Historique du laboratoire

Une école, deux formations, un laboratoire

Le LACTH, laboratoire de recherche de l’École Nationale d’Architecture et de Paysage de Lille (Ensapl), a été créé au cours de l’année 2005 par la fusion de deux équipes de recherche : AVH (Architecture, Ville, Histoire) et CEC (Conception et Enseignement de la Conception), instituées toutes deux en 1994 à l’initiative de Philippe Louguet et de Gérard Engrand et de plusieurs enseignants-chercheurs de l’école – dont Jean-Claude et Anne-Marie Burdèse, Richard Klein, Dominique Mons, Daniel Treiber, Guy Rumé et Frank Vermandel.

De 1994 à 2005, ces deux équipes, entretiennent des liens étroits, en raison de la participation active de leurs membres à la pédagogie de l’établissement et de leur implication collective dans des projets de recherche mettant en jeu des acteurs régionaux. Plusieurs ouvrages significatifs valorisant ces activités de recherche sont publiés pendant cette période.

Ces expériences sont à l’origine d’un projet réunissant les deux équipes, élaboré au cours de l’année 2000 : la création des Cahiers thématiques, périodique scientifique annuel de l’ENSAPL. L’ambition de cette publication était non seulement de mettre en commun les moyens d’action et de réflexion des enseignants chercheurs de Lille et de leurs partenaires scientifiques universitaires mais aussi de favoriser des croisements disciplinaires autour de thématiques communes et de susciter des partenariats élargis en développant les collaborations, tant à l’égard du milieu universitaire que des chercheurs issus des établissements d’enseignement supérieur français et étrangers.

De 2001 à 2005 paraissent 5 numéros dont la direction et la définition des thématiques sont confiées, tour à tour, à chaque équipe de recherche et dont les contenus reflètent et viennent nourrir les débats de la communauté scientifique : Discipline et visée disciplinaire (2001), La réception de l’architecture (2002), Pratiques du langage : arts, architecture, littérature (2003), Filiation(s) (2004) et Fiction théorique (2005). Cette activité éditoriale a instauré un réseau d’échanges avec plusieurs équipes de recherche en France et à l’étranger, tout en développant et confortant les relations avec les milieux universitaires nationaux et régionaux.
Les publications et recherches des deux équipes, les travaux liés aux Cahiers thématiques, l’organisation de colloques et plusieurs programmes de recherche permettent d’établir des relations dynamiques entre les problématiques développées par chacun. C’est progressivement que se sont dessinées et se confortent trois grandes lignes de questionnement fédératives liées à la conception architecturale, à l’histoire de l’architecture et au territoire.

Lors de sa création en 2005, le Lacth s’organise donc suivant trois axes de recherche – Conception, Territoire et Histoire – dans lesquels sont dès lors engagés de nouveaux programmes de recherche.

 

La réforme LMD et la formation Paysage

La fusion en 2005 des équipes AVH et CEC était fortement encouragée par deux évolutions administratives de l’école : d’une part, la restructuration de son cursus pédagogique, en application de la réforme LMD (Décret sur les études d’Architecture, 30 juin 2005) et, d’autre part, la création d’une formation en Paysage au sein de cette école qui, jusque-là connue sous le nom d’Ecole d’Architecture de Lille-Régions Nord deviendra l’École Nationale d’Architecture et de Paysage de Lille (Ensapl).

Au cours de l’année 2006-2007, en lien avec les membres du Lacth, la réforme pédagogique de l’Ensapl conforte structurellement la recherche et les filières de 2e et 3e cycles des deux formations Architecture et Paysage. Ainsi, le cycle de Master est construit à partir des domaines de recherche du laboratoire – conception, territoire, histoire -, constituant dès lors les domaines d’étude et d’approfondissement de la formation initiale. De même, sont institués des séminaires de recherche, liés aux axes de recherche et aux enseignants-chercheurs du laboratoire qui y dispensent leurs enseignements. D’autre part, pour le 3e cycle, l’école s’appuie clairement sur la mise en synergie des moyens intellectuels du Lacth ainsi que sur ses collaborations scientifiques déjà expérimentées par ses membres au sein de filières doctorales, notamment avec le Centre d’Etudes des Arts Contemporain (ED SHS, Université Lille 3), le laboratoire Territoire, Environnement, Ville, Société (ED SESAM, Université Lille 1). Dès la mise en place de la réforme LMD, le Lacth œuvre activement à la co/délivrance d’un doctorat en Architecture, (en application de l’Arrêté sur le doctorat en Architecture, 7 août 2006), cette délivrance sera effective suite à la création du PRES Lille-Nord-de-France (1er janvier 2009) qui permet la signature d’une convention d’association entre l’Ensapl et l’ED SHS (Lille 3, 29 juin 2009).

Cette organisation du LMD s’accompagne de l’accueil, à partir de 2007-2008, d’enseignants-chercheurs de la formation Paysage au sein du Lacth, ce qui réaffirme la dimension pluridisciplinaire du laboratoire. Afin d’améliorer la lisibilité de ses activités au sein de l’Ensapl, le Lacth opère au tournant de l’année 2010, deux modifications essentielles qui lui donne sa configuration actuelle : ses « axes de recherche » deviennent de « domaines de recherche » (à l’instar des domaines d’étude de la formation initiale en cycle de Master de l’établissement) ; un 4e domaine de recherche est constitué. Il contribue au 4e domaine d’étude du cycle de Master de l’ENSAPL : Matérialité, culture constructive, composante confortée en 2006 par l’inauguration de l’atelier « échelle 1 » (instrument d’expérimentation intégré au programme de l’extension de l’établissement).
C’est sur cette base structurelle qui fixe les relations étroites entre formation initiale et recherche dans le cadre du LMD à partir de quatre domaines de recherche que le laboratoire évolue et se développe depuis l’année universitaire 2012-2013.

Du Master au Doctorat

ans la logique de sa vocation d’établissement public d’enseignement supérieur, l’Ensapl a toujours accordé un rôle important à la recherche au sein de son projet pédagogique.

Elle a trouvé dans le cursus LMD une dynamique qui a permis d’associer structurellement et plus étroitement encore la recherche et les deux formations architecture et paysage. Ainsi, les quatre domaines de recherche du laboratoire — conception, territoire, histoire, matérialité — constituent les domaines d’étude et d’approfondissement du cycle de Master, dans lesquels sont dispensés des séminaires de recherche placés sous la direction des enseignants-chercheurs du laboratoire.

Suivi pendant deux semestres consécutifs par les étudiants des formations Architecture et Paysage, ces séminaires encouragent la poursuite des travaux au sein de filières de doctorat par la perspective d’une mention recherche, ouverte aux étudiants qui en font la demande et attribuée par un jury constitué d’experts scientifiques et universitaires (deux sessions de jurys, automne et printemps).

Les séminaires de recherche de Master sont les suivants :

> domaine Conception architecturale et approche de la complexité
Architecture, contemporanéité et complexité (F. Vermandel)
Conception et expérimentation architecturales, urbaines et paysagères (S. Bridoux-Michel & J.-Ch. Gérard)
Espaces publics, paysage, arts et anthropologie de l’espace (C. Grout & L. Bendahman)> domaine Territoires en mutation & situations métropolitaines
Architecture, Territoire, Paysage (C. Barrère)
Fabrique du paysage (D. Delbaere & S. Ehrman*)
> domaine Histoire, théories, projets
Histoire de l’architecture contemporaine (R. Klein & C. Bauer)
Archéologie du projet (É. Monin & C. Blain)
> domaine Matérialité, culture et pensée constructives
Matérialité et tectonique (A. Mastrorilli & G. His)

Au niveau du doctorat, l’étudiant aura le choix entre différentes écoles doctorales où les membres du laboratoire sont habilités à encadrer des thèses ou invités à un co-encadrement. L’encadrement des thèses est assuré par le Lacth, équipe d’accueil pour ses doctorants.

Outre les moyens matériels (locaux, équipements, documentation, etc.) et humains (secrétariat) qu’il leur offre, le laboratoire organise également, annuellement, un séminaire doctoral auquel sont associés les doctorants, et qui est validé dans le cadre de la formation doctorale.

Comportant chaque année six séances, il assure le suivi régulier de l’état d’avancement des thèses en cours et le maintien des doctorants dans une dynamique scientifique liée à leurs travaux. Chaque domaine de recherche a en charge une séance spécifique, le plus souvent structurée par la prise de parole d’un chercheur du Lacth, d’un chercheur invité et d’un doctorant. Une séance est consacrée à l’expression collective des doctorants.

L’organisation du séminaire doctoral, l’encadrement (direction, co-direction, tutelles et co-tutelles) des thèses et les échanges scientifiques sont assurés par les enseignants-chercheurs membres du laboratoire.

Ce séminaire, qui fait partie de la formation de 3e cycle, est ouvert à tous les partenaires scientifiques du laboratoire de même qu’aux étudiants de Master de l’Ensapl. Il offre ainsi une plateforme d’échanges et de confrontations des travaux de recherche passés et en cours.

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