Camille Delie

Camille Delie

Titre provisoire de la thèse : Les centres de bowlings : typomorphologies miroirs d’un essor économique et social dans la France du début des années 1960, 2020, sous la direction de Richard Klein.

 

Résumé de la thèse :

Cette recherche vise l’étude d’un nouveau programme aussi populaire que méconnu : le bowling. En s’appuyant sur une étude préalable de l’histoire des centres de bowling, elle engage l’hypothèse d’une relation entre les édifices et leurs implantations comme moyen possible d’en diversifier l’architecture. Entre 1953 et 1963, l’essor industriel français provoque un exode rural vers les secteurs tertiaires, ainsi que l’avènement de la consommation de masse à l’américaine. Ces deux phénomènes confèrent au loisir une nouvelle place au sein de la société. Jadis réservé à une certaine classe sociale, il se démocratise, et ainsi demande une architecture et une urbanisation en conséquence. La planification mise en place sur le territoire français, initiée par le commissariat au Plan, appuie et amorce ce désir de croissance. Le quatrième plan de développement économique et social, établit de 1962 à 1965, met l’accent sur les groupes hospitaliers, les édifices éducatifs… et les aménagements publics et sportifs. Considérés à la fois comme équipements sportifs, culturels et commerciaux, les centres de bowling montrent une diversité architecturale et esthétique, témoin des différents rôles endossés par le nouveau programme. Fort de ces constats, ce travail de recherche se propose d’étudier les bowlings modernes, conçus entre 1961 et 1992, au travers d’une étude typomorphologique. Repartis selon quatre catégories d’implantations (urbains, équipements privés et de commerce, équipements publics, tourisme), ils constituent un corpus d’édifices axé sur ces représentants de la première vague de bowlings modernes français. Ce travail de recherche s’offre donc d’interroger en quoi les différentes typomorphologies de bowling répondent aux besoins sociaux, esthétiques et économiques de leur époque tout en étant soumis à une standardisation programmatique et constructive, et dans quelle mesure l’architecte joue un rôle dans l’appropriation de chaque édifice.

Formation :

  • 2019 : Diplôme d’état d’architecture, mention bien, ENSAPL – Lille

Activités de recherche / médiation scientifique :

  • 02/2021 : Participation à la journée Grand R 
  • 02/2021 : Chargée de recherche sur le projet de recherche “Repenser l’innovation” avec Richard Klein et Caroline Bauer, agent non titulaire
  • 06/2021 : Coorganisatrice du Séminaire Doctoral « La Notion de d’état de l’art en question », avec Téva Colonneau et Mélusine Pagnier (doctorant.e.s), intervenant.e.s : Benjamin Delaunay, Mélusine Pagnier et Roxane Wormser, discutant.e.s : Etudiant.e.s masters (invité.e.s) et doctorant.e.s

 

Activités professionnelles :

  • 11/2019 – 12/2020 : Architecte collaboratrice dans l’agence PLATO – Marquette-lez-Lille
  • 03/2019 – 06/2019 : Stagiaire dans l’agence Redcat – Lille                                                          
  • 02/2018 – 07/2018 : Stagiaire dans l’agence Hart Berteloot Atelier d’Architecture et de Territoire 
  • 07/2015 : Stagiaire dans l’agence Debarge et Bellaigue
  • 09/2020 – 01/2022 : Architecte collaboratrice dans l’agence CREDO Architecture – Lille

 

Lien site internet : http://www.theses.fr/s264238

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