publics spécifiques à définir.
Préfiguration à inscrire dans le temps cyclique et linéaire (saisons, et projection à court, moyen et long terme de l’ensemble du site) par la réflexion sur le vivant, le dessin des sols, de la topographie, la conduite des eaux pluviale, et par le déploiement d’une stratégie végétale qui comprend la définition des écosystèmes, et de leur spatialisation, sans faire l’économie d’une réflexion sur l'artificiel et le naturel. L’ensemble permettra par ailleurs la réduction des îlots de chaleurs, associé à une composition qui organise les flux et la qualité de vie au quotidien dans le campus pour chacun .



D
REFERENCES VS INVENTION
PISTES - HYPOTHÈSES - IDÉAL - ENJEUX DE SOCIETE - INSPIRATION - REFERENCES

La pédagogie du projet architectural et paysager se construit par ses propres protocoles et découvertes (le work in progress), autant qu’il est nourri par tout un champ référentiel auquel il se réfère.
Des enjeux, des idéaux, des approches vertueuses propres à nos modes de vie et notre époque ont déjà été pointés, testés, expérimentés. Il s’agit pour chaque groupe d’étudiants de se nourrir de ce déjà là référentiel, de choisir des thématiques, des enjeux, un idéal comme point de départ, quitte à s’en détacher pour aborder son propre questionnement.

Chaque groupe croisera toute une série de questions communes, il les sous tendra avec un bagage référentiel spécifique. En effet il n’est pas possible de tout traiter au même niveau, il faut donc en matière de corpus et point de départ faire un choix, “dérouler la pelote par un bout”.
Ensuite, l’avancement dans le projet permettra de cerner les problématiques : un projet n’est en effet pas une synthèse, il comporte toujours une série d’invention, d’hypothèses prospectives permettant aussi de générer son propre espace formel, son expression porteuse de sens.

Exemples d’enjeux, idéaux, approches qui nous semblent porteurs et contemporains :

1. NATURE & EAU EN VILLE
(géographie, paysage, urbanité, milieu, vivant,, sauvage, naturalité, écosystème, services écosystémiques, continuité écologique et spatialité, trames vertes bleues, biodiversité, parc agricole, eau, végétal, îlot de chaleur, sol perméable, agriculture urbaine, ville nourricière…) : notre condition d’urbain, les conséquences désormais sensibles du dérèglement climatique et la chute de la biodiversité invitent plus que jamais pour des raisons de survie physique et psychologique à “renaturaliser” des sites trop artificialisés et imperméabilisés et à proposer tout un chapelet d’espaces extérieurs à vivre de la terrasse privative d’un logement à un grand parc métropolitain, à interroger la place des pratiques de nature en ville, dans les terrains de la banalité et de l’exceptionnel.

2. ANIMATION - APPROPRIATION - PARTICIPATION
(acteur, usager, usage, vie, habité, mixité programmatique, chronotopie soit la prise en compte simultanée des dimensions temporelles et spatiales, mutualisation…)
Les modes de production de la ville, de l'habitat, des équipements en échappant aux usagers et aux habitants engendrent des lieux austères, stériles, froids, inanimés, génériques... Redevenir acteur de son cadre de vie, immiscer du profane, de l'humble, du fragile dans des process professionnels automatisés, porter son attention sur la mémoire et le savoir détenus par les habitants d'un territoire... autant de démarches porteuses de générosité, de sens, propices à l'appropriation...

3. CARE
(éthique de la sollicitude, soin, bienveillance, ESS, association, fragilité, jardinier…)
Courant philosophique qui invite à se demander comment prendre soin des plus fragiles, comment prendre en compte notre vulnérabilité et celle de la terre et de tous ces habitants. Cet enjeu rejoint celui de la petite échelle et du faire.

4. FAIRE
(matérialité, ressources locales d’un territoire, qualification, travail manuel, artisanat, matériaux bio - géo sourcés, aménagements vernaculaires, qualité tactile, santé, décoration, valorisation des ouvrages, chantier participatif, empowerment, low tech…)
Après des décennies de construction industrialisée, mécanisée, standardisée, mondialisée en béton, parpaing, métal et verre nous assistons à un retour des matériaux locaux, de l’artisanat, de la question des stimulations tactiles, de la question du bilan carbone, du cycle de vie des matériaux mis en oeuvre qui ne sont pas sans poser de questions en matière de filières, savoir-faire, réglementations, nouvelle écriture…

5. PALIMPSESTE TEMPOREL
(transformation, déjà là, reconversion, réemploi, patrimoine, épaisseur temporelle, histoire, mémoire, détournement…)
La standardisation et la massification de la construction ces dernières décennies ainsi que le souci de rentabilité ont engendré la création d’environnements neufs, lisses et identiques partout sur la planète. Pour des raisons d’ancrage temporel et d’écologie (économie de la matière déjà là) une tendance inverse vise désormais à transformer au maximum le patrimoine existant qu’il soit ordinaire ou extraordinaire. Tout un savoir sur le diagnostic, le relevé est à acquérir.

6. ÉLÉMENTS CLIMATIQUES
(pluie, air, vent, soleil, étoiles, froid, chaud, ventilation, thermique, énergie…)
Comment sensibiliser aux éléments climatiques, à ses variations, à ses bienfaits, comment se reconnecter au cosmos ? En quoi la prise en compte des questions climatiques fait architecture, paysage, espace, ambiance et pas seulement résolution technique ?

7. PETITE ÉCHELLE
(échelle domestique, humaine, microarchitecture, légèreté, urbanisme temporaire, réversibilité…)
Face aux “grands projets inutiles” ne faut-il pas reconsidérer l’échelle des projets, leur maîtrise ? Un petit projet ne peut-il pas avoir un impact très important sur un territoire, une économie, un voisinage ?

8. SILENCE
(calme, retrait, repos)
A opposer au monde du bruit, de la connexion, de l’agitation, des déplacements, du burnout… Quels sont les espaces de repli, de reconnexion au vivant, de silence, d’introspection, de pause, de respiration, les refuges, les arrières, les ailleurs de la ville congestionnée contemporaine ?

9. MOBILITÉS DOUCES - MOBILITÉS ACTIVES - ESPACE PUBLIC
(espaces partagés, vélo, co-voiturage, transport en commun, santé, bruit, dépose-minute, parking-silo?…) :
Après des décennies du tout voiture et du tout asphalte, les communautés humaines qu’elles soient rurales ou urbaines réfléchissent, pour répondre à des questions de pollution, coût de l’énergie, santé, vivre ensemble, cadre de vie…, à développer les circulations douces et les transports en commun.
Comment une architecture fabrique-t-elle de l’espace public ? Quelles sont les conditions de sa vitalité ?
Peut-on imaginer et reconsidérer ces nouveaux flux doux comme armature du projet ?
Mode d'évaluation
A
MODE D'ÉVALUATION

- Participation tout au long du semestre à l'échelle du groupe
- Progression continue du projet, implication dans le sujet d'étude
- Soin des documents réalisés et des modes de communication du projet en général
- Cohérence et inventivité du projet
- Capacité de recherche et de transposition en matériau de projet.

Un évaluation intermédiaire permettra à chacun de se situer
Un entretien intermédiaire individuel pourra avoir lieu pour cerner les qualités ou difficultés rencontrées et mettre en place les moyens d'y remédier


B
MÉTHODES DE TRAVAIL

Les projets sont conçus en équipe de 3 - 2 architectes & 1 paysagiste - avec des parties de projet détaillées individuellement.

Au sein d’une équipe les étudiants s’attachent tout au long du semestre à respecter le sens et le principe de cohérence du projet d’ensemble, ou à le faire évoluer ensemble.
Des séquences thématiques scandent le semestre. Elles permettent d’aborder différentes questions sans les reléguer à la fin dans l’urgence. Il est possible d’aborder une nouvelle séquence même si tout n’a pas été réglé dans la séquence précédente.

Une remise intermédiaire a lieu à la fin de la séquence 3.
Chaque étudiant présente au moins un ouvrage lu au cours du semestre. 3 sessions de présentations de lectures sont proposées.
Les étudiants en PFE rendent au cours du semestre 3 textes intermédiaires avant de remettre leur rapport final.

La journée d’atelier est un lieu de débats, d’échange et de production :

- Elle commence systématiquement par une rapide présentation de tous les projets sous la forme d’un court diaporama afin d’évoquer collectivement tout ce que chaque étape soulève comme questions, références, difficultés, solutions…
- Ensuite les étudiants travaillent et produisent par groupes de projet à leur table. Les enseignants passent les voir pour échanger plus en détail sur l’avancement de leur travail.
- En fin de journée, une synthèse est effectuée par les étudiants et les enseignants.

Un corpus est partagé par tous les étudiants.

L’atelier est un lieu de recherche collective par le projet spatial en lien à une question donnée - le devenir de la cité scientifique à l’heure de la transition écologique. Un temps de bilan et d’assemblage des différentes réponses spatiales produites sera consacré à la fin du semestre pour réaliser une plaquette.
Travaux requis
PLANNING PRÉVISIONNEL DU SEMESTRE


VOYAGE EN ILE DE FRANCE !

L'île de France est un territoire extrêmement riche en propositions architecturales et paysagères et riche aussi d'une actualité de projets aux fortes ambitions environnementales.
Nous alternerons :
- la visite de projets remarquables pour leur qualité de conception et d'exécution
- et de projets contemporains alternatifs, où la question écologique est très présente.

Nous rencontrerons des acteurs des projets, Maître d'ouvrages, Maître d'œuvre, usagers
Nous nous rendrons dans une école d'architecture comme point de chute et rencontres
Nous constituerons un livret de dessins et d'analyses de projets visités pour l'évaluation de la semaine écologie

Exemples de visites envisagées à confirmer selon retour de l'école et des invités :

Jour 1 – Paris 13e, Vitry, Ivry, Rosny / Le Sud-Est et l’Est
- Jardin écologique de l’abbé Pierre, Paris 13e / Ahah paysagistes, Patricia Perrier
- Nouveau campus du bâtiment à Vitry sur Seine de (charpente bois et structure gonflable ETFE) / Marin Trottin Périphériques
- Ecole Boutours 2 Rosny-sous-Bois (paille porteuse) / Ville de Rosny
- Coop Coteau Habitat participatif à Ivry / Atelier 15

Jour 2 / Nanterre / L’Ouest proche
- Groupe scolaire Miriam Makéba à Nanterre (pisé) / TOA
- Parc du chemin de l’ile Nanterre (démonstrateur d’épuration de l’eau de la Seine) / Mutabilis, Ronan Gallais
- La ferme du Bonheur sur le campus de Nanterre (alternative en matière de processus de projet, berger urbain, chantier participatif....) / Roger-des-près

Jour 3 / Paris 19e, Aubervilliers / Le Nord-Est
- Jardin à Aubervilliers (désartificialisation d’un espace ouvert d'une cité HLM) / Wagon Landscaping
- Ferme du Rail Paris 19e (projet de réinsertion et de maraîchage urbain) / Grand Huit
- 104 Centre culturel Paris 19e (forte appropriation habitante du passage intérieur vitré, chauffé) / Atelier Novembre
- Jardins passagers, Paris 19e (sensibilisation au vivant, atelier pédagogique, jardin partagé) / Bruno Garnerone Champ Libre

Jour 4 / Boulogne, Issy, Suresnes, Meulan/ Le Sud-Ouest proche et la Nord-Ouest lointain
- Ecole de la biodiversité à Boulogne / Chartier Dalix
- Ecole Louise Michel à Issy les Moulineaux (paille) / Sonia Cortesse
- Cité jardin de Suresnes
- Centre Gilbert Raby, Meulan sur Yvelines (ossature bois, briques terre crue, isolant biosourcé) / Tolila + Gililand Atelier d'architecture

Jour 5 / Bagneux, Saclay / Le Sud proche et le Sud-Ouest lointain
- R’urban à Bagneux (agriculture urbaine, résilience) / AAA
- Centre de vie, public condenser à Saclay / Studio Muoto
- Agroparistech / Mimram + Ter
Regard critique sur l’urbanisation du plateau agricole (Michel Desvignes mandataire), récit des luttes des associations écologiques


SÉQUENCES PEDAGOGIQUES

SÉQUENCE 1 _ Terrain, lecture de site, stratégie, implantation, recherche
Séance 1 à 4 / Du 25000e au 500e (cartographie, maquette volumétrique, 3D aérienne, schémas, story-board)
Cette première séquence vise à croiser une triple approche :
- porter un regard critique sur le territoire d’étude (descriptif, analytique, interprétatif, sensible et objectif à partir d’arpentage, dessins in situ, entretiens, lectures, recherches, cartographies, vision prospective…)
- interroger les capacités d’un site plus circonscrit (site de projet) à accueillir un programme donné (étude d’implantation des espaces ouverts et des volumétries, articulation architecture et paysage, récit)
- choisir un axe de recherche pour interroger chaque étape de la conception du projet à la lumière de cet enjeu sociétal spécifique (lecture individuelle d’un ouvrage)
- engagement d’un diagnostic prospectif, d’une analyse inventive (Bernard Lassus) qui sera questionnée et prolongée durant chaque séquence.

SÉQUENCE 2 _ Matérialité, structure, thermique, eaux pluviales
Séance 4 à 7 / Du du prototype à l’échelle 1 à la maquette de structure au 1/50
En cohérence avec les ressources du territoire, les orientations, les volumétries, les géométries esquissées précédemment il s’agit de penser la matérialité, le système constructif et les différents métabolismes du projet.
Hypothèse dessinée d’organisation des espaces publics 1/500
Esquisse de la stratégie végétale spatialisée et problématisée
Désimperméabilisation des sols et ses conséquences en termes de topographie, organisation des flux, usages…

SÉQUENCE 3 _ Organisation du programme en plan et coupe, partition spatiale, distribution
Séances 7 à 10 / Schéma, axonométrie, plan et coupe au 1 / 200 et zoom sur un espace clé au 1/50
En lien avec la matérialité et l’ordre de la structure, il s’agit alors d’organiser les relations entre les différents espaces attendus et d’imaginer la façon dont les lieux et les épaisseurs vont accueillir corps et usages.
Plan directeur à l’échelle du campus, Plan guide, dessin des espaces publics 1/200
Développement du travail du sol : plan topographique 1/500, 1/200
Stratégie végétale, précision de l’esquisse
Focus sur la représentation et la présentation du projet.

SÉQUENCE 4 _ Peau, interface, sol, espaces extérieurs de proximité
Séance 10 à 13 / Coupes perspectives et maquettes tranches au 1/50
Continuités/ruptures dedans dehors, accessibilité, contournements, articulation bâti espaces publiques, flux, déplacements…
Stratégie végétale, précisions, développement à l’échelle générale et locale.

SÉQUENCE 5 _ Mise en cohérence, rendu, plaquette et bilan collectif de l’atelier
Séance 13 à 16
Ré interrogation de toutes les échelles, vérification des moyens mis au services des idées premières, réflexivité sur les processus et hypothèses.
Benoît Toussaint
Clémentine Henriot
Contenu
Intitulé : Sub-urbanisme* de la Haute-Deûle métropolitaine, dans les traces d’un futur commun


L’atelier Histoire inscrit le projet de paysage dans une enquête temporelle qui cherche à comprendre les traits et le caractère des lieux du présent et ce faisant, situe leur place dans des dynamiques territoriales qui les dépassent : de quelles orientations politiques, de quels choix, de quels décisions, de quels accidents ou de quelles rencontres hasardeuses découle le visage présent d’un site ?
Cette enquête, qui donne aux lieux une consistance, une existence et une dignité singulière, est destinée à être partagée, pour installer les orientations d’un projet futur. Elle peut, le cas échéant, remettre au premier plan des choses minuscules ou qui a priori paraissent insignifiantes.

Cette année l’atelier Histoire inaugure des points de contact avec l’atelier Territoire.
Le partage d’un même terrain, de certaines méthodes d’investigation et de projets, de problématisation et d’ambitions seront au centre des croisements (et co-encadrement) recherchés.

Contenu
Association 
Chaque atelier Territoire et Histoire poursuit un développement propre à son domaine, mais bénéficie de l’apport de l’autre et de l’encadrement croisé de Clémentine Henriot et Dominique Henry :
“Sub-urbanisme de la Haute-Deûle métropolitaine, dans les traces d’un futur commun”, propose de travailler à partir du croisement d’approches micro-historique et paléo-écologique des milieux humides de la vallée de la Deûle. Les éléments d’inspiration de cette proposition sont d’une part les archives qui recomposent de façon lacunaire le récit conflictuel de l’appropriation et l’aménagement de la rivière et ses espaces marécageux depuis le Moyen-Âge ou l’époque moderne et d’autre part les herbiers historiques conservés par le Conservatoire Botanique National de Bailleul. 
“Territoire métropolitain et hydrosystème de parcs” propose de revisiter la figure urbanistique des systèmes de parcs d’Olmsted et JCN Forestier appliquée aux abords de la Deûle comme épine dorsale d’un projet de territoire métropolitain. Il s’agit de s’appuyer sur l’analyse des réalisations paysagères antérieures le long de la vallée (des projets OMA/Yves Brunier puis Empreinte au projet de Jacques Simon/JNC international) pour nourrir la réflexion d’ensemble et de détail.


Terrain 
Un territoire étendu, linéaire, mettant bout à bout des séquences paysagères différenciées, du parc Henri Matisse au parc de la Deûle.

Contexte / ancrage dans les réalités institutionnelles et de commandes publiques
Prendre appui sur la démarche “Territoire de projets Deûle partagée” portée par l’Agence de développement et d’urbanisme de Lille Métropole qui a donné lieu à un atelier de production collective avec le Club Projet Urbain & Paysage (Club PU&P) de la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme (FNAU) en mars 2022. Il s’agira également de faire le lien avec les projets plus ou moins récents, en cours ou envisagés, le long du cours d’eau :  “Rives de la Haute Deûle” porté par la Soreli pour la MEL et les villes de Lille et Lomme, “Euralille à la Deûle” (ou “Grand Euralille”) porté par la SPL Euralille et “Bords de Deûle” porté par la MEL et les communes de La Madeleine, Saint-André-lez-Lille et Marquette-lez-Lille.


Enjeux pédagogiques
Comprendre et restituer le croisement des dynamiques du territoire et des lieux plus circonscrits qui le composent. Développer des démarches de projets faisant le va et vient entre large échelle et échelle resserrée. 
Comprendre et restituer le croisement des histoires écologique et sociale des lieux comme substrat de réflexion et d’élaboration du projet. Prendre conscience du fait que les opérations de projetation dans le passé et dans le futur sont similaires.
Savoir lire les projets d’autres concepteurs. S’appuyer sur / se positionner par rapport à des références historiques et contemporaines de la théorie et de la pratique du projet de paysage et d’urbanisme.
Aborder le projet comme une enquête de laquelle émerge une intrigue, savoir nourrir son enquête de rencontres et de sources historiques, en proposer une traduction qui enrichit les hypothèses du projet.
Faire émerger et développer un imaginaire territorial, en définir les conditions, moyens et diverses modalités de transmission.
Dessiner, argumenter, exprimer une démarche de projet, des intentions générales aux détails de mise en oeuvre ou de mise en actes.
Intégrer la dimension temporelle du projet, du présent à une échéance plus ou moins lointaine et incertaine. Définir le degré d’ouverture à l’incertitude de son projet.

Objectifs pédagogiques
. Acquérir méthodes et savoir-faire en matière d’élaboration d’un projet de paysage multi-site et multi-thématique à l’échelle de plusieurs secteurs métropolitains de la Deûle urbaine.
. Savoir élaborer une démarche de projet au croisement des réalités territoriales et paysagères locales et des réalités sociales entendues au sens des connaissances et des attentes d’acteurs locaux identifiés (élus, techniciens, associations, habitants rencontrés) ; savoir ajuster le travail de projet dans une perspective de co-construction des propositions d’actions avec l’aide de la maîtrise d’ouvrage.
. Savoir élaborer des projets et des documents de représentations adaptés au niveau de définition attendu pour ce type de travail, type étude paysagère : il s’agit d’un croisement entre esquisse globale, projets détaillés, images d’ambiance projetées, programme d’action, plan de gestion.
. Produire individuellement et collectivement des propositions d’action coordonnées et hiérarchisées de type plan guide.
. Savoir animer des temps de rencontre avec des personnes ressources, avec les supports adéquats et en faire le compte-rendu
. Savoir composer des documents individuels et communs de projets, où la maîtrise de l’écrit, de la composition, du contenu et des visuels témoignent d’une maîtrise individuelle et d’une cohérence globale.


Approches localisées et/ou thématiques 
Gestion alternative des couverts végétaux, gestion des eaux pluviales (ville éponge), restauration des sols, questionner/ fabriquer les continuités écologiques et de déplacements doux, le maillage viaire et écologique, interroger les possibilités de mutations foncières,  organiser les seuils, etc.

Modalités
L’atelier se déroulera de mi- septembre 2023 à fin janvier 2024.

Les ateliers Territoire et Histoire mobiliseront/inviteront des compétences et des temps de rencontres/échanges avec des personnalités.

Les ateliers Territoire et Histoire développeront des temps de travail au terrain ensemble dont :
3 jours d’immersion itinérante le long de la Deûle (à pied, vélo, en bateau) suivis de 
3 jours de voyage d’étude à Strasbourg en bords de Rhin

Mode d'évaluation
Suivi hebdomadaire et contrôle continu.
Implication participation au collectif, engagement dans la démarche
Projet individuel et projet collectif

Travaux requis
L’atelier est organisé sur une journée et demi, du jeudi matin au vendredi midi
Le vendredi matin l’atelier est associé à deux séries de TD :
• ATR – Art et Technique de Représentation
• STPP – Sciences et Techniques pour le paysage
Temps de travail personnel étudiant en dehors du temps encadré : variable de 4h à 8h hebdomadaires suivant les semaines et les capacités personnelles de l'étudiant.

Bibliographie
* Cet intitulé fait référence à l’ouvrage de Sébastien Marot : Sub-urbanisme. L’art de la mémoire, le territoire et l’architecture, ed. La Villette, Paris, 2010
Dominique Henry
Objectifs
Atelier Territoire
Territoire métropolitain et (hydro)système de parcs


L’atelier Territoire inscrit le projet de paysage au sein d’un territoire étendu.
Il n’a pas d’échelle de prédilection ; l’atelier Territoire convoque autant les dimensions géographiques, historiques, sociales que des situations paysagères observées de près, en détail.
L’atelier territoire s’intéresse au terrain, à ce et à ceux qui font (et parfois défont) les paysages. Il convoque cartes, schémas, dessins, paroles, textes, données précises et données sensibles.
Sa résolution est multiple en croisant les échelles, tout comme ses modalités de projet dont les contours peuvent aller du dessin de détail au plan de gestion.
L’atelier territoire s’insinue, il prend place en creux de démarches déjà actives et parfois nombreuses au sein du territoire étudié. Il s’intéresse aux maillons manquants, aux interstices des paysages vécus, aménagés, projetés.
Ainsi l’atelier Territoire place son ambition (pédagogique) de développer des démarches et des projets coordonnés à diverses échelles emboitées. Il ne cherche pas à apporter une solution, un projet unique, mais à dresser un faisceau d’actions possibles.

Cette année l’atelier Territoire inaugure des points de contact avec l’atelier Histoire.
Le partage d’un même terrain, de certaines méthodes d’investigation et de projets, de problématisation et d’ambitions seront au centre des croisements (et co-encadrement) recherchés.
Contenu
Association
Chaque atelier Territoire et Histoire poursuit un développement propre à son domaine, mais bénéficie de l’apport de l’autre et de l’encadrement croisé de Clémentine Henriot et Dominique Henry :
• “Territoire métropolitain et hydrosystème de parcs” (pour l’atelier Territoire) propose de revisiter la figure urbanistique des systèmes de parcs d’Olmsted et JCN Forestier appliquée aux abords de la Deûle comme épine dorsale d’un projet de territoire métropolitain. Il s’agit de s’appuyer sur l’analyse des réalisations paysagères antérieures le long de la vallée (des projets OMA/Yves Brunier puis Empreinte au projet de Jacques Simon/JNC international) pour nourrir la réflexion d’ensemble et de détail.
• “Suburbanisme de la Haute-Deûle métropolitaine, dans les traces d’un futur commun”, propose de travailler à partir du croisement d’approches micro-historique et paléo-écologique des milieux humides de la vallée de la Deûle. Les éléments d’inspiration de cette proposition sont d’une part les archives qui recomposent de façon lacunaire le récit conflictuel de l’appropriation et l’aménagement de la rivière et ses espaces marécageux depuis le Moyen-Âge ou l’époque moderne et d’autre part les herbiers historiques conservés par le Conservatoire Botanique National de Bailleul.

Terrain
Un territoire étendu, linéaire, mettant bout à bout des séquences paysagères différenciées, du parc Henri Matisse au parc de la Deûle.

Contexte / ancrage dans les réalités institutionnelles et de commandes publiques (en cours)
Prendre appui sur la démarche “Territoire de projets Deûle partagée” portée par l’Agence de développement et d’urbanisme de Lille Métropole qui a donné lieu à un atelier de production collective avec le Club Projet Urbain & Paysage (Club PU&P) de la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme (FNAU) en mars 2022. Il s’agira également de faire le lien avec les projets plus ou moins récents, en cours ou envisagés, le long du cours d’eau : “Rives de la Haute Deûle” porté par la Soreli pour la MEL et les villes de Lille et Lomme, “Euralille à la Deûle” (ou “Grand Euralille”) porté par la SPL Euralille et “Bords de Deûle” porté par la MEL et les communes de La Madeleine, Saint-André-lez-Lille et Marquette-lez-Lille.


Enjeux pédagogiques
. Comprendre et restituer le croisement des dynamiques du territoire et des lieux plus circonscrits qui le composent. Développer des démarches de projets faisant le va et vient entre large échelle et échelle resserrée.
. Comprendre et restituer le croisement des histoires écologique et sociale des lieux comme substrat de réflexion et d’élaboration du projet. Prendre conscience du fait que les opérations de projetation dans le passé et dans le futur sont similaires.
. Savoir lire les projets d’autres concepteurs. S’appuyer sur / se positionner par rapport à des références historiques et contemporaines de la théorie et de la pratique du projet de paysage et d’urbanisme.
. Aborder le projet comme une enquête de laquelle émerge une intrigue, savoir nourrir son enquête de rencontres et de sources historiques, en proposer une traduction qui enrichit les hypothèses du projet.
. Faire émerger et développer un imaginaire territorial, en définir les conditions, moyens et diverses modalités de transmission.
. Dessiner, argumenter, exprimer une démarche de projet, des intentions générales aux détails de mise en oeuvre ou de mise en actes.
Intégrer la dimension temporelle du projet, du présent à une échéance plus ou moins lointaine et incertaine. Définir le degré d’ouverture à l’incertitude de son projet.

Objectifs pédagogiques
. Acquérir méthodes et savoir-faire en matière d’élaboration d’un projet de paysage multi-site et multi-thématique à l’échelle de plusieurs secteurs métropolitains de la Deûle urbaine.
. Savoir élaborer une démarche de projet au croisement des réalités territoriales et paysagères locales et des réalités sociales entendues au sens des connaissances et des attentes d’acteurs locaux identifiés (élus, techniciens, associations, habitants rencontrés) ; savoir ajuster le travail de projet dans une perspective de co-construction des propositions d’actions avec l’aide de la maîtrise d’ouvrage.
. Savoir élaborer des projets et des documents de représentations adaptés au niveau de définition attendu pour ce type de travail, type étude paysagère : il s’agit d’un croisement entre esquisse globale, projets détaillés, images d’ambiance projetées, programme d’action, plan de gestion.
. Produire individuellement et collectivement des propositions d’action coordonnées et hiérarchisées de type plan guide.
. Savoir animer des temps de rencontre avec des personnes ressources, avec les supports adéquats et en faire le compte-rendu
. Savoir composer des documents individuels et communs de projets, où la maîtrise de l’écrit, de la composition, du contenu et des visuels témoignent d’une maîtrise individuelle et d’une cohérence globale.


Approches localisées et/ou thématiques
Gestion alternative des couverts végétaux, gestion des eaux pluviales (ville éponge), restauration des sols, questionner/ fabriquer les continuités écologiques et de déplacements doux, le maillage viaire et écologique, interroger les possibilités de mutations foncières, organiser les seuils, etc.



Modalités
L’atelier se déroulera de mi- septembre 2023 à fin janvier 2024.

Les ateliers Territoire et Histoire mobiliseront/inviteront des compétences et des temps de rencontres/échanges avec des personnalités.

Les ateliers Territoire et Histoire développeront des temps de travail au terrain ensemble dont :
. 3 jours d’immersion itinérante le long de la Deûle (à pied, vélo, en bateau) suivis de
. 3 jours de voyage d’étude à Strasbourg en bords de Rhin
Sabine Ehrmann
Pierre Semal
Caroline Bigot
Sabine Ehrmann
Pierre Semal
Caroline Bigot
x
ENSAPL
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.